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GRANUMOMES EOSINOPHILIQUES ORAUX, NASAUX ET CUTANES CHEZ LE RHINOCEROS NOIR (DICEROS BICORNIS): UNE LESION DISTINCTE DE LA DERMATITE NECROLYTIQUE SUPERFICIELLE.

Allan P. Pessier, D.V.M., Linda Munson, D.V.M., Ph.D., and R. Eric Miller, D.V.M. 

Résumé: Des lésions orales, nasales et cutanées ressemblant à des granulomes éosinophiliques (Egs) ont été observées chez huit rhinocéros noirs (Diceros bicornis) captifs. Des lésions orales ont été observées chez tous les animaux atteints, le plus souvent en arrière de la lèvre préhensile. L’anamnèse clinique typique des animaux affectés incluait des saignements oraux ou une épistaxis à partir de néoformations prolifératives multilobulées avec des zones d’ulcération. A l’examen histologique, les lésions étaient caractérisées par des infiltrats proéminents d’éosinophiles et de rares foyers de fibres de collagène dégénérés associés à une quantité marquée de néovaisseaux sous-muqueux ou dermiques. Une hyperplasie muqueuse ou épidermique était parfois aussi notée associée des lésions épithéliales dégénératives observées lors de la dermatopathie nécrolytique superficielle des rhinocéros noirs. Les lésions de granulomes éosinophiliques et de dermatopathie nécrolytique superficielle ont été interprétées comme se manifestant de façon concomitante dans ces cas. Les lésions granulomateuses se sont résolues en 30 jours à 7 mois ; elles sont réapparues chez trois animaux. Les lésions ont répondu à la corticothérapie ou à la cryothérapie locale à l’azote liquide.  Deux animaux traités par des corticoïdes par voie générale sont morts d’infections fongiques généralisées, ce qui renforce l’idée que les corticoïdes devraient être utilisés avec précaution chez les rhinocéros noirs.

Mots clés: Rhinocéros noirs, Diceros bicornis, granulome éosinophilique, dermatite nécrolytique superficielle, dermatopathie ulcérative.

35(1): 1–7 

LA REPONSE AU STRESS FACE A DES VARIATIONS ENVIRONNEMENTALES CHES DES GUEPARDS (ACINONYX JUBATUS) CAPTIFS

Amy Wells, D.V.M., M.P.V.M., Karen A. Terio, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Michael H. Ziccardi, D.V.M., Ph.D., and Linda Munson, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P.

Résumé: La population captive Nord Américaine de guépards (Acinonyx jubatus) n’arrive pas à se maintenir seule en raison d’une prévalence élevée de maladies inhabituelles et d’un faible taux de reproduction. Les guépards sont régulièrement échangés entre les zoos dans un but de reproduction pour maintenir une diversité génétique au sein de la population captive et les mouvements peuvent exacerber l’infertilité et les maladies. Les corticoïdes fécaux ont été analysés par radioimmunoassay pour mesurer la réponse au stress des guépards associé à ces mouvements. Les échantillons de fèces ont été collectés sur 15 guépards 14 jours avant un mouvement et au moins 30 jours après. Pour chacun des guépards, les concentrations en corticoïdes des fèces avant mouvement ont été utilisées pour déterminer  un taux basal et ont ensuite été comparées aux variations des concentrations après mouvement. En général, les concentrations en corticoïdes après mouvement ont soit augmenté (n = 8), soit n’ont pas changé (n = 2), soit ont diminué (n = 5). Bien que des différences individuelles soient visibles, les concentrations en corticoïdes ont augmenté chez la plupart des animaux qui ont bougé tout en étant exhibé et ont diminué chez ceux qui n’ont pas été exhibés. Le premier groupe avait 18 fois plus de risques d’avoir des taux de corticoïdes élevés (+ de deux écarts-types par rapport au taux basal) pour 30 jours après mouvement que le deuxième groupe. De plus, une plus grande variation journalière est observée chez les animaux bougés tout en étant exhibés. En général, les animaux avec des concentrations basales initiales en corticoïdes basses répondent plus fortement après mouvement que les guépards avec des taux de base élevés. Ces résultats indiquent que quelques guépards ont une réponse prolongée au stress quand ils sont bougés entre les zoos, et la magnitude et le caractère de cette réponse sont influencés par l’environnement dans lequel ils sont exhibés.

Mots clés: Acinonyx jubatus, guépard, corticoïdes, stéroïdes fécaux, mouvement, stress. 

35(1): 8–14

TRAITMENT A L’OMEPRAZOLE, AU METRONIDAZOLE, ET A L’AMOXICILLINE CHEZ DES GUEPARDS SUD AFRICAINS (ACINONYX JUBATUS) CAPTIFS SOUFFRANT D’UNE GASTRITE PAR INFECTION A DES BACTERIES SPIRALEES.

Emily Lane, B.V.Sc, Dipl. A.C.V.P., Remo Lobetti, B.V.Sc., Dipl. E.C.V.I.M. (Internal Medicine), and Richard Burroughs, B.Sc., B.V.Sc.

Résumé: Six guépards (Acinonyx jubatus) captifs avec une gastrite sévère diagnostiquée par endoscopie et histopathologie ont été traités avec de l’oméprazole, du métronidazole, et de l’amoxicilline pendant 3 semaines. Les biopsies par endoscopie ont été effectuées avant le traitement, immédiatement après, et 3, 7 et 19 mois après. L’aspect macroscopique de l’estomac, la sévérité histologique de l’inflammation gastrique et la présence ou non de bactéries spiralées ont été notés. Les bactéries spiralées étaient absentes sur section histologique juste après le traitement mais ont été observées de nouveau 3 mois après le traitement. La sévérité de la gastrite a largement fluctué pendant l’essai, mais s’est améliorée chez 5 des 6 guépards après trois mois de traitement. 19 mois après le traitement, cette sévérité est redevenue quasiment identique à celle notée avant le traitement. Le traitement à base d’oméprazole, d’amoxicilline et de métronidazole a été associé à une amélioration temporaire de la sévérité de l’inflammation et de sa distribution chez quelques-uns des guépards, ce qui suggère que le traitement doit être mis en place dès qu’une inflammation gastrique sévère a été diagnostiquée.

Mots cléss: Guépard, Acinonyx jubatus, Helicobacter, tri- thérapie, gastrite. 

35(1): 15–19

MANIFESTATIONS PHYSIOLOGIQUES DU STRESS CHEZ DES SINGES AFRICAINS VERTS (CERCOPITHECUS AETHIOPS) MALES

Mbaruk A. Suleman, B.V.M., Ph.D., Emmanuel Wango, B.V.M., Ph.D., Robert M. Sapolsky, B.Sc., Ph.D., Hesbon Odongo, Dipl. H.N., and Jann Hau, M.D., Ph.D.

Résumé: Les poids des surrénales, les lésions de la muqueuse stomacale et les taux sériques de cortisol et de prolactine mesurés le matin ont été notés chez 15 singes verts Africains (Cercopithecus aethiops)  juvéniles et adultes, qui ont été tués par des chasseurs, euthanasiés après 24 heures de captivité ou après 45 jours de captivité et soumis à des échantillonnages réguliers de sang. Les taux hormonaux ont été mesurés, en plus, chez 7 mâles qui étaient en captivité depuis 7 mois. Les concentrations sériques moyennes en cortisol étaient significativement plus basses chez les singes vivant en liberté que chez ceux qui avaient passé un jour en captivité. Les concentrations en cortisol étaient significativement plus élevées chez les animaux ayant passé un jour en captivité que chez ceux y ayant passé 18 et 26 jours. Les concentrations en cortisol étaient aussi significativement plus élevées chez les animaux après 18 jours de captivité que chez les animaux captifs de 7 mois et habitués au laboratoire. La concentration moyenne en prolactine était significativement plus basse chez les animaux sauvages au jour 2 après capture, et les taux ont progressivement augmenté jusqu’à 45 jours de captivité, et se trouvaient être les plus élevés chez les animaux captifs depuis 7 mois.

Mots clés: Prolactine, hormone, cortisol, Cercopithecus aethiops, singe vert Africain, stress. 

35(1): 20–24

PREVALENCE DE MYCOPLASMA AGASSIZII ET DE L’HERPESVIRUS CHELONIEN CHEZ DES TORTUES (TESTUDO SP.) CAPTIVES AU ROYAUME-UNI.

Jorge F. Soares, Dr.Med.Vet., M.Sc., Victoria J. Chalker, B.Sc., Ph.D., Kerstin Erles, Dr.Med.Vet., Sonya Holtby, B.Vet.Med., Michael Waters, B.Vet.Sc., M.Sc., and Stuart McArthur, B.Vet.Med.

Résumé: Pendant les mois d’Avril à Août en 1999 et 2002, des prélèvements oraux ont été collectés sur 146 tortues (Testudo sp.) dans des collections privées au Royaume-Uni et testés par polymerase chain reaction (PCR) pour la présence de Mycoplasma agassizii et de l’herpesvirus chélonien (ChHV). La présence de M. agassizii a été confirmée par PCR. Un fragment de 307 paires de base du gène homologue ChHV UL5 a été séquencé et se trouve avoir des similarités avec l’herpesvirus équin de type 1. Une prévalence de 15.8 et de 8.2% a été établie respectivement pour M. agassizii et le ChHV. La comparaison du portage de M. agassizii et du ChHV chez différentes espèces de tortues a associé la présence de M. agassizii à Testudo horsfieldii et celle du ChHV à Testudo marginata et Testudo graeca iberia. Le ChHV a aussi été relié à une stomatite. Par ailleurs, des infections mixtes avec les agents ont été mises en évidence. Des données plus poussées démontrent l’association tortue-pathogène et la transmission croisée de ces infections lorsque différentes espèces de tortues sont logées ensemble.

Mots clés: Mycoplasma agassizii, herpesvirus chélonien, tortues, Testudo sp. 

35(1): 25–33

CONCENTRATIONS SERIQUES EN LIPIDES CHEZ SIX CANIDES ET QUATRE URSIDES DANS QUATRE ZOOS.

Susan D. Crissey, Ph.D. (deceased), Kimberly D. Ange, M.S., Kerri A. Slifka, M.S., William Sadler, Ph.D., Stephen Kahn, M.D., and Ann M. Ward, M.S.

Résumé: Les taux sériques en lipides ont été mesurés chez des canidés et des ursidés captifs sains et les valeurs ont été comparées avec les données disponibles dans la littérature. Ces taux sériques ont été évalués sur des échantillons sanguins collectés sur huit lycaons (Lycaon pictus), trois renards arctiques (Alopex lagopus), neuf loups gris (Canis lupus), quatre loups à crinière (Chrysocyon brachyurus), deux loups Mexicains (Canis lupus baleiyi), neufs loups roux (Canis rufus), deux ours bruns (Ursus arctos), six ours polaires (Ursus maritimus), six ours à lunettes (Tremarctos ornatus), et cinq ours Malaisiens (Ursus malayanus). Lex taux de cholestérol total, des triacylglycérides, du cholestérol HDL et du cholestérol LDL ont été analysés dans ces échantillons. Bien que les résultats montrent une grande variation entre les espèces, les taux de lipides circulants semblent particulièrement élevés, parfois extrêmement élevés notamment chez les ours à lunettes, les ours polaires, les ours Malaisiens et les loups à crinière par rapport à toutes les autres espèces échantillonnées. Cette étude fournit des données essentielles permettant de comparer les taux sériques de lipides chez des animaux apparemment en bonne santé, et montre l’intérêt d’effectuer une étude sur les effets de la nourriture sur des taux de lipides circulants.

Mots clés: Canidés, cholestérol HDL, cholestérol LDL, lipides, triacylglycérides, ursidés. 

35(1): 34–39

EVALUATION CLINIQUE DU CHELATEUR DE FER, LE DEFERIPRONE ORAL POUR UN EVENTUEL TRAITEMENT DE LA SURCHARGE EN FER CHEZ LES OISEAUX.

Douglas P. Whiteside, D.V.M., D.V.Sc., Ian K. Barker, D.V.M., Ph.D., Kay G. Mehren, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Robert M. Jacobs, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., and Peter D. Conlon, D.V.M., Ph.D.

Résumé: L’utilisation clinique des chélateurs de fer oraux pour le traitement de la surcharge ferrique chez les oiseaux requiert une évaluation. Dans cette étude, l’efficacité du chélateur ferrique, le défériprone, dans la réduction des stocks de fer, leurs effets sur les paramètres hématologiques, biochimiques et les taux plasmatiques de Fer et sa toxicité potentielle lors d’un traitement de 30 jours ont été explorés dans un environnement contrôlé et en utilisant deux espèces modèles, le poulet de chair (Gallus gallus f. domestica) et le pigeon biset (Columba livia). La seconde phase de l’étude a étudié l’élimination du fer associé au défériprone dans les excréta. Le défériprone, administré par voie orale à la dose de 50 mg/kg deux fois par jour aux oiseaux qui avaient une surcharge expérimentale en Fer a réduit de façon significative les concentrations hépatiques en Fer par rapport aux taux ferriques chez les contrôles ayan ou non des surcharges en Fer. Il n’y avait pas d’altérations significatives des paramètres hématologiques et biochimiques, bien que la saturation en transferrine ait diminué.  Les effets secondaires de la prise de défériprone sont une perte de poids et une diminution significative des concentrations plasmatiques en zinc. Aucune mortalité n’a été observée chez les pigeons, mais trois morts ont été rapportés parmi les poulets avec une surcharge ferrique et faisant partie du groupe traité au défériprone, mortalité probablement liée à une réduction aiguë du fer requis pour les processus enzymatiques normaux. Il n’a pas été noté de lésions histologiques associées au traitement au défériprone. Le traitement au défériprone a entraîné une augmentation dose-dépendante du fer dans les excréta aux doses de 50 et 75 mg/kg une fois par jour par voie orale chez les deux espèces. Le défériprone est un chélateur du fer actif par voie orale prometteur dans le traitement de la surcharge ferrique chez les oiseaux, bien que ses effets secondaires potentiels soient à prendre en considération.

Mots clés: Défériprone, chélateur du fer, poulet de chair, Gallus gallus f. domestica, pigeon biset, Columba livia, maladies de stockage du fer. 

35(1): 40–49

TROIS NOUVEAUX HERPESVIRUS ASSOCIES A UNE STOMATITE CHEZ DES LEZARDS PLAQUES DU SOUDAN (GERRHOSAURUS MAJOR) ET UN LEZARD EPINEUX A LIGNES NOIRES (GERRHOSAURUS NIGROLINEATUS)

James F. X. Wellehan, D.V.M., M.S., Donald K. Nichols, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., Ling-ling Li, M.S., and Vivek Kapur, B.V.Sc., M.Sc., Ph.D.

Résumé: Une stomatite localisée à la glotte a été observée chez un lézard plaqué du Soudan (Gerrhosaurus major) souffrant d’une dyspnée sévère. Après autopsie et examen histopathologique, des corps d’inclusions intranucléaires ont été notés dans l’épithélium lingual périglottique. Une stomatite labiale a été notée chez un second lézard plaqué et un lézard épineux à lignes noires (G. nigrolineatus). Le séquençage des nucléotides (avec comme primer herpesvirus) des produits de la PCR ont montré que la séquence pour chaque lézard était unique. Les analyses phylogénétiques et comparatives des séquences suggèrent que ces virus sont des nouveaux membres de la sous-famille des Alphaherpesvirinae, et sont appelés herpesvirus gerrhosauridés 1–3. Les résultats de nos analyses suggèrent que le genre Gerrhosaurus peut être infecté par ces nouveaux herpesvirus.

Mots clés: Gerrhosaurus major, Gerrhosaurus nigrolineatus, herpes, stomatite, virus, lézard plaqué. 

35(1): 50–54

VACCINATION DE CHAUVE-SOURIS FRUGIVORES EGYPTIENNES (ROUSETTUS AEGYPTIACUS) AVEC UN VACCIN ANTI-RABIQUE MONOVALENT INACTIVE.

Christina Peters, D.V.M., Ramiro Isaza, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M., Darryl J. Heard, B.V.M.S., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., Rolan D. Davis, M.S., Susan M. Moore, M.T.(A.S.C.P.)S.B.B., and Deborah J. Briggs, M.S., Ph.D.

Résumé: Vingt-six chauves-souris Egyptiennes (Rousettus aegyptiacus) adultes ont été testées pour la présence des anticorps neutralisants du virus rabique (RVNA) en utilisant un test rapide d’inhibition par fluorescence avant et après vaccination. Les chauves-souris ont été réparties au hasard en trois groupes: les animaux du groupe A (n = 10) ont reçu chacun une dose de 0,1 ml de vaccin anti-rabique monovalent inactivé, ceux du groupe B (n = 10) ont reçu deux doses de 0,1 ml à 30 jours d’intervalle, et ceux du groupe C (n = 6) n’ont pas été vaccinés. Le plasma a été collecté sur toutes les chauves-souris avant la vaccination, et 14, 30, 60, et 360 jours après la vaccination. Toutes les chauves-souris étaient séronégatives avant la vaccination, et toutes celles qui n’ont pas été vaccinées sont restées séronégatives tout au long de l’étude. Les titres de neutralisation du virus rabique sont restés au-dessous de 0.5 IU/ml entre les jours 30 et 360 pour les deux groupes vaccinés. Le groupe B avaient des taux significativement plus élevés au jour 60. Cette étude a démontré une réponse immune humorale mesurable après la vaccination avec un vaccin anti-rabique inactivé, avec deux doses produisant un taux plus élevé de RVNA. Cette étude confirme la faisabilité d’un programme de vaccination anti-rabique pour les chauves-souris frugivores égyptiennes.

Mots clés: Chauve-souris frugivore Egyptienne, Rousettus aegyptiacus, rage, vaccination, anticorps neutralisant le virus rabique. 

35(1): 55–59

RECHERCHE D’HAEMOPROTEUS SPP., TRICHOMONAS GALLINAE, CHLAMYDOPHILA PSITTACI, ET SALMONELLA SPP. CHEZ LES COLOMBIFORMES DES ILES GALAPAGOS.

Luis R. Padilla, D.V.M., Diego Santiago-Alarcon, B. S., Jane Merkel, L.V.T., R. Eric Miller, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and Patricia G. Parker, Ph.D.

Résumé: Des tourterelles endémiques des Galápagos (Zenaida galapagoensis) libres et des pigeons bisets introduits (Columba livia) ont été prélevés sur plusieurs îles de l’archipel des Galápagos pour établir une prévalence de la présence des hémoparasites, de Trichomonas gallinae, de Chlamydophila psittaci, et de Salmonella sp. Un Haemoproteus sp., le seul hémoparasite identifié, a été trouvé chez 89% des tourterelles de Galápagos échantillonnées mais pas chez les pigeons bisets. Trichomonas gallinae a été détecté par polymerase chain reaction chez 44% des pigeons bisets de San Cristobal mais chez aucune des tourterelles des Galápagos. Chlamydophila psittaci a été détecté au niveau des échantillons cloacaux chez 6% des tourterelles des Galápagos mais chez aucune des pigeons bisets échantillonnés. Tous les cas positifs à C. psittaci ont eu lieu sur Española, où la prévalence d’échantillonnage était de 24%. Un test Salmonella par polymerase chain reaction n’a pas réussi à mettre en évidence cet organisme chez l’ensemble des oiseaux échantillonnés.

Mots clés: Columba livia, Zenaida galapagoensis, Chlamydophila psittaci, Trichomonas gallinae, Haemoproteus sp., Iles Galápagos. 

35(1): 60–64

ANESTHESIE REVERSIBLE D’OTARIES DE CALIFORNIE (ZALOPHUS CALIFORNIANUS) CAPTIVES A L’AIDE DE MEDETOMIDINE, MIDAZOLAM, BUTORPHANOL, ET ISOFLURANE

Lucy H. Spelman, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M.

Résumé: Deux otaries de Californie (Zalophus californianus) adultes ont été anesthésiées 13 fois avec de la  médétomidine (0.010–0.013 mg/kg), du midazolam (0.2–0.26 mg/kg), et du butorphanol (0.2–0.4 mg/kg) par injection intramusculaire directement ou par à l’aide d’une canne à injection. Pour chaque anesthésie, de l’atropine (0.02 mg/kg, i.m.) a été administrée 6 à 20 min après les injections initiales, et l’administration d’oxygène par masque facial ou par insufflation nasale a commencé au même moment. Une anesthésie légère a été induite en 8 à 22 min et a duré 13 à 78 min. Pendant huit de ces procédures, de l’isoflurane (0.5–2.0%) a été administré par masque ou par tube endotrachéal pour 30 à 120 min supplémentaires pour faciliter des interventions plus longues ou des chirurgies. L’anesthésie a été antagonisée par de l’atipamézole (0.05–0.06 mg/kg) et du naltrexone (0.1 mg/kg) lors de sept des procédures, avec en plus du flumazénile (0.0002–0.002 mg/kg) lors de six d’entre elles. Les antagonistes ont été administrés par  injection intramusculaire 42–149 min après l’administration des agents inducteurs. Toutes les otaries se sont réveillées d’une sédation modérée dans les 4 à 17 minutes après l’administration des antagonistes.

Mots clés: Zalophus californianus, anesthésie, médétomidine, midazolam, butorphanol. 

35(1): 65–69

CONTROLE DU MUSTH CHEZ DES ELEPHANTS ASIATIQUES (ELEPHAS MAXIMUS) MALES A L’AIDE D’ACETATE DE LEUPROLIDE.

Claudio A. de Oliveira, D.V.M., Ph.D., Gary D. West, D.V.M., Richard Houck, D.V.M., and Michelle Leblanc, D.V.M.

Résumé: Les résultats de l’administration sur du long terme d’acétate de leuprolide (LA) chez un mâle éléphant d’Asie (Elephas maximus) âgé de 52 ans pour contrôler le musth sont ici présentés. Douze injections ont été effectuées pendant 6 ans pendant ce que nous avons interprété comme un musth précoce ou pré-musth. Les intervalles entre les périodes de rut pendant l’étude a varié entre 2 et 34 mois. Les échantillons sanguins, prélevés chaque semaine, ont été utilisés pour déterminer les concentrations sériques de testostérone; les taux moyens étaient 11.78 ± 1.97 nmol/L pendant les 26 premiers mois de l’étude,   7.28 ± 1.28 nmol/L pendant les 21 mois qui ont suivi, et 0.45 ± 0.035 nmol/L pendant les 34 derniers mois. Les signes précoces de musth ont cessé dans les 3 jours qui ont suivi l’administration du médicament après 10 des 12 injections.  Les concentrations sériques moyennes de testostérone ont diminué de manière significative pendant les 34 derniers mois de l’étude. Les résultats suggèrent que le leuprolide est une solution alternative efficace pour le contrôle et la prévention (ou les deux) du musth chez les éléphants d’Asie captifs bien que non totalement efficace sur certains en ce qui concerne la reproduction pure. Les zoos et les institutions de conservation de la faune sauvage pourraient bénéficier de l’utilisation du leuprolide chez les éléphants d’Asie pour augmenter la disponibilité des mâles en captivité, et donc maintenir une diversité génétique et la perpétuation de l’espèce.

Mots clés: Eléphant d’Asie, Elephas maximum, musth, testostérone, acétate de leuprolide, analogue du GnRH. 

35(1): 70–76

REPARATION D’UNE FRACTURE DU TIBIOTARSE CHEZ UN PYGARGUE A TETE BLANCHE (HALIAEETUS LEUCOCEPHALUS) A L’AIDE D’UN CLOU CENTROMEDULLAIRE VEROUILLE.

Simon Hollamby, B.V.Sc., M.S., Loic M. Dejardin, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.V.S., James G. Sikarskie, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M., and Jennifer Haeger, D.V.M.

Résumé: Un pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus) âgé de 14 ans et pesant 5.13 kg a été heurté par une voiture et présenté au Michigan State University Small Animal Clinic avec une fracture du tibiotarse gauche, ouverte, comminutive, transverse de type Windquist-Hansen II. La fracture a été réduite et la fixation obtenue avec un clou centromédullaire verrouillé de 4.7-mm de diamètre et 112-mm de long, dont le verrouillage a été assuré par une seule vis transcorticale de 2 mm de diamètre dans l’about osseux proximal comme dans l’about distal. L’oiseau a été pesé alors qu’il portrait son bandage 48 heures après l’intervention chirurgicale. Les radiographies réalisées 4 semaines plus tard ont démontré la présence d’un cal osseux pontant au niveau de trios cortex sur quatre. L’oiseau a été relâché après 5 mois de rehabilitation.

Mots clés: Clou centromédullaire verouillé, pygargue à tête blanche, Haliaeetus leucocephalus, réhabilitation. 

35(1): 77–81

CYSTADENOME THYROIDIEN, GOITRE COLLOIDIEN, ET HYPOTHYROIDIE CHEZ UN OURS NOIR AMERICAIN (URSUS AMERICANUS)

Timothy N. Storms, D.V.M., Shelley L. Beazley, D.V.M., Juergen Schumacher, Dr. Med. Vet., Dipl. A.C.Z.M., and Edward C. Ramsay, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M.

Résumé: Un ours noir américain (Ursus americanus) femelle captive, âgée de 14 ans et pesant 178 kg, a été vue pour léthargie, dysorexie, obésité, et alopécie. La numération-formule et une biochimie sanguine complète n’ont pas révélé d’anomalies. En se fondant sur le taux sérique de thyroxine totale (T4), le taux de T4 libre et les concentrations de TSH canine, en utilisant les essais validés pour les chiens domestiques, une hypothyroïdie a été diagnostiquée, et un traitement avec de la lévothyroxine (0.022 mg/kg p.o. deux fois par jour) a été commencée. Le pelage, le poids et le niveau d’activité ont été améliorés en moins de 30 jours. La dose de  lévothyroxine a été diminuée par deux (à 0.018 mg/kg p.o. deux fois par jour et par la suite à 0.011 mg/kg p.o. deux fois par jour) pendant la durée du traitement en fonction des concentrations en T4 sérique et en f T4ED. Après l’euthanasie pour une fatigabilité réfractaire sévère, l’examen post-mortel a démontré une augmentation de taille bilatérale des lobes thyroïdiens et une cavité kystique remplie d’un fluide au sein du lobe droit. A l’examen histologique, un goitre colloïdien est observé sur les deux lobes et un cystadénome folliculaire a remplacé le tiers du pôle crânial du lobe droit. Le goitre et le cystadénome a probablement contribué à l’hypothyroïdie chez cet ours, et f T4ED a été un indicateur plus sensible de l’hypothyroïdie que la T4. Le dosage recommandé en canine pour la lévothyroxine est peut être trop élevé pour le traitement de l’hypothyroïdie chez les ours noirs Américains : 0.011 mg/kg p.o. deux fois par jour peut être un dosage approprié.

Mots clés: Hypothyroïdie, goitre, ours noir Américain, Ursus americanus, lévothyroxine, T4 libre. 

35(1); 82–87

UNE BACTERIE PASTEURELLA-LIKE ASSOCIEE A UNE PNEUMONIE CHEZ DES MEGACHIROPTERES CAPTIFS.

Kelly E. Helmick, M.S., D.V.M., Darryl J. Heard, B.V.M.S., Ph.D., Lauren Richey, D.V.M., Mitch Finnegan, D.V.M., Georgeann A. Ellis, B.S., S.M. (ASCP), An Nguyen, B.S., Linda Tucker, M.S., and Robbin S. Weyant, Ph.D.

Résumé: Un nouvel organisme Pasteurella-like a été démontré en post-mortem à partir de tissu pulmonaire chez deux chauves-souris frugivores  Epomophores de Wahlberg (Epomophorus wahlbergi), avec une pneumonie unilatérale sévère. Les chauves-souris ont été récemment transportées par bateau et sont mortes peu de temps après une quarantaine de 30 jours. L’une d’entre elles a montré des signes cliniques d’anorexie et de léthargie avant de mourir; l’autre est morte sans signes cliniques préalables. Le même organisme Pasteurella-like a été trouvé en ante-mortem dans des abcès sous-cutanés chez deux chauves-souris renards-volants (Pteropus pumilus) vivant avec d’autres E. wahlbergi. L’organisme a été cultivé à partir d’un lavage trachéal effectué chez une roussette de Malaisie (Pteropus vampyrus) et une autre E. wahlbergi, souffrant toutes deux d’une pneumonie. Les deux isolats sont similaires d’un point de vue morphologique et biochimique aux isolats initiaux et sont caractérisés comme des organismes du genre Pasteurella ou du genre Actinobacillus sur la base des profils biochimiques et d’acides gras cellulaires. Un screening de la collection actuelle à partir de prélèvements pharyngés a permis d’isoler l’organisme à partir de 12 des 15 E. wahlbergi, de deux des trois P. vampyrus, un des 26 petits renards-volants (Pteropus hypomelanus), et une des neuf chauves-souris frugivores Rodrigues (Pteropus rodricensis). L’organisme a été identifié dans des cultures du pharynx chez huit chauves-souris géantes d’Inde (Pteropus giganteus), neuf chauves-souris Egyptiennes (Rousettus aegypticus), ou 16 P. pumilus supplémentaires.

Mots clés: Epomophores de Wahlberg, Epomophorus wahlbergi, Chiroptères, bactéries, pneumonie, organisme Pasteurella-like. 

35(1): 88–93

UNE EPIDEMIE DE CHLAMYDIOSE CHEZ DES PERROQUETS AMAZONES A FRONT BLEU (AMAZONA AESTIVA) AU BRESIL.

Tânia de Freitas Raso, D.V.M., Sílvia Nery Godoy, D.V.M., Liliane Milanelo, D.V.M., Cláudia Almeida Igayara de Souza, D.V.M., Eliana Reiko Matuschima, D.V.M., Ph.D., João Pessoa Araújo, Jr., D.V.M., Ph.D., and Aramis Augusto Pinto, D.V.M., Ph.D.

Résumé: Cinquante huit perroquets amazones à front bleu (Amazona aestiva) au nid, provenant du commerce illégal, sont devenus malades au centre de réhabilitation pour la faune sauvage de l’état de São Paulo au Brésil. Les signes cliniques observés n’étaient pas spécifiques, et le taux de mortalité était de 96.5% malgré un  traitement initial à base de norfloxacine. Des examens post-mortem ont été effectués sur 10 oiseaux. Des frottis de foie et de rate ont suggéré la présence de Chlamydophila psittaci dans quatre cas. Le diagnostic a été confirmé par PCR sur les échantillons tissulaires. D’autres oiseaux provenant du même endroit n’ont pas montré de signes cliniques de la maladie, bien que des taux élevés (par fixation du complément) de C. psittaci aient été détectés chez 10 psittacidés adultes. Tous les oiseaux de l’établissement ont été traités avec de la doxycycline. Les deux jeunes au nid survivants n’ont pas guéri après deux semaines de traitement à la doxycycline ; ils ont du être euthanasiés. Le taux élevé de mortalité observé lors de cette épidémie a été attribué aux mauvaises conditions de détention et au délai entre le diagnostic et le traitement. Après le diagnostic, de réelles mesures de contrôle de la chlamydiose ont été mises en place.

Mots clés: Perroquet Amazone à front bleu, Amazona aestiva, chlamydiose, Chlamydophila psittaci, Brésil. 

NEUROPATHIE ET DILUTION MELANIQUE DES PLUMES CONGENITALES CHEZ DES AUTOURS DES PALOMBES (ACCIPITER GENTILIS) AU NID ET VIVANT EN ZONE URBAINE

Christian Rutz, Dipl.-Biol., Axel Zinke, D.V.M., Thomas Bartels, Priv.-Doz., Cr.rer.nat., and Peter Wohlsein, D.V.M.

Résumé: Un couple d’autours des palombes (Accipiter gentilis) vivant dans le centre de la ville d’Hambourg en Allemagne A élevé 12 jeunes sains et 5 jeunes « anormaux » entre 1996 et 2000. Les jeunes « anormaux » au nid  (trois mâles et deux femelles) avaient un plumage bleu argenté pâle et montraient des troubles locomoteurs sévères.  L’examen histopathologique a montré des lésions caractérisées par des mélanocytes adendritiques au niveau des plumes et une dégénérescence modérée de la substance blanche du cervelet.  Les résultats épidémiologiques ont suggéré un trouble autosomal récessif héréditaire, qui a pour origine probable une consanguinité marquée dans la population urbaine de Hambourg d’autours des palombes.

Mots clés: Autour des palombes, Accipiter gentilis, mélanocytes adendritiques, neuropathie congénitale, maladie héréditaire, dépression de consanguinité. 

35(1): 97–103

UNE TECHNIQUE DE VASECTOMIE CHEZ LES CHAUVES-SOURIS EGYPTIENNES (ROUSETTUS AEGYPTIACUS)

Maud Lafortune, D.M.V., M.Sc., Sherman O. Canapp, Jr., D.V.M., M.S., Dipl. A.C.V.S., Darryl Heard, B.V.M.S., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., and Lisa L. Farina, D.V.M.

Résumé: Les chauves-souris se reproduisent bien en captivité et des techniques de contraception sont devenues nécessaires. Lors d’essais initiaux de vasectomie par une approche pré-scrotale, l’identification du mesoductus deferens s’était révélée difficile. La technique décrite ici utilise une approche scrotale avec extériorisation des testicules, suivie de l’identification et une ligature de mesoductus deferens. Neuf chauves-souris égyptiennes (Rousettus aegyptiacus) ont subi une vasectomie pour cette étude. Aucune complication post-opératoire n’a été observée  (n = 18 testicules), mais quelques testicules (5/18, 27%), qui étaient précédemment mobiles entre le scrotum et la cavité abdominale étaient toujours adhérents au sac scrotal 14 mois après l’intervention. Cette technique semble sûre, est rapide et relativement facile à effectuer.

Mots clés: Vasectomie, chirurgie de la reproduction, Rousettus aegyptiacus, chauves-souris frugivores égyptiennes, contraception. 

35(1): 104–106

FIBROSARCOME DE LA POCHE VENTRALE CHEZ UN HIPPOCAMPE RAYE (HIPPOCAMPUS ERECTUS) ELEVE EN AQUARIUM

Scott Willens, D.V.M., J. Lawrence Dunn, V.M.D., and Salvatore Frasca, Jr., V.M.D., Ph.D., Dipl. A.C.V.P.

Résumé: Un hippocampe rayé (Hippocampus erectus) mâle adulte,captif a été examiné pour perte de poids, anorexie et distension de la poche ventrale ou marsupium. Les premiers traitements ont inclus une manipulation de la poche de gestation incluant des flushs de solution saline et des infusions d’enrofloxacine. Des radiographies et un examen physique ont montré une néoformation nodulaire de la paroi de la poche de gestation. La masse a été excisée mais l’hippocampe est décédé. Les examens nécropsique et histopathologique ont montré une tumeur maligne de nature mésenchymateuse avec un stroma collagénique. Un fibrosarcome de la poche de gestation a ainsi été diagnostiqué.

Mots clés: Poche de gestation, fibrosarcome, Hippocampus erectus, hippocampe, tumeur. 

35(1): 107–109

PHACOFRAGMENTATION BILATERALE IN CHEZ UNE OTARIE A FOURRURE DE NOUVELLE ZELANDE (ARCTOCEPHALUS FORSTERI)

Julie A. Barnes, B.V.Sc., M.Sc., and Jeffrey S. Smith, B.V.Sc., F.A.C.V.Sc., Dipl. A.C.V.O.

Résumé: Un examen ophtalmologique réalisé sous anesthésie sur une otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande (Arctocephalus forsteri), mâle, âgé de 5 ans, et souffrant d’une réduction de la capacité visuelle a mis en évidence une cataracte bilatérale. L’extraction chirurgicale des cristallins a été effectuée par phacofragmentation. Une mydriase pré-opératoire n’a pas pu être réalisée à l’aide des agents mydriatiques topiques courants. De l’épinéphrine à 1:10,000 injectée dans la chambre antérieure en per-opératoire a produit une dilatation pupillaire minime, mais une excellente dilatation a été réalisée avec de l’épinéphrine à 1:1,000. L’uvéite post-opératoire a été contrôlée par de la prednisolone par voie orale. Les complications postopératoires ont été un oedème cornéen généralisé qui a duré 1 semaine et une ulcération de la cornée à cause des sutures de la canthotomie latérale. La vision a été retrouvée sur les deux yeux.

Mots clés: Otarie à fourrure, Arctocephalus forsteri, cataracte, phacofragmentation, pinnipède. 

35(1): 110–112

TOXOPLASMOSE SYSTEMIQUE CHEZ UN CASTOR CANADIEN (CASTOR CANADENSI) AGE DE 5 MOIS

María J. Forzán, M.V.Z., M.Sc., and Salvatore Frasca, Jr., V.M.D., Ph.D., Dipl. A.C.V.P.

Résumé: Un castor canadien, Castor canadensis, âgé de 5 mois et orphelin, est mort d’une toxoplasmose systémique sévère pendant sa réhabilitation. Les lésions histologiques étaient une encéphalite lymphohistiocytaire, une myocardite, et une pneumonie interstitielle avec des cellules multinucléées. Des kystes intra-cytoplasmiques contenant des tachyzoïtes et des bradyzoïtes identifiés comme étant Toxoplasma gondii par immunohistochimie ont été notés au sein des macrophages, des pneumocytes de type II et des cellules endothéliales. Un examen immunohistochimique à l’aide d’un anticorps polyclonal anti-morbillivirus et la microscopie électronique sur des prélèvements de poumons n’ont pas mis en évidence de coïnfection par un paramyxovirus, couramment observée chez les carnivores lors de toxoplasmose. La toxoplasmose peut toucher les jeunes castors en réhabilitation et dans des parcs zoologiques.

Mots clés: Castor canadien, Castor canadensis, encéphalite, myocardite, pneumonie, Toxoplasma gondii. 

35(1): 113–115

EVALUATION DE L’IMAGERIE PAR ULTRASONS COMME METHODE NON INVASIVE DE L’EPAISSEUR DU GRAS SOUS-CUTANE CHEZ LES PINNIPEDES

Jo-Ann E. Mellish, Ph.D., Pamela A. Tuomi, D.V.M., and Markus Horning, Ph.D.

Résumé: L’échographie portable a été utilisée comme une méthode non invasive d’examen de la peau dont l’épaisseur de blubber chez des otaries de Steller (Eumetopias jubatus) subadultes captifs et des phoques communs (Phoca vitulina).adultes. Cette méthode a été validée en la comparant avec des biopsies du blubber. Les images données par ultrasons ont fourni des mesures de profondeur identiques à 99.8% aux mesures réelles. Cette méthode a donné des images nettes de l’épiderme, du derme et de la couche de blubber qui peuvent être rapidement obtenues avec des contraintes minimes et a permis une différenciation entre les structures du blubber des phocidés et des otariidés.

Mots clés: Pinnipèdes, blubber, ultrasons, Eumetopias jubatus, Phoca vitulina.

35(1): 116–118

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