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Effets cliniques et concentrations plasmatiques d’une administration transmucosale de Fentanyl chez trois espèces de singes anthropoïdes.

 

Robert P. Hunter, M.S., Ph.D., Ramiro Isaza, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M., James W. Carpenter, M.S., D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and David E. Koch, M.S.

Pages 162-166

                Résumé: Le Fentanyl est autorisé aux Etats-Unis comme agent préanesthésique par voie transmucosale en pédiatrie humaine et dans le traitement de la douleur chez les patients atteints de cancers. Une administration transmucosale de Fentanyl a été réalisée en ciblant une dose de 10-15μg/kg (basée sur un poids vif estimé) chez huit orangs-outangs (Pongo pygmaeus), neuf chimpanzés (Pan troglodytes) et deux gorilles (Gorilla gorilla). Les animaux ont été entrainés à sucer lentement une friandise placébo donné en récompense après un jeune d’une nuit. Le jour de l’étude, la friandise a été remplacée par la sucette au Fentanyl. Les concentrations plasmatiques ainsi obtenues confirment une absorption transmucosale similaire à celle décrite chez les humains. Cette étude fournit une alternative pour l’administration de sédatifs et fournit des données sur la demi-vie du Fentanyl en administration transmucosale chez les singes anthropoïdes. Bien que l’administration transmucosale de Fentanyl soit une bon complément pour l’anesthésie des orangs-outangs et des gorilles, l’acceptation de cette voie d’administration par les chimpanzés n’est pas optimale et reste imprévisible.

 

                Mots-Clefs : Fentanyl, Transmucosal, orangs-outangs (Pongo pygmaeus), chimpanzés (Pan troglodytes), gorilles (Gorilla gorilla)

 

Résultats preliminaries d’un essai clinique de vaccin contre le paludisme aviaire dirigé contre l’ADN des circumprotozoites chez des manchots du cap (SPHENISCUS DEMERSUS) en captivité.

K. Christiana Grim, D.V.M., Thomas McCutchan, Ph.D., Jun Li, M.D., Ph.D., Margery Sullivan, B.A., Thaddeus K. Graczyk, Ph.D., Glenn McConkey, Ph.D., and Michael Granfield, D.V.M.

Pages 154-161

                Résumé: Les manchots du cap (Spheniscus demersus) captifs présentés en enclos extérieur au zoo de Balmtimore subissent en moyenne une mortalité de 50% chaque année due au paludisme aviaire (Plasmodium sp.) en l’absence de surveillance médicale renforcée ou de traitement. Pendant la saison de transmission du paludisme en 1996, l’innocuité et l’efficacité d’un vaccin contre l’ADN des circumsporozoites (CSP) encodant la protéine des CSP de Plasmodium gallinaceum  contre P.reticulum ont été étudiées. Le but était de réduire l’expression clinique de la maladie et la mortalité sans favoriser une immunité stérile dans un milieu caractérisé par un paludisme aviaire endémique et stable. Les éventuelles réponses cliniques indésirables au vaccin, la stimulation d’une réponse anticorps anti-CSP et la protection clinique assurée par le vaccin ont été suivies. La présence de P. relictum chez des moustiques culicinés captures dans l’enclos des manchots a été mesurée afin de determiner la pression d’infestation parasitaire. Chez les manchots vaccinés, la parasitémie a chuté d’environ 50% à environ 17% en dépit d’une forte pression d’infestation parasitaire mise en évidence chez les moustiques capturés. Durant l’année de l’essai clinique du vaccin, aucune mortalité due au paludisme n’a été constatée et aucun effet indésirable n’est apparu. Il s’agit du premier essai clinique de vaccin antipaludéen dans une colonie de manchots captifs.

                Mots-Clefs : Paludisme aviaire, Plasmodium relictum, circumsporozoite, Vaccin ADN, Spheniscus demersus, Manchot du Cap.

 

Concentrations sériques de calcium ionique, vitamine D3 et Parathormone chez des perroquets à gros bec (RHYNCHOPSITTA PACHYRHYNCHA)

Lauren L. Howard, D.V.M., Philip H. Kass, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P.M., Nadine Lamberski, D.V.M., and Ray F. Wack, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M.

Pages 147-153

                Résumé:  Le serum de 68 perroquets à gros bec (Rhynchopsitta pachyrhyncha) a été analysé afin de déterminer les concentrations de calcium ionique (iCa), calcuim total (tCa), Protéines Totales (TP), parathormone (PTH) et vitamine D3. Les valeurs ne suivaient pas une distribution normale ; 95% des valeurs étaient comprises dans les intervalles suivants : iCa (0,82-1,3 mmol/L), tCa (1,37-2,09 mmol/L), P (0,35-1,75 mmol/L), TP (21-39 g/L), Alb (9-13 g/L), PTH (0-65,68 pmol/L), et vitamine D3 (5,2-51 nmol/L). Soixante pourcent (±7.5%) de tCa était sous forme ionisée. Les femelles perroquet à gros bec avaient une iCa significativement supérieure (1,11 mmol/L, n = 22) à celle des mâles (1,05 mmol/L, n = 32).  Les valeurs iCa et tCa obtenues chez le perroquet à gros bec sont inférieures aux valeurs rapportées chez les autres espèces de psittacinés. Une relation de colinéarité positive significative a été mise en évidence entre les valeurs de Alb-TP et de iCa-tCa. . Une relation de colinéarité négative significative a également été mise en évidence entre les valeurs de tCa-P et PTH. Ces résultats corroborent les conaissances actuelles sur le métabolisme calcique chez les oiseaux domestiques.

                Mots-cléfs : perroquet à gros bec, Rhynchopsitta pachyrhyncha, calcium ionisé, parathormone, vitamine D3

 

 

 

MYÉLOPATHIE PAR EMBOLE FIBROCARTILAGINEUX CHEZ UN TIGRE DE SUMATRA (PANTHERA TIGRIS SUMATRAE)

John M. Adaska, D.V.M., M.P.V.M., Dipl. A.C.V.P., and Susan Lynch, D.V.M.

Pages 242-244

                Résumé: un tigre de Sumatra (Panthera tigris sumatrae) adulte, né en captivité, était ataxique depuis environ 3 mois et s’était automutilé après l’apparition soudaine d’une parésie unilatérale et d’un syndrome de Horner. Les lésions histologiques de la mœlle épinière cervicale étaient compatibles avec une myélopathie par embole fibrocartilagineux ; elles incluaient l’existence d’une occlusion cartilagineuse des vaisseaux sanguins rachidiens. Il s’agit de la première publication d’un cas de myélopathie par embole fibrocartilagineux chez un grand félin, et spécifiquement chez un tigre de Sumatra.

                Mots clés : myélopathie par embole fibrocartilagineux, Panthera tigris sumatrae , tigre

 

PARÉSIE SECONDAIRE À UN HÉMATOME EXTRADURAL CHEZ UN TIGRE DE SUMATRA (PANTHERA TIGRIS SUMATRAE)

Cornelia J. Ketz-Riley, D.V.M., David S. Galloway, D.V.M., John P. Hoover, D.V.M., Dipl. A.B.V.P., Dipl. A.C.V.I.M., Mark C. Rochat, D.V.M., Dipl. A.C.V.S., Robert J. Bahr, D.V.M., Dipl. A.C.V.R., Jerry W. Ritchey, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., and David L. Caudell, D.V.M.

Pages 208-215

                Résumé: Une femelle tigre de Sumatra (Panthera tigris sumatrae), âgée de 15 ans, fut présentée au “Boren Veterinary Medical Teaching Hospital” de l’Université d’Oklahoma avec un historique de faiblesse progressive des membres postérieurs depuis 3 semaines. L’examen neurologique se limita à l’étude d’un enregistrement vidéo montrant faiblesse et ataxie sur les membres pelviens, avec déficit proprioceptif conscient du tigre. Les radiographies rachidiennes montraient un rétrécissement de l’espace intervertébral et la myélographie une importante compression extradurale en L2-3. Le scanner ne montrait pas d’implication osseuse. Une intervention chirurgicale fut programmée pour décomprimer la mœlle épinière et dans un but de diagnostic définitif. Une hémilaminectomie droite fut pratiquée, après une voie d’abord dorsale des vertèbres lombaires. À l’examen histologique, la masse se révéla être un hématome extradural consolidé, probablement consécutif à une hernie discale. En dépit d’une exérèse incomplète de la masse et d’une déformation plastique de la mœlle épinière, le tigre retrouva une locomotion normale dans les 3 semaines suivant la décompression chirurgicale.

                Mots clés: tigre de Sumatra, Panthera tigris sumatrae, parésie, hernie discale, myélographie, scanner, hémilaminectomie.

 

TRAITEMENT D’UNE LUXATION TRAUMATIQUE DU COUDE CHEZ UN SAIMIRI COMMUN (SAIMIRI SCIUREUS) ET UN MACAQUE BONNET CHINOIS (MACACA RADIATA)

James F. X. Wellehan, D.V.M., M.S., Maud Lafortune, D.V.M., M.Sc., and Darryl J. Heard, B.V.M.S., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M.

Pages 197-202

                Résumé : une luxation traumatique du coude fut diagnostiquée chez un saïmiri commun (Saimiri sciureus ) et un macaque de Bonnet chinois (Macaca radiata). Chez le Saïmiri commun, la luxation se compliquait d’une fracture ulnaire et les tentatives de réduction à foyer fermé s’avérèrent infructueuses. La luxation fut réduite chirurgicalement par un fixateur externe transarticulaire de type I. Chez le macaque de Bonnet chinois, une réduction à foyer fermé fut effectuée et la stabilisation du coude fut obtenue grâce à une résine. Les deux singes ont retrouvé une bonne utilisation fonctionnelle de leur coude blessé.

                Mots clés : coude, articulation du coude, luxation, primate, Saimiri sciureus, Macaca radiata

 

COMPARAISON DE LA PHARMACOCINÉTIQUE DE L’AMIKACINE CHEZ UN ORQUE ÉPAULARD (ORCINUS ORCA) ET UN BÉLOUGA (DELPHINAPTERUS LEUCAS)

Butch KuKanich, D.V.M., Mark Papich, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.V.C.P., David Huff, D.V.M., and Michael Stoskopf, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M.

Pages 179-184

                Résumé : l’amikacine, un aminoglycoside antimicrobien, fut administré à un orque épaulard (Orcinus orca) et un bélouga (Delphinapterus leucas) en traitement de symptômes évoquant une infection bactérienne par des aérobies gram négatifs. Les quantités administrées furent adaptées pour atteindre des concentrations plasmatiques maximum de 8 à 10 fois les concentrations minimales inhibitrices de l’agent pathogène, et pour réduire le risque de toxicité des aminoglycosides. L’analyse allométrique des paramètres pharmacocinétiques publiés pour des animaux adultes montrait un lien entre le volume de distribution de l’amikacine, en millilitres, et le poids vif, donné par l’équation Vd = 151.058(PV)1.043. Une dose initiale d’amikacine fut estimée en calculant le volume de distribution et la concentration maximale à atteindre. Avec ces informations, une préparation pour administration IM fut mise au point  pour un orque épaulard et un bélouga. Un suivi des effets du médicament fut effectué afin de définir les paramètres pharmacocinétiques individuels. Le temps de demi-vie (5,99 heures), le volume de distribution biodisponible (319 ml/kg) et la clairance biodisponible (0,61 ml/mn/kg) furent calculés pour l’orque épaulard. Le temps de demi-vie (5,03 heures), le volume de distribution biodisponible (229 ml/kg) et la clairance biodisponible (0,53 ml/mn/kg) furent calculés pour le bélouga. Chez les deux individus, le volume de distribution prévu par l’équation allométrique fut identique au paramètre pharmacocinétique mesuré. Dans les deux cas, le temps de demi-vie est allongé et la clairance diminuée par rapport à d’autres espèces animales, en dépit de paramètres rénaux normaux sur les profils biochimiques. Les principes allométriques et un suivi des effets du médicament furent utilisés pour déterminer les doses nécessaires dans ces 2 cas et pour éviter une toxicité.

                Mots clés : Aminoglycoside, amikacine, Delphinapterus leucas, pharmacocinétique, baleine, Orcinus orca

 

MESURE Du TAUX de FILTRATION GLOMÉRULAIRE, DU FLUX RÉNAL PLASMATIQUE ET DE lA CLAIRANCE DE LA CRÉATININE chez le guepard (ACINONYX JUBATUS JUBATUS)

Erin Hall Holder D.V.M., Scott B. Citino D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Nancy Businga R.V.T., Leslie Cartier B.S., and Scott A. Brown V.M.D., Ph.D.

Pages 175-178

 

Résumé : Le taux de filtration glomérulaire, du flux rénal plasmatique et de la clairance de la créatinine ont été déterminés chez 13 guépards captifs, Acinonyx jubatus jubatus, (sept femelles et six mâles, 1,5 ans - 7,5 ans, x = 5,02 ans) sous anesthésie générale avec Telazol® et isoflurane, en mesurant la clairance urinaire respectivement de l'inuline, de l’acide para.-aminohippurique, et de la créatinine endogène. Les méthodes pour déterminer le taux de de filtration glomérulaire, du flux rénal plasmatique et de la clairance de la créatinine chez les guépards captifs ont été évalués et le rapport entre le taux de filtration glomérulaire et la clairance de la créatinine pour cette espèce a été déterminé. Le taux de filtration glomérulaire et le flux rénal plasmatique étaient stables pendant la procédure, respectivement avec des valeurs moyennes de 1,59 ± 0,17 ml/min/kg du poids corporel et de 5,12 ± 1,15 ml/min/kg du poids corporel. Bien que la valeur moyenne de la clairance de la créatinine (1,47 de ± 0,20 ml/min/kg du poids corporel) ait été de manière significativement moindre que la valeur correspondante pour le taux de filtration glomérulaire, la différence moyenne (0,11 ± 0.02 ml/min/kg du poids corporel) entre les deux mesures était légère et les valeurs ont été fortement corrélées (R2 = 0,928; P<0.0001). La mesure de la clairance de la créatinine chez les guépards devrait fournir une évaluation fiable du taux de filtration glomérulaire, facilitant la détection plus tôt de maladie rénale chez cette espèce.

 Mots clésAcinonyx jubatus jubatus, guépard, maladie rénale, taux de filtration glomérulaire, flux rénal plasmatique, clairance de la créatinine.

 

 

UTILISATION DU laser EN RHINOSCOPIE pour traiter une obstruction nasale chez un LION DE MER de Californie captive (Zalophus californianus)

Johanna Sherrill, D.V.M., M.S., George M. Peavy, D.V.M., D.A.B.V.P., Mark J. Kopit, D.V.M., Michael M. Garner, D.V.M., D.A.C.V.P., Chris H. Gardiner, Ph.D., and Lance M. Adams, D.V.M.

Pages 232-241

Résumé : Le laser rhinoscopique a été utilisé pour traiter une obstruction nasale chez une otarie captive de Californie (Zalophus californianus).  La lionne de mer adulte, réhabilitée, a développé un jetage mucopurulent, intermittent, bilatérale et une obstruction nasale fonctionnelle 20 mois après son acquisition par l'aquarium du Pacifique de Long Beach, en Californie. Une structure tissulaire molle de trois millimètres d’épaisseur, s’étendant du palais mou et au palais dur, une déviation du septum nasal, et plusieurs polypes nasopharyngiens ont été identifiés. Biopsies et cultures du tissu obstructif ont montré un tissu de granulation ulcératif avec une inflammation suppurée, une infection bactérienne, et une section partielle d'une larve d'arthropode (non déterminée). Le laser rhinoscopique n'a été utilisé que pour soulager l'obstruction nasopharyngienne caudale et pour enlever les polypes. L'otarie a semblé respirer par les narines avec un jetage diminué pendant une période de 6 semaines après la thérapie au laser, mais dans au bout de 8 semaines, le jetage mucopurulent était revenu, l'obstruction s’était reformée et l'otarie fut euthanasiée. L'autopsie a confirmé les diagnostics antérieurs à la mort de l'obstruction nasopharyngienne caudale secondaire au tissu inflammatoire, toutefois aucune section additionnelle de parasites d'arthropode n'a été localisée au microscope.  . 

Mots clésZalophus californianus, otarie, jetage, la masse nasopharyngale, myase nasale, laser rhinoscopique.

 

VALIDATION du test « 13C-uree respiratoire » POUR Utilisation chez les guépards (ACINONYX JUBATUS) AVEC une infection par HELICOBACTER. 

Jenifer Chatfield, D.V.M., Scott Citino, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Linda Munson, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P.,  and Stanley Konopka, Ph.D.

Pages 137-141

Résumé: Historiquement, le suivi thérapeutique pour le traitement d’éradication de Helicobacter chez les guépards (Acinonyx jubatus) associée à une gastrite n’était accomplie seulement par des biopsies sous endoscopie. Le test « 13C-urea respiratoire » peut offrir une alternative aux biopsies répétées pour la surveillance thérapeutique. Cinq guépards mâles et cinq femelles et un tigre mâle de Sumatra (Panthera tigris) ont été étudiés. Tous étaient médicalement sains avant et après cette étude. Des échantillons d’air de fin d’expiration ont été pris avant et après l'administration d'une solution d'  « urée » enrichie en carbon-13 par l'intermédiaire d'un tube gastroesophagien.  Vingt millilitres d’échantillons d’air ont été pris à 10, 20, 30, et 40 minutes après l’administration de la solution d'urée.  Les résultats de l'analyse de la respiration ont été comparés aux résultats du test de l'uréase rapide,  à l’examen histopathologique, et aux calques des biopsies gastriques effectuées en même temps que l’examen de la respiration. La sensibilité et la spécificité pour le test 13C-urée respiratoire, dans cette étude étaient de 100%, la valeur prédictive positive et la valeur prédictive négative étaient les deux de 100%.  Alors que le test 13C-urée respiratoire est un bon outil diagnostic non invasif pour surveiller la présence des espèces de Helicobacter dans le muqueuse gastrique, l'endoscopie devrait encore être utilisée pour le diagnostic et l'évaluation initiale de la gastrite et pour surveiller la progression de la maladie chez les guépards. Le test 13C-urée respiratoire est un outil valable, simple, précis, et sensible pour suivre un traitement curatif des gastrites cliniques dues à Helicobacter.

Mots clés:  guépard, “test 13C-urée respiratoire” , gastrite, Helicobacter, Acinonyx jubatus.               

Contrôle de l’infestation par une tique exotique (aponema komodense) chez les dragon de Komodo (VARANUS KOMODOENSIS) dans un un zoo de Floride.

 

Michael J. Burridge, B.V.M.&S., Ph.D., Leigh-Anne Simmons, B.S., and Thomas Condie

Pages 248-249

Résumé: Un protocole a été mis en place pour contrôler l’infestation par une tique exotique (Aponomma komodoense) chez trois dragons de Komodo (Varanus komodoensis) dans un zoo de Floride sans application directe d’acaricide sur les reptiles. Une fois les dragons de Komodo enfermés dans leur bâtiment, leurs enclos extérieurs ont été traités par pulvérisation d’une solution à la perméthrine préparée spécialement pour l’utilisation chez des reptiles. Une fois l’acaricide sec, les dragons de Komodo ont été relâchés dans leur enclos extérieur tandis que leur bâtiment était à son tour traité de la même façon. Suite à ce traitement, l’enclos extérieur et le bâtiment ont été traités respectivement toutes les 2 semaines et toutes les 8 à 10 semaines sur une durée de 6 mois. Le nombre de tiques dénombrées sur les animaux et leur milieu, initialement de 301, a été réduit à 0 après les 6 mois. Aucun effet indésirable du traitement acaricide n’a été observé sur les reptiles lors des surveillances quotidiennes.

Mots-Clefs:  Dragons de Komodo, Varanus komodoensis, Tiques exotiques, Aponomma komodoense, Contrôle des tiques, permethrine, zoo.

 

Traitement chirurgical du prolapsus rectal chez un rhinoceros indien(RHINOCEROS UNICORNIS)

Mads F. Bertelsen, D.V.M., D.V.Sc., Rolf-Arne Ølberg, D.V.M., Kay G. Mehren, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Dale A. Smith, D.V.M., D.V.Sc., and Graham J. Crawshaw, B.Vet.Med., Dipl. A.C.Z.M.

Pages 245-247

Résumé:  Un prolapsus rectal aigu chez un rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis)  de 26 ans a été réduit chirurgicalement par résection de la muqueuse rectale. Deux jours après l’opération,  la réouverture de la suture accompagnée de saignements importants a été traitée par ligature et hémostase en procédant à une seconde anesthésie. L’utilisation d’AINS et de diurétiques a permis la réduction de l’œdème des muqueuses et évité la récidive du prolapsus. L’association de butorphanol et de détomidine a fourni une excellente contention chimique  de l’animal.

Mots-Clefs: Rhinoceros Indien, Rhinoceros unicornis, Prolapsus rectal, résection mucosale.

 

 

La protéine de fusion F1-V recombinante protège les furrets à pieds noirs (MUSTELA NIGRIPES)

Tonie E. Rocke, M.S., Ph.D., Jordan Mencher, D.V.M., M.S., Susan R. Smith, B.S., Arthur M. Friedlander, M.D., Gerard P. Andrews, Ph.D., and Laurie A. Baeten, D.V.M.

Pages 142-145

 

Résumé:  Les furets à pieds noirs (Mustela nigripes) sont très sensibles à la peste causée par Yersinia pestis qui a fortement compromis les efforts de réintroduction de cette espèce dans son aire de répartition historique. Une étude a été lancée pour évaluer l’efficacité de la vaccination des furets contre la peste en utilisant un vaccin à protéine recombinante appelée F1-V, développée par le personnel de l’US Army Medical Research Institute of Infectious Diseases. Sept furets arrivés à maturité sexuelle ont été immunisés par une primo-injection suivie de deux rappels à J+23 et J+154 ; trois furets témoins ont reçu un placebo. Après le second rappel, les titres d’anticorps dirigés contre les antigènes F1 et V se sont révélés significativement plus élevés chez les animaux vaccinés que chez les témoins. Lors d’une injection-test de 7800 Unités Formant Colonie par individu de souche virulente de la peste par injection sous-cutanée, les trois animaux témoins sont morts en 3 jours. En revanche, 6 des 7 animaux vaccinés ont survécu sans aucun effet indésirable. Le septième animal vacciné est mort à J+8. Ces résultats indiquent que les furets peuvent être immunisés contre la peste par voie sous-cutanée, similaire à une piqûre de tique.

Mots-Clefs Furret à pieds noirs, Mustela nigripes, peste, vaccination, Yersinia pestis

 

 

Kystes osseux anévrysmaux post-traumatiques chez deux espèces de psittacidés (CACATUA ALBA AND NYMPHICUS HOLLANDICUS)

 

J. Jill Heatley D.V.M., M.S., Dipl. A.B.V.P. (Avian), Thomas N. Tully, Jr., D.V.M., M.S. Dipl. A.B.V.P. (Avian), Dipl. E.C.A.M.S., Mark A. Mitchell, D.V.M., Ph.D., Beth P. Partington, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.V.R., and H. Wayne Taylor, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P.

Pages 185-196

Résumé: Un cacatoès blanc (Cacatua alba) et deux callopsittes (Nymphicus hollandicus) ont été présentés en consultation suite au développement rapide de deux masses sur les articulations de la tête ou des ailes. L’anamnèse a révélé, dans deux cas, un traumatisme sur les zones lésées. Tous les patients avaient plus de deux ans et deux étaient des femelles. L’examen cytologique du fluide ponctionné des masses a été décrit comme séro-hémorragique sur le plan cytologique mais n’a révélé aucune inflammation, néoplasie ou microorganismes. L’examen radiologique des masses a révélé des images de prolifération et de lyse osseuse, indices d’un processus néoplasique. L’examen histopathologique des masses après exérèse chirurgicale a révélé la présence de nouveau tissu osseux prolifératif mais l’absence de tissu néoplasique dans tous les cas, ce qui concorde avec un kyste osseux anévrysmal . La pose d’un pansement post-opératoire et une antibiothérapie raisonnée sont indiqués afin de prévenir respectivement tout mouvement excessif et toute infection secondaire des zones touchées.

Mots-Clefs: Cacatua alba,  Nymphicus hollandicus, traumatisme, Kyste osseux anévrysmal, Psittacidé. 

 

 

Diagnostique des affections squelettiques chez les chéloniens au Scanner

Noha Abou-Madi, D.M.V., M.Sc., Peter V. Scrivani, D.V.M., Dipl. A.C.V.R., George V. Kollias, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., and Sonia M. Hernandez-Divers, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M.

Pages 226-231

Résumé: Un scanner a été utilisé pour établir la cause d’une boiterie chez une tortue étoilée de Madagascar (Geochelone radiata) et pour établir l’étendue du traumatisme sur le squelette et la carapace chez deux tortues hargneuses (Chelydra serpentina). La boiterie de la tortue étoilée a été finalement diagnostiquée comme une luxation de l’épaule droite qui avait échappé à l’examen radioscopique. Des fractures axiales et appendiculaires  ont été trouvées chez une des tortues hargneuses alors qu’elles avaient échappé à la radioscopie. Chez chacun des patients, le scanner a révélé des éléments importants pour le diagnostic, la démarche thérapeutique et le pronostic.

 

Mots-Clefs: Chéloniens, Scanner.

 

 

DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT D’UN INFARCTUS CÉRÉBRAL CHEZ UN CHIMPANZÉ (PAN TROGLODYTES)

Pilar H. Fish, D.V.M., James W. Carpenter, M.S., D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and Susan Kraft, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.R.

Pages 203-207

Résumé : un chimpanzé (Pan troglodytes) de 29 ans est présenté en consultation pour une parésie brutale de la face et de l’avant-bras droits. Cette parésie a évolué en paralysie en moins de 24 heures, avec apparition concomitante d’une parésie du membre postérieur droit. Une imagerie par résonance magnétique de la tête a mis en évidence une zone anormale (intensité du signal amplifiée) dans l’hémisphère cérébral frontal, pariétal et temporal gauche, correspondant au territoire vasculaire de l’artère cérébrale moyenne, avec compression consécutive du ventricule latéral gauche. Ces éléments sont compatibles avec un infarctus cérébral (une attaque). L’IRM est la technique la plus sensible pour détecter précocement les modifications cérébrales liées à l’ischémie et a été ici fondamentale dans l’obtention du diagnostic. Le chimpanzé a bien répondu au traitement instauré, aspirine comme anticoagulant sur le long terme et prednisone à dose dégressive sur une courte période, et a recouvert toutes ses capacités motrices.

Mots clés: Chimpanzé, Pan troglodytes, infarctus cérébral, imagerie par résonance magnétique (nucléaire), artère cérébrale moyenne.

 

LÉSIONS PROLIFÉRATIVES SPONTANÉES ET TUMEURS DE L’UTÉRUS CHEZ DES HÉRISSONS À VENTRE BLANC (ATELERIX ALBIVENTRIS)

Igor Mikaelian, D.V.M., M.Sc., Dipl. A.C.V.P., and Drury R. Reavill, D.V.M., Dipl. A.B.V.P.-Avian Practice, Dipl. A.C.V.P.

Pages 216-220

 

Résumé : quinze femelles captives de hérissons à ventre blanc (Atelerix albiventris), âgées de 3 à 5 ans, ont présenté des lésions prolifératives de l’utérus (n = 28). Ces lésions étaient associées à des saignements vaginaux dans tous les cas, à de l’hématurie dans 11 cas sur 13, et à une perte de poids dans 7 cas sur 12. Les lésions étaient multiples dans 8 cas ; une seule lésion était présente dans 7 cas. Les lésions identifiées étaient : 13 adénosarcomes, 7 sarcomes stromales de l’endomètre, 6 polypes de l’endomètre, 1 adénoléiomyosarcome, et 1 adénoléiomyome. Sur un animal avec adénosarcome, une dissémination péritonéale fut A ETE détectée au moment de l’hystérectomie. La durée moyenne de survie a été de 303 jours (n = 10). L’ovariohystérectomie permet d’augmenter la durée de vie des hérissons présentant une tumeur de l’utérus.

Mots clés : Atelerix albiventris, hérisson, endomètre, néoplasie, tumeur, utérus.

 

ETUDE DES CONDITIONS DE TRANSPORT DE TIGRES DE CIRQUE (Panthera tigris)

Christian H. Nevill, M.S., Ted H. Friend, Ph.D., Dipl. A.C.A.A.B.S., and Michael J. Toscano, M.S.

Pages 167-174

                Résumé : le type de matériel utilisé pour transporter des tigres de cirque, les paramètres d’ambiance rencontrés, et les températures corporelles en résultant, ont été étudiés lors de conditions climatiques chaudes et froides, au cours de 6 transports différents. À chaque voyage, des appareils de mesure enregistraient les températures extérieures et intérieures, l’hygrométrie, et la chaleur radiante toutes les 5 minutes. De micro appareils de mesure ont été ingérés par les animaux, puis récupérés, afin d’enregistrer la température corporelle des 8 tigres du Bengale (Panthera tigris tigris), de Sibérie (P. t. altaica), ou des croisés Bengale/Sumatra (P. t. tigris/P. t. sumatrae) en provenance de 4 cirques différents. Trois sortes de mode de transport furent ONT ETE utilisés par les cirques pour le déplacement des tigres : des cages indépendantes avec roues qui sont poussées ou treuillées sur un semi-remorque, des cages construites sur la remorque elle-même, ou des unités résistantes aux intempéries transportées sur des semi-remorques plateau de voiture ou de camions. La plus haute température enregistrée à l’intérieur d’une remorque a été de 37,3°C par temps chaud, mais en général les températures s’étageaient entre 21,1 et 26,7 °C. La température dans la remorque n’a pas semblé influencée par le mouvement, et ne dépassait en général pas la température ambiante, témoignage d’une bonne isolation et d’une ventilation passive adéquate. Lors de trajets en période froide, la température la plus basse enregistrée dans la remorque a été de -11°C, lors d’un arrêt de nuit. Par temps froid, la température intérieure est restée de 2 à 6°C plus chaude que la température ambiante. La température interne des tigres n’a pas été influencée par les températures extrêmes. Les seules variations de température interne observées ont été une élévation d’1 à 2°C lors d’activité et d’excitation liées au chargement chez plusieurs groupes de tigres, quelles que soient les conditions climatiques. À chaque fois que les mesures ont été possibles, le monoxyde de carbone et l’ammoniac étaient en dessous des concentrations décelables respectives de 10 ppm et d’1 ppm. Globalement, le transport n’a pas semblé avoir d’effets néfastes sur les capacités des tigres à thermoréguler.

Mots clés : température interne, cirque, appareil de mesure, Panthera tigris, tigre, transport

 

HERNIORRAPHIE OMBILICALE CHEZ UN ÉLÉPHANT D’ASIE JUVÉNILE (ELEPHAS MAXIMUS).

Noha Abou-Madi, D.M.V., M.Sc., George V. Kollias, Ph.D., D.V.M., Dipl. A.C.Z.M.,  Richard P.  Hackett, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.V.S.,  Norm G.  Ducharme, D.M.V., M.Sc., Dipl. A.C.V.S., Robin D. Gleed, B.V.Sc., Dipl. A.C.V.A., and John P. Moakler. 

pages 221-225

Résumé : une hernie ombilicale a été diagnostiquée chez un éléphant d’Asie (Elephas maximus) âgé de 2 semaines, par un examen clinique et une échographie. Une herniorraphie ombilicale a été retenue comme traitement en raison de la taille importante de la hernie (environ 7 cm de long sur 10 cm de profondeur), qui pouvait entraîner l’incarcération d’une anse intestinale. L’anesthésie générale a été obtenue avec un mélange kétamine, xylazine et diazepam pour l’induction, puis maintenue avec un mélange isoflurane/oxygène. Le sac herniaire a été exploré : il contenait du tissu fibreux, de la graisse et une anse intestinale mais sans adhésions. Le sac herniaire a été réséqué et la paroi suturée par le technique de simple apposition. Après une infection superficielle, la plaie chirurgicale a cicatrisé sans autres complications.

     Mots clés:  Elephas maximus, éléphant d’Asie, hernie ombilicale, chirurgie, anesthésie

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