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Cas de multiples trichoépitheliomes chez un alpaga (Lama pacos)

Wm. Kirk Suedmeyer, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M. et Fred Williams III, D.V.M.

Résumé : Un mâle alpaga (Lama pacos), âgé de 13 ans, présente de nombreuses masses ovoïdes  intradermiques bien délimitées et non ulcérées. Ces masses mesurent chacune entre 1 et 4 cm de diamètre, et l’épiderme qui les recouvre présente une alopécie. De nombreuses masses sont retirées par voie chirurgicale, et subissent une analyse histologique. Microscopiquement, on peut observer de multiples kystes dermiques, entouré d’un épithélium folliculaire d’origine néoplasique. Ces kystes sont constitués de nombreuses couches de kératine lamellaire, et sont striées de gaines aveugles provenant de l’extérieur et de l’intérieur, montrant une atypie cellulaire, et permettant d’aboutir au diagnostic de trichoépithéliome. Aucun traitement complémentaire à l’exérèse, n’a été entrepris, et l’alpaga se porte toujours bien.  

Mots clés : Alpaga (Lama pacos), trichoépithéliome, tumeur.  
 

Observation de léiomyomes utérins sur trois femelles bongo de l’Est (Tragelaphus eurycerus isaaci) d’origine captive.  

Julia E. Napier, D.V.M., Suzan Murray, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Michael M. Garner, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., Tabitha Viner, D.V.M., Dipl. A.C.V.P. et Hayley Murphy, D.V.M. 

Résumé : Des léiomyomes utérins ont été diagnostiqués chez trois femelles bongos de l’est (Tragelaphus eurycerus isaaci) âgées de 10, 15, et 16 ans et provenant de trois parcs zoologiques différents. Deux de ces animaux étaient nullipares, et la troisième femelle avait donné naissance à 14 veaux. Deux leiomyomes provenaient du col utérin. Le troisième s’était formé au niveau de l’utérus, et avait fini par envahir tout le corps de l’utérus, ainsi que les deux cornes utérines. Les tumeurs observées chez les deux femelles nullipares étaient de grande taille et mal circonscrites. Leur présence étaient associées à des symptômes gastro-intestinaux : diarrhée, anorexie, incapacité à déféquer. La tumeur de la femelle multipare a été découverte de façon fortuite lors de l’autopsie. Aucun cas de léiomyomes utérins chez le Bongo de l’est n’avait été rapporté jusqu'à ce jour dans la littérature.  

Mots clés : Bongo de l’est (Tragelaphus eurycerus isaaci), léiomyome, néoplasie, col utérin utérus. 
 

Pose par voie chirurgicale d’un radiotransmetteur intracoelomique permanent  chez l’Iguane terrestre de l’île d’Anegada (Cyclura pinguis) 

Shannon T. Ferrell, D.V.M., Dipl. A.B.V.P. (avian), Dipl. A.C.Z.M., Annajane B. Marlar, D.V.M., Dipl. A.C.V.O, Allison C. Alberts, Ph.D., Lee A. Young, D.V.M., Kelly Bradley, Sandra L. Hurlbut, M.S. et Nancy P. Lung, V.M.D., M.S.

Résumé : 24 iguanes terrestres de l’île d’Anegada (Cyclura pinguis), juvéniles et sub-adultes, élevés en captivité au sein d’un centre de réhabilitation ont été désignés par le coordinateur du programme de conservation pour être relâchés durant l’été 2003. Afin de faciliter le suivi des animaux relâchés, un radiotransmetteur a été placé dans la cavité coelomique de chaque individu, sous anesthésie générale, avant le relâcher de ceux-ci. La technique de stérilisation du matériel utilisé, ainsi que la méthode de fixation des transmetteurs à la paroi de la cavité coelomique ont permis l’obtention de transmetteurs fonctionnels et un taux de mortalité lors de l’opération faible et donc tout à fait acceptable. 

Mots clés : Iguane terrestre de l’île d’Anegada, Cyclura pinguis, radiotransmetteur, chirurgie. 

Digestibilité des fibres in vitro et in vivo chez l’Ourang outan (Pongo abelii) 

Debra A. Schmidt, Ph.D., Monty S. Kerley, Ph.D., Janet L. Dempsey, M.S., Ingrid J. Porton, M.S., James H. Porter, Mark E. Griffin, Ph.D., Mark R. Ellersieck, Ph.D., and William C. Sadler, Ph.D. 

Il existe peu de données nutritionnelles sur l’alimentation des ourang-outans P.abelli et P.pygameus dans le milieu naturel.  Bien qu’ils soient définis comme frugivores, la composition chimique de leur alimentation et leur anatomie gastro-intestinale suppose qu’une partie importante de leur énergie provient de la fermentation de fibres. Cependant, les limites de cette capacité de fermentation ne sont pas connues. Des cultures entretenues, inoculées avec des bactéries fécales d’ourang-outans, ont été constituées pour déterminer la capacité de fermentation de la flore intestinale antérieure des orangs-outans. Ces cultures ont reçus l’un de ces 4 traitements : gousse de soja, épis de mais broyés, amidon de maïs et aucune nourriture. Ni la digestibilité de la matière sèche, ni celle des NDF (neutral detergent fiber) n’ont variées significativement parmi les lots. Cependant, la digestibilité des NDF était élevée pour les gousses de soja (88.4%) et le broyat d’épi de maïs (86.1%), indiquant de fortes capacités cellulolytiques de la microflore. Afin de déterminer si la capacité de dégradation des fibres est la même in vivo, deux orangs-outangs adultes et un juvénile on été nourris avec 4 régimes à base de gel contenant des gousses de soja, des épis de maïs broyés ou des biscuits pour primates broyés. La teneur en NDF (en matière sèche) de ces gels était de 52.9% pour les gousses de soja, 48.6% et 63.7% pour les épis de maïs broyés et 31.3% pour les biscuits broyés. Un cinquième régime constitué de biscuits pour primates à 27.3% de NDF fut considéré comme régime de référence. La digestibilité des NDF (74.5%) fut la plus importante (P<0.05) pour l’aliment à base de gousses de soja, et la moins importante (57.5%et 45% respectivement ; P<0.05) pour le régime à base d’épi de maïs broyé à 63.7% de NDF et le régime de référence aux biscuits. Les concentrations totales en acide gras volatils dans les selles des orangs-outangs n’ont pas différé significativement entre les régimes; cependant, les proportions molaires entre les acides acétique, propionique et butyrique diffèrent (P<0.05) entre les régimes. Les résultats des ces deux études indiquent que les orangs-outangs disposent de grandes capacités de fermentation des fibres. 

Mots clés : Pongo abelii, orang outan, primate, nutrition, digestibilté des fibres, gel diet.

Evalu tion biomedicale de deux espèces sympatriques de lemurs (propithecus verreauxi deckeni et Eulemur fulvus rufus) dans la foret classée de Tsiombokibo, madagascar

Randall E. Junge, M.S., D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and Edward E. Louis, D.V.M., Ph.D.

Des examens médicaux complets ont été réalisés sur 20 Propithèques de von der Decken sauvages (Propithecus verreauxi deckeni) et 20 lémurs à front roux sauvages (Eulemur fulvus rufus) de l’Ouest de Madagascar. Chaque animal a reçu un examen clinique complet; le poids, la température, la fréquence cardiaque et la fréquence respiratoire ont été enregistrées et les ectoparasites ont été identifiés. Des prises de sang furent réalisées afin de procéder à  une numération des cellules sanguines, un compte des différentes cellules blanches, une recherché de parasites sanguins, un profil biochimique sérique, une analyse des vitamines liposolubles, de minéraux, et des recherches sérologiques pour certains virus et la toxoplasmose. Des échantillons de selles ont été prélevés pour examens bactériologique et parasitaire. Des différences significatives existent entre les espèces pour les valeurs biochimiques sériques de la créatine phosphokinase, du glucose, des protéines totales, de l’albumine, des globulines, de l’urée, de la créatinine, du phosphore, du potassium, du chlore, ainsi pour le 25-hydorxycholécalciférol, le rétinol, le retinyl-palmitate, le γ-tocophérol, l’ α-tocophérol, la lutéine+la zéaxanthine et le cuprémie. Les parasites découverts ont été : Lemurostrongylus spp, Lemuricola spp, Trichuris spp et pour les ectoparasites : Haemphysalis lemuris, Psoroptes, et des acariens appartenant à la famille des Laepidae. Les bacteries de la flore digestive comprenaient Escherichia coli, Citrobacter spp, Enterococcus faecalis, Bacillus cereus, Klebsiella ozoenae, Acinebacter lwofii, et Enterobacter amnigenus.

Mots clés : Maoladie de survie, Eulemur, lemur, Madagascar, nutrition, Propithecus, sifaka.

Intervalles de references hématologique et biochimique du condor de Californie captif (Gymnogyps californianus)

Mauricio Dujowich, D.V.M., Jonna K. Mazet, D.V.M., M.P.V.M., Ph.D. et Jeffery R. Zuba, D.V.M. 

Pour  réaliser correctement une évaluation médicale ou des soins au menace Condor de Californie (Gymnogyps californianus), le vétérinaire a besoin de normes biochimiques et hématologiques précises. Une étude rétrospective sur les échantillons sanguins de condors de Californie captifs du San Diego Wild Animal Park a classé les échantillons par sexe et par age des oiseaux, afin de déterminer les intervalles de références hématologique et biochimique, y compris les concentrations de zinc et de plomb. Les condors ont été groupé par age comme suit : le groupe 1 comprenait des oiseaux de moins de 30 jours, le groupe 2 les oiseaux ages de 30 jours à 6 mois, le groupe 3 les oiseaux entre 6 mois et 5 ans et le groupe 4 les oiseaux ages de plus de 5 ans. Des différences significatives entre les sexes existaient avec une concentration sérique plus importante chez les males (P<0.05) pour le chlore, le cholestérol, et les protéines totales. Des différences significatives entre les différentes classes d’âge ont été identifiées pour les concentrations sériques en glucose, potassium, phosphore, calcium, albumine, protéines totales, globuline, cholestérol, acides biliaires et zinc, ainsi que pour les activités enzymatiques de l’aspratate aminotransférase, la phosphatas alcaline, la lactate déshydrogenase et la créatine phosphokinase (P<0.05). De plus, certaines différences significatives ont été trouvées suivant l’âge pour la numération des cellules blanches, l’hématocrite, les hétérophiles, les lymphocytes et les éosinophiles (P<0.05). Une augmentation régulière du glucose et une diminution des activités enzymatique de la phosphatase alcaline et de la lactate deshydrogenase, ainsi que du cholestérol, des acides biliaires, du calcium et du phosphore, ont été corrélées avec l’âge (P<0.05). Après un analyse statistique, les condors de moins de 6 mois sont apparus comme unique par rapport aux groupes plus âgés ; c’est pour cela que deux intervalles de références sont proposés en calculant un intervalle de confiance de 90%. Les intervalles de références obtenus dans d’autres données aviaires publiées, dont des psittaciformes, des ratites, des galliformes, des ansériformes et des rapaces, sont similaires à celles des condors dans cette étude.

Mots clés : Condor de Californie, Gymnogyps californianus, hématologie, plomb, sérum, biochimie, zinc.

Evaluation de l’état de santé d’amazone à front bleu sauvages et captifs (Amazona aestiva) au GRAN CHACO, BOLIVIE

Sharon L. Deem, D.V.M., Ph.D., Dipl., A.C.Z.M., Andrew J. Noss, Ph.D., Rosa Leny Cuéllar, M.S., and William B. Karesh, D.V.M. 

La Bolivie dispose d’un total de 47 espèces de Psittacidés, dont sept on été identifiées sur le site de notre étude : le Gran Chaco semi-aride de Isoso. Une espèce, l’Amazone à front bleu (Amazona aestiva) est fréquemment capturée par les indiens locaux Isoseno Guaranf pour une exploitation sur les marchés nationaux et internationaux. Ces oiseaux sont souvent détenus temporairement sur de petits villages, dans de mauvaises conditions d’hygiène, avec des volailles et autres animaux domestiques. Parfois, ces oiseaux s’échappent et retourne en milieu sauvage. De plus, nombre de ces oiseaux sont détenus comme oiseaux domestiques ou utilisés pour attirer d’autres perroquets sauvages à distance de lance pierre pour pouvoir les capturer. Dans cette étude, nous avons évalué le statut sanitaire, y compris le degré d’exposition à certains agents infectieux, de perroquets sauvages détenus en captivité, ainsi que d’individus sauvages libres. Des examens cliniques ont été menés, et 54 oiseaux (20 captifs et 34 sauvages) ont subi une prise de sang. Des selles ont été collectées sur 15 oiseaux (7 captifs et 8 sauvages). Des autopsies ont été aussi réalisées sur 4 animaux capturés récemment morts. Lors des tests sérologiques, aucun oiseau n’a présenté d’anticorps contre l’influenza aviaire, Chlamydophila psittcci, la bronchite infectieuse, la bursite infectieuse, la virus de la laryngotrachéite infectieuse, la maladie de Marek, les paramyxovirus-1, -2, et –3, le polyomavirus, le virus de l’encéphalite équine de l’Est, le virus de l’encéphalite équine de l’Ouest ou le virus de l’encéphalite équine du Venezuela. Des titres positifs ont été trouvés pour l’herpes virus des psittacidés (8/44, 18.2%), Aspergillus spp (3/51, 5.9%) et Salmonella pullorum (33/49, 67.3%). Les trois oiseaux séropositifs pour Aspergillus spp étaient captifs, alors que six des huit et 15 des 33 oiseaux séropositifs respectivement pour l’herpès virus des psittacidés et S.pullorum, étaient sauvages.

Mots clés : Amazona aestiva, Bolivie, hématologie, biochimie plasmatique, Psittacidés, sérologie.

Paramètres physiologiques, acido-basiques et gaz sanguins et (oxygénation) lors une laparoscopie en position inclinée tête vers le bas chez le Cerf de Viriginie. (Odocoileus Virginianus) 

Résumé : L'objectif de ce projet était l'étude des paramètres physiologiques, gaz sanguins acido-basiques et (oxygénation) pendant une laparoscopie en position inclinée tête vers le bas chez le Cerf de Virigine. (Odocoileus Virginianus). Onze animaux ont été capturés et anesthésiés avec de la xylazine (6 mg/kg, i.m.) et de la kétamine (7 mg/kg, i.m.) Les Cerfs ont été intubés par voie orotrachéale et maintenus endormis avec de l'isoflurane mélangé avec l'oxygène. Les animaux ont été placés en décubitus dorsal et ventilé en pression positive. Le rythme cardiaque, la pression artérielle, la concentration périphérique en dioxyde de carbone (FE/CO2) et le taux de CO2 expiré étaient enregistrés toutes les cinq minutes.  Les paramètres respiratoires, les électrolytes plasmatiques et le pic de la pression inspiratoire étaient mesurés immédiatement avant la mise en place du cerf en position inclinée tête vers le bas (45-55 degrés), cinq minutes après, puis juste avant la fin du protocole. Du Butorphanol (0.05mg/kg i.m.) était administré à la fin de la manipulation et de la yohimbine (0.2mg/kg i.v.) juste avant leur libération. Les Cerfs pesaient en moyenne 52 kg (avec une variation allant de 28 kg au minimum à 70 kg au maximum). La pression inspiratoire en décubitus dorsal horizontal était de 25 cm H20 (16 - 28 cmH20) avec une augmentation jusqu'à 29 cm H20 (18 - 46 cm H20) à l'inclinaison (P= 0.02). La pression d'oxygène, de CO2 et le rapport FE/CO2, ainsi que le pH n'ont pas bougés après l'inclinaison ou après l'insufflation. Le rythme cardiaque n'a pas changé durant toute l'anesthésie. La moyenne de la pression artérielle n'a pas bougé non plus après l'inclinaison ou l'insufflation abdominale mais a diminué sur la fin de l'anesthésie (environ 1 heure).

Le temps moyen entre l'intubation et l'extubation était de 117 minutes (72-170 min, n=5) et le temps moyen chirurgical était de 31 minutes (17-60 minutes, n=10). Les Cerfs de Virigine capturés présentent des modifications mineures des paramètres physiologiques, acido-basiques et gaz sanguins durant une laparoscopie en position inclinée avec insufflation abdominale. Par conséquent, cette procédure peut être effectuée en toute sécurité chez les Cerfs ventilés.

Mots clés : Gaz sanguins acido-basiques, Cerf de Virginie, insufflation, laparoscopie, Odocoileus virginianus. 

Test ELISA (Enzyme-Linked Immunosorbent Assay) pour quantifier le taux sérique de ferritine chez les Maki vari noir et blanc (Varecia variegata variegata) 

Résumé : Les makis vari noir et blanc en captivité accumulent au cours de leur vie du fer dans des organes variés (hémosidérose) dont le duodénum, le foie et la rate. En excès, les effets toxiques du fer intracellulaire dans les cellules parenchymateuses, en particulier le foie, peuvent induire une maladie clinique pouvant entraîner la mort. La pathogénicité de cet excès de fer a été attribuée à des facteurs diététiques liés au régime alimentaire utilisé couramment en captivité.

Le stockage de fer dans les tissus peut être estimé directement par une biopsie et un examen histologique ou quantifié par une analyse chimique du tissu biopsié. Cependant, le coût et le risque associé à l'anesthésie et à la chirurgie ne permettent pas la détermination du statut ferrique en routine par la biopsie tissulaire.

Une méthode non invasive d'estimation du stockage ferrique total dans l'organisme est nécessaire pour déterminer si un changement alimentaire limite le dépôt excessif de fer et pour suivre des thérapies potentielles telles que la saignée ou la chélation. La concentration sérique en ferritine est corrélée avec les stockages de fer dans les tissus chez les humains, les chevaux, les veaux, les chiens, les chats et les cochons. Cette méthode est considérée comme étant la plus adaptée pour prédire le stockage total en fer dans ces espèces. Elle est plus fiable que le dosage du fer serique ou le pouvoir sidéropexique, lesquels peuvent être affectés par des désordres non lié au fer ou des excès incluant l'hypo-protéinémie, des infections chroniques, une anémie hémolytique, de l'hypothyroïdisme, des affections rénales et des administrations médicamenteuses.

Nous avons développé un test ELISA pour mesurer le taux sérique en ferritine chez les makis. Le test utilise des anticorps polyclonaux anti-ferritine humaine dans une combinaison sandwich. De la ferritine est isolée du foie et de la rate d'un maki vari blanc et noir (Varecia variegata variegata) et est utilisée comme standard. Les standards de ferritine étaient linéaires de 0 à 50µg/L. La détection de la ferritine purifiée variait de 95 à 110%.  La variabilité intrinsèque était de 4.5% et la variabilité de test à test pour trois échantillons différents s'étalaient de 10 à 17%. Le test mesure également la ferritine sérique dans d'autres espèces de lémuriens.

Mots clés : Maki vari noir et blanc (Varecia variegata variegata), ferritine, hémochromatose, hémosiderose, metabolisme du fer, surcharge en fer.  

Etude et application clinique du serum ferrique,  capacité totale de fixation du fer, saturation de la transferrine et ferritine serique chez des MAKIS VARI noirs et blancs captifs  (Varecia Variegata Variegata).

Graham C. Crawford, D.V.M., M.P.V.M., Gordon A. Andrews D.V.M., Ph.D., Patricia S. Chavey, B.S., Freeland H. Dunker, D.V.M., Michael M. Garner, D.V.M., and Eva L. Sargent, Ph.D.

Résumé : Des échantillons sériques de 63 makis vari noirs et blancs (Varecia variegata variegate) captifs, cliniquement normaux, ont été analysés pour étudier le taux de fer sérique, la capacité totale de fixation du fer, la saturation de la transferrine et la ferritine sérique. L'analyse des données ne montre aucune différence attribuable au sexe mais il existe une augmentation significative des taux de fer sérique, de saturation de la transferrine et de ferritine sérique chez les animaux âgés. Les données ont été examinées en tenant compte que deux des lémuriens ont été traités par des saignées successives pour des surcharges en fer. Avant cette thérapie, les deux makis saignés avaient une fixation hépatique en fer excessive mais une saturation de transferrine et une ferritine sérique en dessous des limites observées dans l'étude, suggérant que des animaux cliniquement normaux inclus dans l'étude pourraient souffrir d'une accumulation systémique de fer. Des saignés en séries ont réduits le fer sérique, la saturation de transferrine et la ferritine sérique dans les deux animaux. Trois ans après la fin du traitement, dans un cas, le fer sérique et la saturation de transferrine ont augmenté de façon substantielle alors que la ferritine sérique n'a augmenté que légèrement. Le fer sérique, la saturation en transferrine et la ferritine sérique peuvent être utilisés comme prédicateurs utiles du stockage ferrique systémique dans cette espèce, bien que la corrélation entre ces paramètres et le stockage ferrique systémique reste à être déterminée.

Mots clés : hémochromatose, fer, lémuriens, saignée, Varecia variegata variegata. 
 

Concentration plasmatique en enrofloxacine après administration orale unique chez des tortues caouannes (Caretta caretta)

Elliott Jacobson, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., Ronald Gronwall, D.V.M., Ph.D., Lara Maxwell, D.V.M., Ph.D., Dipl.A.C.V.C.P, Kelly Merrit, B.S., Glenn Harman, B.S. 

Résumé : Les concentrations plasmatiques et la pharmacocinétique de l’enrofloxacine ont été étudiées sur 12 tortues Caouannes après administration orale. Deux groupes (1 et 2) de 6 tortues ont reçu respectivement 10 mg/kg et 20 mg/kg d’enrofloxacine. Du sang a été prélevé au niveau du sinus veineux cervical avant administration puis à intervalles réguliers jusqu’à 168 heures après administration. Les concentrations plasmatiques en enrofloxacine ont été déterminées par analyse microbiologique. Le pic principal de concentration plasmatique (Cmax) est atteint à 4,07 μg/ml et 21,30 μg/ml respectivement pour les groupes 1 et 2. Les niveaux plasmatiques sont encore décelables à 168 heures post-administration, avec des valeurs moyennes de 0,380 μg/ml pour le groupe 1 et 2,769 μg/ml pour le groupe 2. La demi-vie moyenne de l’enrofloxacine a été de 37,80 heures pour le groupe 1 et 54,42 heures pour le groupe 2. Ces résultats indiquent que l’enrofloxacine est absorbée puis que les niveaux plasmatiques sont maintenus jusqu’à 168 heures après administration chez les tortues Caouannes. 

Mots clés : Tortues Caouannes, Caretta caretta, enrofloxacine, orale, concentrations plasmatiques, pharmococinétique. 
 
 
 

Relation entre la charge épibiotique en balane et les paramètres hématologiques chez les tortues Caouannes (Caretta caretta), et comparaison entre les animaux migrateurs et ceux résidant à Pamlico Sound, North Carolina 

M. Andrew Stamper, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Craig Harms, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M.,  Sheryan P. Epperly, B.S., M.Sc., Joanne Braun-McNeill, B.S., M.A., Larisa Avens, B.S., Ph.D., and Michael K. Stoskopf, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé : Le statut sanitaire de 57 tortues Caouannes (Caretta caretta ; 42 individus migrateurs et 15 résidants) a été analysé en se servant de leur condition physique et de leurs paramètres hématologiques. La charge épibiotique en balane d’un lot de 18 tortues caouannes juvéniles a été analysé à l’automne 1997 ainsi que celle de 15 tortues résidantes lors de l’été 2000. Le groupe migrateur possédait une numération en hématies et un pourcentage de neutrophiles significativement supérieurs et des concentrations en calcium, sodium, chlorure, potassium, glucose, alcaline phosphatase et un vide anionique significativement inférieurs. Beaucoup de ces variations peuvent être causées par la physiologie de la migration. Une association positive entre le poids des tortues et l’hématocrite a été détecté et ceci peut s’expliquer par le fait que les plus grandes tortues plongent plus longtemps. Aucune différence de charge épibiotique en balane, de santé des tortues ou d’index de condition physique entre les tortues des deux lots n’a pu être mise en évidence. 

Mots clés : Balanes, Caretta caretta, épibiotie, tortues Caouannes, santé, hématologie, condition physique, migration. 

MODIFICATIONS HEMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES LORS DE L'USAGE DU FENBENDAZOLE CHEZ LA TORTUE D'HERMANN (Testudo hermanni)

Donald L. Neiffer, V. M. D., Dipl. A.C.Z.M., Dianna Lydick, R. V. T., Kyle Burks, Ph. D., et Donna Doherty, B. A.
Résumé : Des intoxications liées à l'usage d'anti-helmintiques de la famille du benzimidazole sont de plus en plus souvent rapportées dans les collections zoologiques. Les signes cliniques, les maifestations pathologiques, les lésions macroscopiques et histologiques résultent avant tout des dommages infligés aux systèmes gastro-intestinaux et hématopoïétiques. Le signe clinique les plus couramment observé lors d'administration de benzimidazole, et le plus grave, est une leucopénie sévère, et plus particulièrement une granulocytopénie. La mort survient général par infection bactérienne et ou fongique systémique, consécutive à une immunodépression sévère. Dans ce suivi sur 125 jours, 6 mâles de Tortue d'Hermann (Testudo hermanni) ont été traités oralement par une administration quotidienne de 50 mg/kg de Fenbendazole, durant 5 jours, 2 fois à 15 jours d'intervalle. Des prélèvements sanguins répétés  ont permis de suivre les paramètres hématologiques et biochimiques avant, pendant, et après la période de traitement. Bien que les tortues restèrent en bonne santé apparente, les analyses sanguines ont montré une importante héteropénie, avec, de manière transitoire, hypoglycémie, hyperuricémie et hyperphosphatémie, et de manière moins nette, hyperprotéinémie et hyperglobulinémie. Ces troubles sont attribués à l'administration de fenbendazole. Ces changements hématologiques et biochimiques observés ici sur des animaux en bonne santé doivent être pris en considération lorsqu'on envisage de traiter des tortues affaiblies avec du fenbendazole. Les paramètres hématologiques et biochimiques sanguins devraient être déterminés chez les tortues, et les reptiles en général, avant l'administration du traitement, et suivis sur une longue période. Le risque de mortalité consécutif à une infestation par des nématodes devrait être mis en balance avec le risque de modification du métabolisme et les septicémies secondaires qui peuvent survenir sur les systèmes digestifs et hématopoïétiques, suite à l'usage du Fenbendazole.

Mots clés : Toxicité du Fenbendazole, Tortue d’Hermann, hétéropénie, Testudo.

EFFETS CLINIQUES ET CARDIORESPIRATOIRES DU PROPOFOL CHEZ LE REQUIN CHABOT à TACHES BLANCHES (Chylloscyllium plagiosum)

S.M. Miller, D.V.M., M.A. Mitchell, D.V.M., M.S., Ph.D., J.J. Heatley D.V.M., Dipl. A.B.V.P., Avian, T. Wolf, D.V.M., F. Lapuz, D.V.M., M. Lafortune, D.M.V., MSc., Dipl. A.C.Z.M.,  et J.A. Smith, D.V.M., Dipl. A.C.V.A.

Résumé : Les sélaciens sont fréquemment conservés dans les aquariums et les collections zoologiques dans le monde entier. Bien que les vétérinaires soient de plus en plus souvent confrontés à ces espèces dans ces institutions, nos connaissances sur l’anesthésie et la tranquillisation de ces poissons sont limitées. Il n’y a eu jusqu’ici que quelques notes et études anecdotiques sur les effets du Tricaine methane sulphonate (MS-222), du chlorhydrate de kétamine, et de l’association Tiletamine-Zolazepame (Telazol, Zoletil ® ) chez les requins. Le but de cet étude est d’évaluer les effets cliniques et cardiorespiratoires du propofol chez le Requin-chabot à taches blanches (Chylloscyllium plagiosum). Neuf femelles capturées dans la nature (poids moyen 2.4 kg +/- SD 1.45 kg) ont été utilisées dans cette étude. Du Propofol à la dose de 2.5 mg/kg a été administré en 30 secondes dans la veine caudale. Le rythme cardiaque et respiratoire, le temps pour obtenir la tranquillisation, les tentatives de fuite, la perte des réflexes de coordination de position dans l’eau, et la réponse à un stimulus sensitif (pincement des nageoires) ont été évalués et enregistrés avant administration et 5, 10, 15, 30, 45, 60 et 75 mn après l’injection de Propofol. Une anesthésie de qualité chirurgicale est obtenue lorsque le requin perd sa capacité à se maintenir horizontal dans l’eau, ne répond plus aux stimuli nociceptifs, et ne cherche plus à résister à la contention. Le réflexe d’ajustement postural est perdu 5 minutes après l’administration de Propofol, et une anesthésie de qualité chirurgicale a été obtenue sur les 9 requins. Les rythmes cardiaques (p=0.5) et respiratoire (p=0.5) ne changèrent pas significativement durant cette étude. Le réflexe d’ajustement postural fut recouvré dans les 60 minutes chez 4 requins sur 9 (44 %), 75 minutes sur 2 autres (22%), et plus de 200 minutes après injection dans les 3 restant (33%). Tous les animaux se réveillèrent sans effets secondaires. Le Propofol a fourni une anesthésie sûre pour le Requin-chabot à taches blanches.

Mots clés : Chylloscyllium plagiosum, cardiorespiratoire, comportement de fuite, réflexe postural, stimulus nociceptif, tranquillisation, Requin-chabot à taches blanches.

Correction D’une DEFORMATION ANGULAIRE D’une patte chez deux sous-especes  de flamands roses (Phoenicopterus ruber) en utilisant une technique de pontage transphyseal

Tawnia J. Zollinger, D.V.M., Kay A. Backues, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and Armando G. Burgos-Rodriguez, D.V.M.

Résumé : Trois poussins flamands roses américains (Phoenicopterus ruber ruber) et un flamand rose chilien (Phoenicopterus ruber chilensis), tous élevés à la main, ont développé une déformation de type valgus au niveau de l’extrémité proximale du tarsométatarse. Tous ont été traités chirurgicalement en retardant de façon asymétrique la croissance du membre par pontage du cartilage de croissance. Des broches filetées ont été placées dans l'épiphyse proximale de part et d'autre de la plaque de croissance sur la face convexe du métatarse atteint. Différentes techniques de bandage pour créer une tension ont été utilisées chez les flamands. Une bonne correction ou une légère sur-correction du valgus a été observée au bout de 7 à 14 jours chez trois flamands sur quatre. La déformation de la patte du quatrième flamand ne s’est pas améliorée pour des raisons probablement liées à une mise en place incorrecte de l’implant. La technique de pontage transversal de la métaphyse pour une correction d’un valgus au niveau de l’extrémité proximale du tarsométatarse s’est révélée être un succès. Cette technique peut donc être considérée comme une option de correction des déformations angulaires au niveau de l’extrémité proximale du tarsométatarse chez les flamands âgés de moins de 90-120 jours.

Mots clés : déformation angulaire d’une patte, aviaire, flamand, Phoenicopterus ruber, Phoenicopterus chilensis, pontage transversal de la métaphyse. 

PARAPHIMOSIS ET AMPUTATION DU PENIS CHEZ UN CROCODILE DU NIL (Crocodylus niloticus)

Felix Lankester, M.Sc. M.R.C.V.S., and Stephen J. Hernandez-Divers, B.Vet.Med., C.Biol. M.I.Biol., M.R.C.V.S., D.Zoo.Med. (Reptilian), Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé : Un crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) en captivité a souffert de plusieurs épisodes de paraphimosis pendant 2 ans, à l’origine d’une hémorragie et d’une telle inflammation qu’une amputation du pénis est devenue indispensable. Deux mois après la chirurgie, le crocodile est cliniquement normal. 

Mots clés: Crocodylus niloticus, crocodile du Nil, paraphimosis.

L’ENDOTHELIUM CORNEEN DU MANCHOT DE MAGELLAN (Spheniscus magellanicus) VU PAR MICROSCOPIE ELECTRONIQUE.

João A. T. Pigatto, D.V.M., Ph.D., José L. Laus, D.V.M., Ph.D., Jaime M. Santos, AGR.E., Ph.D., Cristine Cerva, D.V.M., M.S., Luciana S. Cun

ha, D.V.M., Valéria Ruoppolo, D.V.M., M.S., and Paulo S. M. Barros D.V.M., Ph.D.

Résumé : L’endothélium cornéen est essentiel pour le maintien de la transparence de la cornée. Le but de cette étude était d’examiner la morphologie de la surface endothéliale et d’effectuer une analyse morphométrique des cellules saines de l’endothélium cornéen du manchot de Magellan (Spheniscus magellanicus) par microscopie électronique. Ce travail montre que l’endothélium cornéen du manchot de Magellan est identique à celui décrit chez d’autres vertébrés.

Mots clés : Endothélium cornéen, manchot de Magellan, analyse morphométrique, microscopie électronique, Spheniscus magellanicus. 

RETENTION PLACENTAIRE CHEZ UN TAMARIN LION A TETE DOREE (Leontopithecus rosalia)

Ellen Bronson, med. vet., Sharon L. Deem, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., Carlos Sanchez, D.V.M., M.Sc., et Suzan Murray, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M.

Résumé : Une femelle tamarin lion à tête dorée (Leontopithecus rosalia) de 4 ans a présenté une rétention placentaire après accouchement d’un fœtus mort-né.  La thérapeutique classique à base d’ocytocine et de dinoprost trométhamine n’a pas permis l’expulsion du placenta et une ovariohystérectomie a dû être pratiquée. La rétention placentaire est une affection rare chez les humains et n’est pas bien décrite chez les primates non humains.

Mots clés : Leontopithecus rosalia, rétention placentaire, tamarin lion à tête dorée.

PheochromocytomE CHEZ UNE FEMELLE ELEPHANT D’AFRIQUE (Loxodonta Africana) AGEE.

Christopher J. Bonar, V.M.D., Albert H. Lewandowski, D.V.M., Baha Arafah, M.D., et Charles C. Capen, D.V.M., Ph.D.

Résumé: Une femelle éléphant d’Afrique (Loxodonta Africana) de 43 ans s’est écroulé brutalement et est décédée. L’examen post mortem révéla une glande surrénale droite de taille augmentée. L’aspect histologique était typique d’un phéochromocytome. Les colorations spéciales et l’examen au microscope électronique ont démontré la présence de granules de chromaffine, suggérant que la tumeur était dérivée des cellules sécrétant des catécholamines dans la médullosurrénale, et les cellules tumorales ont potentiellement pu être fonctionnelles. Les taux de noradrénaline et d’adrénaline dans le sérum étaient élevés au moment de la mort, en faveur d’une nature de sécrétrice de la tumeur. La mise en évidence histologique de sclérose artériolaire et d’hyperplasie des muscles lisses a suggéré que cet animal souffrait d’hypertension systémique chronique. Les phéochromocytomes devraient faire partie du diagnostic différentiel dans les cas d’hypertension suspectée et de mort subite chez les éléphants.

Mots clés: Eléphant, Loxodonta africana, néoplasie, pathologie, phéochromocytome

INFECTION A HERPESVIRUS CYTOPATHIQUE CHEZ UN IGUANE VERT (Iguana iguana))

Michele Wilkinson, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.L.A.M., Mark Cline, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., et W. Gray Jerome, Ph.D.

Résumé: Un iguane vert (Iguana iguana) juvénile male est mort cinq jours après avoir été transféré dans une pièce dont la température mesurait 3 à  5 °C de moins que l’enclos précédent. Les lésions macroscopiques étaient limitées à un état d’embonpoint faible. Histologiquement l’animal présentait    une nécrose hépatocellulaire aigue multifocale, à distribution aléatoire, modérée à sévère, avec des inclusions intranucléaires a la périphérie des zones de nécrose. L’examen du foie au microscope électronique a révélé des particules virales icosahédrales d’approximativement 110 nm de diamètre, compatibles ave une infection à herpesvirus. Les caractéristiques de l’herpesvirus sont similaires  à celles décrites pour l’herpesvirus 1 des iguanes.

Mots clés: Herpesvirus, herpesvirus 1 iguanid, Iguana iguana, iguane vert, virus iguane.

 

 

PHARMACOCINETIQUE DE L'AZITHROMYCINE CHEZ LE Ara ararauna APRES INJECTION INTRAVEINEUSE ET ADMINISTRATION ORALE.

James W. Carpenter, M.S., D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., John H. Olsen, D.V.M., Mary Randle-Port, C.V.T., David E. Koch, M.S., Ramiro Isaza, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M., and Robert P. Hunter, M.S., Ph.D.

Résumé : L'azithromycine est un azalide, sous classe des macrolides, antibiotique dont le spectre d'activité in vitro comprend plusieurs bactéries potentiellement pathogènes comme les spirochètes, les anaérobies et Chlamydophila Trachomatis. Du fait du peu de données sur l'utilisation de cet antibiotique en médecine aviaire, cette étude est mise en place pour déterminer la pharmacocinétique de celui-ci  chez le ara ararauna, espèce souvent rencontrée en clinique. L'azithromycine à la dose de 10mg/kg est administrée à cinq oiseaux par intubation œsophagienne et à cinq autres par voie intraveineuse. Des prises de sang sont réalisées a T 0h, T 0.5h, T 1h, T 3h, T 6h, T 12H, T 24h, T 48h, T 72h et T 96h après l'administration de l'antimicrobien. Apres une période de 4 semaines sans aucun traitement, l'étude est répétée en inversant les lots. La concentration plasmatique d'azithromycine est quantifiée par utilisation d'une chromatographie/spectrométrie de masse en phase liquide. Les paramètres pharmacocinétiques sont déterminés par utilisation d'une analyse non-compartimentale. En se basant sur les données obtenues par cette étude, une dose de départ d'azithromycine  de 10mg/kg per os  toutes les 48h contre des infections a bactéries sensibles est recommandée chez le Ara ararauna.

Mots clefs: Antibiotique, Ara ararauna, aviaire, azithromycine, Ara bleu et jaune, pharmacocinétique. 

COMPARAISON DE L ADJUVANT DE FREUND COMPLET ET DE FREUND MODIFIE UTILISE AVEC UN VACCIN CONTRACEPTIF CHEZ DES CHEVAUX SAUVAGES (Equus caballus)

Robin O. Lyda, B.S., J. Ron Hall, B.S., and Jay F. Kirkpatrick, Ph.D.

Résumé: Quinze juments (Equus caballus) captives sont traitées avec un vaccin contraceptif à base de zone pellucide porcine et pour adjuvant le Freund complet (n=7) ou le Freund modifié (n=8). Toutes les juments reçoivent un inoculât  de zone pellucide porcine avec le Freund modifié un mois plus tard. Les anticorps anti-zone pellucide porcine sont alors quantifiés durant 10 mois suite à cette injection. Il n’y a aucune différence significative dans le titre en anticorps au cours de ces 10 mois, et 7 des 8 juments  inoculées avec le Freund modifie sont, à la fin de l'étude, au dessus du niveau des 60 %, considéré comme le seuil contraceptif chez les chevaux. Il n'y a également aucune différence entre les juments gravides et les non gravides, et aucune corrélation entre l'âge de l'animal et le titre en anticorps. Une réaction locale après l’injection de l'inoculât de Freund modifié a été observée, et 11 poulains en bonne santé sont nés durant l'étude. Ces données suggèrent que l'adjuvant de Freund modifié est un substitut acceptable de l'adjuvant complet de Freund pour certaines espèces d'animaux en captivité et dans la nature.

Mots clefs: adjuvant, anticorps, contraception, Equus caballus, immunologie, zone pellucide porcine, chevaux.

RECOLTE DE SPERME CHEZ LES RHINOCEROS (Rhinoceros unicornis, Diceros bicornis, Cerathoterium simum) PAR ELECTO-EJACULATION A L'AIDE D'UNE SONDE SPECIALEMENT CONCUE A CETTE EFFET.

Terri. L. Roth, M.S., Ph.D., Monica A. Stoops, M.S., Ph.D., Mark W. Atkinson, B.V.Sc., M.R.C.V.S., Evan S. Blumer, M.S., V.M.D., Mark K Campbell, D.V.M., Ken N. Cameron, D.V.M., Scott B. Citino, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and Adolf K. Maas, D.V.M.

Résumé : L'électro-éjaculation chez les rhinocéros a historiquement souvent mené à de mauvais résultats,  la collection de grande qualité avec des échantillons riche en sperme sont rares. Le but de cette étude est de développer une méthode d'électro-éjaculation fiable à l'aide d une sonde rectale  adaptée à l'anatomie particulière de ce taxon et d'en affiner la procédure. Une sonde dont la poignée est courbée et dont la tête est aplatie et ellipsoïde est créée à partir de matériaux communs. Une association de massage prostatique, de massage pénien et de stimulation électrique est employée dans le but de collecter  de la semence à 14 occasions chez des rhinocéros indiens (Rhinoceros unicornis; n =4), rhinocéros noirs (Diceros bicornis; n = 2) et un rhinocéros blanc du Sud (Ceratotherium simum; n =1). Durant 13 de ces 14 occasions, les éjaculats sont collectés en plusieurs fractions. Tous les éjaculats sauf un contiennent des spermatozoïdes, et 7 d'entre eux contiennent des fractions de grande qualité (≥20 x 106 spermatozoïdes/ml) compatibles avec les techniques de stockage et de reproduction assistée. Les valeurs moyennes pour le volume, le PH, l'osmolalité et le nombre total de spermatozoïdes (98.2 ± 21.8 ml, 8.5 ± 0.1, 290.4 ± 6.7 mOsm et  37.1 ± 12.0 x 109, respectivement) issus des éjaculats dont les fractions sont de bonne qualité ne diffèrent pas de ceux dont les fractions sont pauvre. Les contaminations par de  l'urine et/ou  des érythrocyte n'est pas rare et ce dans les deux types de semence. Les animaux  produisant  des échantillons de bonne qualité  ont entre  7 et 34 ans. Aucun des échantillons ne présente un nombre de spermatozoïdes morphologiquement normal supérieur à 75 %. L'électo-éjaculation avec une sonde spécialement conçue pour les rhinocéros est donc efficace pour obtenir des éjaculats, mais la production d'échantillons de bonne qualité, qui ne représente que 50 % des collectes, continue d'être un défi. Toutefois, la technologie est arrivée à un point ou les échantillons de bonne qualité peuvent être produits et utilisés pour le stockage de semence ou la reproduction assistée, et ainsi être intégrée dans des stratégies de management intensives pour la survie de ce taxon.

Mots clefs : Reproduction assistée, rhinocéros noir, Diceros biornis, Rhinocéros indien, Rhinoceros unicornis, spermatozoïde, rhinocéros blanc, Ceratotherium simum.

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