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Journal of Zoo and Wildlife Medicine 

Volume 38, Issue 1

Abstracts 

Pages 1-6 

SUIVI DU STATUT RESPIRATOIRE D’OISEAUX DE PROIE ANESTHESIES PAR LA MESURE DU DIOXYDE DE CARBONE EN FIN D’EXPIRATION AVEC UN CAPNOMETRE MICROSTREAM 

Marion Desmarchelier, D.V.M., Yves Rondenay, D.M.V., Cert. Res. (anesthesiology), Guy Fitzgerald, D.M.V., M.Sc,  Stéphane Lair, D.M.V., D.E.S., D.V.Sc. Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé :  La relation entre la pression partielle tele-expiratoire en dioxyde de carbone (PTECO2), la pression artérielle en dioxyde de carbone (PaCO2), et le pH sanguin chez des oiseaux de proie anesthésiés à l’isoflurane a été évaluée. La pression partielle en dioxyde de carbone artériel et le pH ont été déterminés à partir d’échantillons artériels en série, d’un oiseau anesthésié à l’isoflurane et comparée à la pression partielle tele-expiratoire en dioxyde de carbone concomitante mesurée avec un capnographe Microstream sidestream. Quarante-huit échantillons appariés, prélevés sur 11 oiseaux de proie pesant entre 416 et 2062 g, ont été utilisés pour déterminer le coefficient de corrélation entre PaCO2 et PTECO2, et entre PTECO2 et pH. Les limites de concordance entre PaCO2 et PTECO2 ont aussi été calculées. Une forte corrélation a été observée entre PaCO2 et PTECO2 (r = 0.94; P < 0.0001), et entre PTECO2 et pH (r = - 0.90; P < 0.0001). Cependant, le niveau de concordance entre PaCO2 et PTECO2 variait considérablement. Des valeurs basses de PTECO2, allant de 18 à 29 mm Hg, dépassaient les mesures concomitants des valeurs de  PaCO2 en moyenne de 6.0 mm Hg (6.0 ± 1.9 mm Hg (moyenne ± SD)). Réciproquement, des valeurs élevées de PTECO2, allant de 50 à 63 mm Hg, étaient en moyenne 7.6 mm Hg (7.6 mm Hg ± 9.8) plus basses que les valeurs de PaCO2. Dans une fourchette de valeurs de 30 à 49 mm Hg pour PTECO2, la différence entre PTECO2 et PaCO2 était en moyenne de 1.0 mm Hg (1.0 mm Hg ± 8.5). Ces résultats suggèrent que le capnographe utilisé a fournit des estimations suffisamment précises de la pression partielle artérielle en dioxyde de carbone pour des oiseaux pesant plus de 400 g et bénéficiant d’une ventilation manuelle à l’aide d’un système Bain. Dans notre étude, la relation linéaire observée entre le pH et la pression tele-expiratoire en dioxyde de carbone suggère que la surveillance de la pression tele-expiratoire en dioxyde de carbone peut aussi être utile pour prévenir les acidoses respiratoires. 

Mots clés :  anesthésie, aviaire, oiseaux de proie, capnographie, CO2 tele-expiratoire

Pages 7-12

CARACTERISATION ET STOCKAGE REFRIGERE DU SPERME DE COULEUVRES DES BLES (ELAPHE GUTTATA)

 

Brooke M. Fahrig, M.S., Mark A. Mitchell, D.V.M., M.S., Ph.D., Bruce E. Eilts, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.T., et Dale L. Paccamonti, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.T. 

Résumé: L’ordre phylogénétique des Squamates a de nombreux représentants pouvant bénéficier de la conservation de la semence comme un outil de conservation. Jusqu'ici, il y a eu peu d'études d’évaluation du potentiel de collecte et préservation du sperme des serpents.  Les objectifs de cette étude étaient de caractériser des paramètres de sperme du serpent des blés (Elaphe guttata) incluant aspect, volume, concentration, motilité et morphologie du sperme et de déterminer la longévité de la motilité des échantillons de sperme stockés à 4°C. Vingt-deux serpents des blés adultes ont été collectés. L'aspect du sperme était généralement nuageux, et la couleur variait du blanc au brun. Les spermatozoïdes montre initialement une motilité moyenne de 92.5%. Les serpents des blés semblent produire des éjaculats de petits volumes (médiane : 0.01 ml). Cependant, la concentration globale de l’éjaculat était importante  (x = 852 × 106 ± 585 × 106 spermatozoïdes/ml). Morphologiquement, une moyenne de 75.7 ± 9.3% des cellules de sperme dans un éjaculat étaient normal.  Les éjaculats d’aspect blanchâtre avaient des concentrations sensiblement plus élevées (x = sperme 1859 de × 106 de ed ± × 106 1008 cellules/ml; F = 15.74, P = 0.001) que ceux d’aspect brunâtre (x = 601 sperme cellules/ml de × 106 de ± 439 de × 106). La motilité décroit de manière significative dans les échantillons qui ont été stockés à 4°C pendant plus de 48 heures dans un réfrigérateur ou un Equitainer I.  C'est la première étude de caractérisation du volume, aspect, concentration, motilité, et morphologie du sperme de serpents des blés captifs. Les données de cette étude peuvent être employées pour développer un modèle pour une collection, un stockage refroidi, et un programme de transport de sperme d’espèces menacées de serpents captifs et sauvages. 

Mots clés : Serpent des blés, Elaphe guttata, semence, spermatozoïdes. 
 

Pages 13-17 
 

RECOLTE ET CARACTERISATION DE SEMENCE CHEZ LES GORFOUS SAUTEURS (EUDYPTES CHRYSOCOME CHRYSOCOME) 

Jennifer Waldoch, D.V.M., Tammy Root, B.S., Jan Ramer, D.V.M., et Jeffry Proudfoot, D.V.M. 

Résumé: Un niveau bas de fertilité et d’éclosion des œufs est un problème fréquent dans les populations captives de gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome chrysocome) et dans les institutions nord américaines, ces populations sont sur le déclin (Townley, données non publiées, 2002). Ces conditions rendent le maintient de la population captive difficile. Une méthode de récolte de la semence des gorfous sauteurs a été développée pour faciliter l’évaluation de la fertilité basse des œufs dans une population captive. Six males adultes gorfous sauteurs furent conditionnés afin de permettre la récolte séminale une fois par semaine entre le début de la saison de reproduction et jusqu’à ce que l’éjaculat ne contienne plus de spermatozoïdes. Au total 59 éjaculats furent collectés entre le 17 Septembre et le 31 Décembre 2004. Quarante-cinq furent évalués pour le volume et le pH, la concentration en sperme, et la qualité du sperme (motilité, viabilité, et morphologie). Il y avait une large variation entre les individus et entre les collectes pour chaque individu. La motilité moyenne était de 34.5% (± 22%). Le volume moyen d’éjaculat était de 0.23 ml (±.31 ml). La concentration moyenne était de 16.9 x 106 sperme/ml (± 48.7 x 106 sperme/ml). Le nombre moyen de sperme par collecte était de 1.7 x106 (± 4.2 x 106). La concentration moyenne de sperme vivant était de 82.9% (± 18.1%). Le pourcentage moyen de sperme avec une morphologie normale était de 82.1% (± 18.8%). Le pH moyen était de 6.47 (± 0.49). Pendant cette saison, seul un de ces males s’est accouplé avec une femelle. Le couple a produit un œuf fertile, mais l’embryon est décédé tôt pendant l’incubation. Les gorfous sauteurs males avaient une concentration spermatique et une motilité basse en comparaison avec les  manchots de Magellan (Spheniscus magellanicus),18  indiquant que la basse fertilité masculine pourrait contribuer au faible taux de fertilité des œufs. Ce travail représente la première étape dans une étude en cours pour améliorer la reproduction en captivité des gorfous sauteurs. 

Mots clés: aviaire, collecte de semence, Eudyptes chrysocome, gorfou sauteur, sperme. 
 

Pages 18-26 

Evaluation serologique de l’exposition a des pathogenes viraux et a  Leptospira d’une population urbaine de ratons laveurs (PROCYON LOTOR) residant dans un large parc zoologique 

Randall E. Junge, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M, Karen Bauman, B.S., Melanie King, B.S. et Matthew E. Gompper, Ph.D. 

Résumé: Dans les environnements urbains, les ratons laveurs (Procyon lotor) peuvent servir de réservoir à un éventail d’organismes pathogènes, présentant des risques de transmission interspécifiques aux humains, animaux domestiques et populations captives des zoos. Sur une période de cinq ans, 159 ratons laveurs d’une population dense de St. Louis, Missouri, USA furent testés pour une exposition au virus de la maladie de Carré (CDV), à l’adénovirus canin 1 (CAV-1); au parvovirus félin (FPV; = panleucopénie féline), et à plusieurs sérovars de Leptospira interrogans. L’exposition à chacun des virus et à deux des sérovars de Leptospira (grippotyphosa et icterohemorrhagiae) fut détéctée (prévalence de CDV = 54.1%; FPV = 49.7%; CAV-1 = 6.9%; L. i. icterohemorrhagiae = 8.9%; L. i. grippotyphosa = 6.3%). Quatre vingt pourcent des ratons laveurs démontraient des signes d’exposition à au moins l’un des cinq pathogènes primaires, et 39% étaient positifs à de multiples espèces.  Parmi les virus, il y avait une cooccurrence significative entre  CDV et CAV-1. Les données longitudinales sur un sous groupe d’animaux révéla que parmi les individus diagnostiqués séropositifs à la première capture, 33-100% devinrent séronégatifs pour le pathogène lors d’un réexamen ultérieur. Ceci démontre que les ratons laveurs sauvages ont été exposés à des multiples agents infectieux, certains pouvant présenter un risque pour les humains et les populations animales domestiques et captives non vaccinées.  

Mots clés: Adénovirus, leptospirose, maladie de Carré, parvovirus, Procyon lotor, raton-laveur. 
 

Pages 27-31 

EVALUATION DU CONTROLE ET DU TRAITEMENT DES INFECTIONS A GONGYLONEMA SPP. CHEZ DES CALLITHRICIDES 

Michael J. Adkesson, D.V.M., Jennifer N. Langan, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and Allan Paul, D.V.M., M.S. 

Résumé: De nombreux  cas d’infections à Gongylonema spp. associées à des lésions anatomopathologique et à des signes cliniques ont été observés dans un groupe de Calimico Goeldi au sein d’un parc zoologique sur une période de trois ans. L’augmentation de l’incidence des signes cliniques chez les Goeldi ainsi que chez d’autres espèces de callithricidés, nécessite une étude pour déterminer la prévalence de l’infection dans la collection et également d’évaluer les protocoles thérapeutiques. Vingt et un petits singes Sud-américains sont ainsi étudiés : 9 Callimico Goeldi, 4 tamarins lions (Leonthopithecus rosalia), 6 tamarins pinchés (Saguinus oedipus) et 2 tamarins à tête de lion (Leonthopitecus chrysomelas).  Plusieurs animaux ont été diagnostiquée positif lors d’examens antérieurs. Le diagnostic de l’infection est réalisé par cytologies répétées de raclage de la muqueuse linguale. Les animaux sont séparés en deux groupes et traités avec soit de l’Ivermectine (290µg/kg p.o 4 fois à 7 jours d’intervalle) où à l’aide de Mebendazole (70mg/kg p.o SID pendant 3 jours). Un suivi par raclage est effectué sur chaque animal aux jours 35, 64 et 156. Plusieurs singes montrent des signes cliniques (prurit facial, inflammation et ptyalisme) avant et durant l’étude. Cependant seul deux animaux ont été déclarés positifs par raclage lingual. Des coprologies avec une solution de nitrate de sodium sont également réalisées en vue de récupérer des œufs de spiruridés mais aucun résultat positif n’est à noter. Le petit nombre de cas confirmés empêche une évaluation comparative de l’efficacité des protocoles antihelminthiques. Quoi qu’il en soit, les deux traitements semblent subjectivement similaires pour diminuer les signes cliniques et semblent sûrs au vu de l’absence d’effets secondaires.  Le diagnostic de la gongylonemose reste difficile et ce même quand des signes cliniques sévères sont présents. Cette étude montre également le manque de tests parasitologiques fiables en ante mortem et sous estime l’importance des traitements basés uniquement sur les signes cliniques. Jusqu'à ce qu’un test plus sensible ne soit disponible, les études comparatives des protocoles thérapeutiques seront difficiles et probablement non concluantes. 
 

Mots Clefs : Gongylonema, spiruridé, Tamarin de Goeldi, Callimico Goeldi, callithricidés

Pages 32-41 

AMYLOÏDOSE CHEZ DEUX BALEINE A BEC DE STEJNEGER (MESOPLODON STEJNEGERI) ECHOUEES EN MER DU JAPON 

Yuko Tajima, D.V.M., Ph.D., Akinori Shimada, D.V.M., Ph.D., Tadasu K. Yamada, Ph.D., and Daniel F. Cowan, M.D., C.M. 

Résumé:   L’amydoïlose est une maladie caractérisée par le dépôt de fibrilles de protéines dans un tissu pouvant entrainer la compression des tissus adjacents. Cette affection est bien documentée pour une grande variété d’animaux incluant des mammifères, des oiseaux ainsi que des reptiles. Cependant, jusqu'à présent, un seul cas a été décrit chez un cétacé. Entre 1999 et 2000 deux cas d’amyloïdose furent diagnostiqués chez deux baleines à bec de Stejneger (Cas 1: 498cm, male; et Cas 2: 520cm, femelle) parmi 12 animaux échoués sur les cotes de la Mer du Japon. Pour cette population, la prévalence de la maladie est d’approximativement 17 %. Ces deux animaux sont considérés comme physiologiquement et sexuellement matures en se basant sur la longueur du corps, sur  les caractéristiques externes ainsi que sur les gonades et le squelette. Les foies étaient particulièrement augmenté de taille, friables et pâles (brun-jaunâtre) à l’examen macroscopique. De larges dépôts d’amyloïde sont retrouvés le long des espaces de Disse accompagnés par une atrophie marquée des hépatocytes. De nombreux granulomes parasitaires à nématodes (Crassicauda sp.) sont retrouvés au côté des dépôts d’amyloïde dans les reins. De l’amyloïdose est également retrouvée au sein du cœur, de la rate, des surrénales et du pancréas. La maladie a été identifiée dans les deux cas par étude morphologique après coloration à l’ Hématoxyline/Eosine et au rouge Congo. La microscopie électronique montre un réseau de fines fibrilles de 11 nm de diamètre. Il s’agit donc du premier rapport d’amyloïdose chez des baleine à bec de Stejneger échouées en Mer du Japon.

Mots clés : Amyloïdose, baleine, Mesoplodon stejnegeri , échouage, amyloïde, cétacés. 
 

Pages 42-50 
 

Surveillance sérologique des maladies infectieuses touchant les carnivores sur une population de pandas roux (Ailurus fulgens) d’origine captive en Chine 

Qin Qin, M.S., Fuwen Wei, Ph.D., Ming Li, Ph.D., Edward J. Dubovi, Ph.D., and I. Kati Loeffler, D.V.M., Ph.D. 

Résumé :   L’avenir du Panda roux (Ailurus fulgens), espèce menacée, dépend en partie de la mise en place de mesures prophylactiques contre les maladies infectieuses auxquelles ils sont sensibles. Cette étude représente la première étape dans la compréhension des mécanismes de circulation de ces maladies infectieuses dans les régions d’origine de l’espèce.Des prélèvements de sérums ont été effectués sur 73 pandas roux provenant de 10 structures différentes dans le Sud-Ouest, l’Est, et le Nord-Est de la Chine, d’octobre à décembre 2004. Dans ces sérums, a été recherchée la présence d’anticorps dirigés contre 9 agents pathogènes fréquemment rencontrés chez les carnivores. Les titres d’anticorps contre la maladie de Carré, contre la parvovirose, et contre les adénovirus canins dans trois structures dans lesquelles les pandas roux étaient vaccinés étaient très variables. Sur un panda roux vacciné, le titre pour l’adénovirus canin était assez élevé pour que l’on puisse supposer une infection par le virus lui-même, et ce, malgré la vaccination. Ceci, associé à l’existence de cas anecdotiques de mortalité et de morbidité suite à une vaccination, nous laisse suggérer que la vaccin chinois n’est pas adapté à la vaccination de cette espèce. Dans les 7 groupes d’animaux non vaccinés, le titre d’anticorps contre la maladie de Carré était  bas et détectable chez 20 à 100 % des animaux ; la présence d’anticorps contre le parvovirus a été trouvée dans 7 groupes sur 8. Seulement un animal sur 61 et deux animaux sur 61 au sein d’un groupe d’animaux non vaccinés possédaient respectivement des anticorps contre l’adénovirus et le coronavirus canin, et ces titres étaient très bas. Des animaux séropositifs à Toxoplasma gondii ont été trouvés dans quatre structures (33 - 94%  des animaux séropositifs) ; les titres pour 52% des individus séropositifs auraient pu refléter chez d’autres espèces une maladie active (1:1,024 to ≥ 1:4,096). Dans trois structures, un panda roux était séropositif pour Neospora caninum. Aucun anticorps contre l’herpèsvirus canin et Brucella canis n’a été détecté dans aucun des échantillons. Seulement un panda roux sur 73 présentait un titre faible mais positif pour l’influenza A. Les résultats de cette étude mettent en avant la nécessité d’approfondir les recherches menées sur les maladies infectieuses touchant le Panda roux, ainsi que sur les mesures de protection à mettre en place afin d’assurer la sauvegarde de cette espèce et de toutes les autres espèces menacées de Chine.  

Mots-clé : Panda roux, Ailurus fulgens, surveillance sérologique, maladie infectieuse, Chine. 
 

Pages 51-54 

Pharmacocinétique plasmatique de la sélamectine après une application locale unique chez la grenouille-taureau américaine (Rana castesbeiana). 

Jennifer J. D’Agostino, D.V.M., Gary West, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Dawn M. Boothe, M.S., D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.I.M., Dipl. A.C.V.C.P., Prashanth K. Jayanna, D.V.M., Timothy Snider, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., and John P. Hoover, M.S., D.V.M., Dipl. A.B.V.P., Dipl. A.C.V.I.M. 

Résumé: Le parasitisme est relativement commun chez les amphibiens sauvages et captifs, toutefois de nombreuses données pharmacologiques manquent en matière d’utilisation de produits antihelminthiques. Cette étude a été mise en place afin de déterminer la pharmacocinétique plasmatique de la sélaméctine après une application locale chez la grenouille taureau. 32 grenouilles taureaux américaines adultes ont été de façon randomisée réparties en 8 groupes de 4 animaux, chaque groupe étant prélevé à un temps déterminé. 7 groupes ont reçu de la sélamectine (6 mg/kg) localement, le groupe restant servant de lot témoin.  Un groupe de grenouilles a été euthanasié et des prélèvements sanguins ont été réalisés immédiatement à J0 (lot témoin) puis à J1, 5, 10, 15, 20, 25, et 30. La sélamectine fut dosée dans le plasma à l’aide d’une technique de chromatographie liquide haute définition et détection par fluorescence. Des prélèvements individuels ont été analysés puis des moyennes ont été rapportées à partir des données mesurées pour chacune des 4 grenouilles de chaque groupe.  Un examen histologique a été réalisé sur les poumons, le foie, les reins, et la peau, et aucune grenouille n’a montré de signes histologiques évidents d’intoxication due à l’administration de sélamectine. Le pic moyen de concentration plasmatique est de 162.5 ± 42.3 ng/ml, l’aire sous la courbe est de 2856 ng*jour/ml, la présence de la sélamectine est détectable pendant 12.2 jours, et son temps de demi-vie est de 1.87 jours.  En se basant sur la pharmacocinétique plasmatique, il apparaît que les grenouilles taureaux absorbent de façon très efficace la sélamectine, les concentrations plasmatiques atteignant rapidement des niveaux élevés. De plus, il n’y pas d’effets toxiques apparents à l’histologie suite à une administration unique. 

Mots-clé: grenouille-taureau américaine, Rana catesbeiana, sélamectine, pharmacocinétique, amphibien. 
 

Pages 55-61 

EXPLORATION DU TRANSFERT PASSIF CHEZ LE BOEUF MUSQUE (Ovibos moschatus)

Cheryl Rosa, D.V.M., Ph.D., Debra Miller, D.V.M., Ph.D., Matthew J. Gray, Ph.D., Anita Merrill, TammieVann, and John Blake, D.V.M., M.Vet. Sc.

 

Résumé:

La naissance de veaux en mauvaise condition et une croissance ralentie chez des jeunes de 3-4 mois sont des facteurs limitant fréquents à l’élevage et au maintien en captivité des bœufs musqués (Ovibos moschatus). L’apparition d’entérites aiguës évoluant très rapidement et de septicémies sur des veaux de 2 à 7 jours, causées par une E. Coli considérée comme non-pathogène chez les animaux domestiques, est un problème sérieux rencontré dans de nombreux élevages de bœufs musqués. Les dosages sériques d’immunoglobulines G (IgG), de protéines totales, d’albumine et de globuline chez des femelles captives en fin de gestation et leurs veaux nouveaux-nés ont été comparés aux dosages d’autres espèces chez lesquelles ces paramètres sont bien connus. Les résultats ont montré que toutes les femelles de cette étude avaient des IgG présents dans leur sérum (moyenne = 1232.14 mg/dl, écart-type = 178.34 mg/dl, mesuré par immunodiffusion radiale). Les veaux semblent être nés gammaglobulinémiques ou hypogammaglobulinémiques. Les niveaux d’IgG des veaux ont augmenté rapidement après l’apport initial de colostrum, atteignant des niveaux similaires à ceux d’autres ruminants domestiques. Nos résultats suggèrent que le transfert passif d’immunité chez le bœuf musqué est semblable à celui des bovins domestiques, et que les normes des bovins domestiques peuvent être utilisées pour l’interprétation des dosages d’IgG sérique chez les bœufs musqués. De plus, la liaison positive entre le taux de protéines sériques et de globulines, et le taux d’IgG sériques est la même que celle décrite chez des bovins Holstein, et ces dosages sont donc des indicateurs utiles du transfert passif chez les boeufs musqués.

Mots-clés: IgG, immunoglobuline, boeuf musqué, Ovibos moschatus, transfert passif. 
 

Pages 62-66 

MORBIDITE ET MORTALITE DES PYGARGUES A TETE BLANCHE (HALIAEETUS LEUCOCEPHALUS) ET DES FAUCONS PELERINS (FALCO PEREGRINUS) RECUEILLIS AU WILDLIFE CENTER DE VIRGINIE ENTRE 1993 ET 2003. 

M. Camille Harris D.V.M., M.S. and Jonathan M. Sleeman Vet.M.B., Dipl. A.C.Z.M., M.R.C.V.S. 

Résumé : Les rapports médicaux de 111 pygargues à tête blanche (86% Haliaeetus leucocephalus) et faucons pèlerins (14% Falco peregrinus) admis au Wildlife Center de Virginie entre 1993 et 2003 ont été compilés afin d’identifier les motifs d’admission, les causes de morbidité et de mortalité, ainsi que le devenir des animaux. La moitié des patients admis l’ont été sur demande du personnel du Virginia Department of Game and Inland Fisheries (Département de la Chasse et de la Pêche de Virginie). Les traumas ont été la cause la plus fréquente de présentation des pygargues (70%) et des faucons pèlerins (81%). Les autres causes de morbidité et mortalité chez les pygargues ont été des intoxications (10%), des maladies infectieuses (8%) et des jeunes orphelins (1%).  Des tumeurs ont été diagnostiquées dans 2 cas de présentations pour cause de trauma, suggérant qu’une maladie sous-jacente aurait pu augmenter la susceptibilité à des lésions traumatiques aiguës. Les faucons pèlerins ont également été recueillis pour des maladies infectieuses (19%). La cause de maladie infectieuse la plus fréquente pour les deux espèces était le West Nile virus. 39% des patients ont été relâchés dans la nature, 28% ont été euthanasiés, 20% sont morts et 13% ont été placés en captivité. Un contrôle après relâche, qui aurait déterminé si les animaux réhabilités ont survécu et ainsi contribué à la sauvegarde de ces populations menacées, n’a pas été effectué dans cette étude. 

Mots-clés : pygargue à tête blanche, Falco peregrinus, Haliaeetus leucocephalus, morbidité, mortalité, faucon pèlerin. 

Pages 67-76 

EVALUATION BIOMEDICALE DES LEMURS NOIRS (Eulemur macaco macaco) A LA RESERVE DE LOKOBE, MADAGASCAR 

Randall E. Junge, M.S., D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and Edward E. Louis, D.V.M., Ph.D 

Résumé : Des évaluations médicales complètes ont été réalisées sur 25 lémurs noirs sauvages (Eulemur macaco macaco) à la réserve de Lokobe, au nord-ouest de Madagascar. Un examen physique complet a été effectué sur chaque animal. Le poids, la température corporelle, la fréquence cardiaque et la fréquence respiratoire ont été notés. Des échantillons de sang ont été prélevés pour une numération-formule complète et un comptage différentiel des leucocytes, une recherche d’hémoparasites, une biochimie sérique, une analyse des vitamines liposolubles, une analyse des minéraux traces, et des sérologies virales et une sérologie Toxoplasma gondii. Des prélèvements de selles ont été collectés pour culture bactériologique et recherche d’endoparasites. Les ectoparasites ont été collectés et identifiés. Les valeurs ont été comparées avec les normes établies pour les lémurs noirs captifs dans les zoos d’Amérique du Nord. Des différences significatives existent entre animaux captifs et sauvages pour le comptage des leucocytes totaux, des monocytes et des basophiles ; pour le profil biochimique sérique, les valeurs diffèrent pour le dosage de l’aspartate amino-transférase, de l’alanine aminotransférase, de la bilirubine totale, des phosphatases alcalines, des protéines totales, de la créatinine, du phosphore, du calcium, du sodium, du potassium et de la créatine phosphokinase. Un animal avait des anticorps anti-Toxoplasma. Les endoparasites identifiés sont des Lemuricola et Callistroura. Deux acariens externes ont été identifiés, l’un appartenait au genre Psoroptes et l’autre à la famille des Laelapidae. La flore bactérienne intestinale était composée d’Enterococcus, de Staphylococcus, d’Escherichia coli, de Streptococcus, de Klebsiella ozaenae et de Bacillus cereus. 

Mots-clés : Lémur noir, maladie, Eulemur macaco macaco, examen sanitaire, Madagascar, alimentation. 
 

Pages 77-84 

SUIVI DES MODIFICATIONS DES CARACTERISTIQUES HEMATOLOGIQUES ET DES VALEURS BIOCHIMIQUES PLASMATIQUES DES TORTUES CAOUANNES JUVENILES (Caretta caretta) 

Yuka Kakizoe, D.V.M., Ken Sakaoka, Futoshi Kakizoe, Makoto Yoshii, Hitoshi Nakamura, Yoshihiko Kanou, D.V.M., and Itaru Uchida, Ph.D. 

Résumé : Les caractéristiques hématologiques et valeurs biochimiques plasmatiques de tortues caouannes (Caretta caretta) juvéniles âgées de 1mois à 3 ans ont été obtenues afin d’établir des valeurs de références. Cinq tortues caouannes en bonne santé de la même couvée ont été sélectionnées et élevées sur une plage de nidification artificielle intérieure. Des prélèvements de sang ont été régulièrement effectués et analysés pour divers paramètres sanguins, jusqu’à un maximum de 15 prélèvements. Les caractéristiques hématologiques, comprenant le volume cellulaire, le comptage total et différentiel des leucocytes, et les caractéristiques biochimiques plasmatiques, comprenant la bilirubine totale, les protéines totales, l’albumine, la glutamique oxaloacétique transaminase, la glutamique pyruvique transaminase, la gamma-glutamique transpeptidase, la créatinine, l’urée, l’acide urique, les phosphatases alcalines, l’amylase, les triglycérides, le cholestérol total, le sodium ionisé, le potassium ionisé et le chlore ionisé, ont été mesurées. Ces résultats ont permis d’établir des références hématologiques et biochimiques pour les tortues carouannes juvéniles en captivité, et aideront à la gestion médicale de ces animaux. 

Mots-clés : tortue caouanne, Caretta caretta, hématologie, biochimie plasmatique. 
 

Pages 85-92 

OSTEODYSTROPHIE CHEZ DES MANCHOTS DE HUMBOLDT JUVENILS (SPHENISCUS HUMBOLDTI): EVALUATION DU CALCIUM IONIZE, DE L’HORMONE PARATHYROIDE, ET DE LA VITAMINE D3 COMME PARAMETRES DIAGNOSTICS  

Michael J. Adkesson, D.V.M. and Jennifer N. Langan D.V.M., Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé: Trois cas d’ostéodystrophie ont été identifiés sur des manchots de Humboldt (Spheniscus humboldti) juvéniles dans une collection zoologique.

Le diagnostic, le suivi et le traitement étaient difficile, du fait que les radiographies, et la biochimie sanguine ne donnaient pas d’information fiables pour bien gérer le cas. Les valeurs normales du calcium ionisé (iCa), de la 25-hydroxyvitamine D3 (25-[OH] D3), et de l'hormone parathyroïde (PTH) n'ont été rapportées pour aucune espèce de l'ordre des  Sphénisciformes. Cette étude a pour but d’établir des gammes de référence pour que ces paramètres puissent fournir une méthode pour évaluer des cas cliniques d’ostéodystrophie et d'autres processus de la maladie. Le calcium ionisé a été mesuré chez 33 oiseaux sains adultes de deux collections zoologiques en utilisant un analyseur clinique portatif.  Le calcium ionisé a été également mesuré à sur 14 de ces oiseaux par un laboratoire diagnostic. L'écart moyen et type ont été respectivement  de 1.21 + 0.09 mmol/L et 1.29 + 0.10 mmol/L.  Les données existantes sur l'iCa chez les oiseaux sont limitées. Mais ces résultats confrontés à d'autres données,  fournissent des éléments cliniques utiles.  L'analyse de la PTH et du 25- [l'OH] D3 a été effectués par à un laboratoire diagnostic sur des échantillons provenant de 14 pingouins sains adultes d’une collection. Les écarts moyen et type pour la PTH et le 25- [l'OH] D3 étaient 0.8 + 0.3 pmol/L et 3.7 + 2.4 nmol/L, respectivement. Ces résultats sont près des limites fonctionnelles détectables minimales des analyses ; la validité et l'utilité des mesures de la  PTH et du  25- [l'OH] D3 chez cette espèce semblent incertaines. 

Mots clés:  Manchots de Humboldt, calcium ionisé, ostéodystrophie, hormone parathyroide, Spheniscus humboldti, vitamin D3. 
 

Pages 93-96 

PLEUROPNEUMONIE CONTAGIEUSE CAPRINE CHEZ DES ONGULES SAUVAGES CAPTIFS DANS LA Al Wabra Wildlife Preservation, ETAT DU Qatar 

Abdi Arif, B.V.Sc, M. Sc., Julia Schulz, Dr .Vet . Med , François Thiaucourt , D.V.M. PhD, Abid Taha, B. S. c. and Sven Hammer, Dr.Vet . Med. 

Résumé: Le pleuropneumonie contagieuse caprine (PPCC) provoquée par Mycoplasma capricolum subsp.capripneumoniae est une maladie respiratoire sérieuse et fortement contagieuse des chèvres domestiques, caractérisée par de la toux, une détresse respiratoire grave et des taux élevés de mortalité. Les lésions à l'autopsie sont principalement une pleuropneumonie fibrineuse avec l’accumulation d’un épanchement pleural de couleur paille. Des cas de PPCC chez des chèvres sauvages (Capra aegagrus), un bouquetin de Nubie (Capra ibex nubiana), un  mouflon Laristan (Ovis laristanica orientalis) et un gerenuk (Litocranius walleri) sont survenus dans l’Al Wabra Wildlife Preservation au Qatar. La maladie a été suspectée en raison des symptômes cliniques et des résultats d'autopsie, et confirmée par l'isolement et l'identification du germe responsable. Cette nouvelle observation indique que la PPCC devrait être considérée une menace potentielle pour la faune et la conservation des espèces menacées de ruminant particulièrement dans le Moyen-Orient où il est enzootique, dû à la présence de porteurs chroniques. Des animaux sensibles importés devraient être mis en quarantaine et vaccinés. Les échantillons à prélever préférentiellement pour le diagnostic sont le fluide pleural, qui contient des nombres élevés de Mycoplasma, des sections de poumons hépatisés, de préférence au niveau de l'interface des tissus normaux et malades.

Les échantillons doivent être envoyés aux laboratoires diagnostiques rapidement. Des conditions de températures fraîches appropriées doivent être maintenues pendant l'expédition. 

Key words: Pleuropneumonie Contagieuse Caprine, Mycoplasma capricolum subsp. capripneumoniae, chèvres sauvages, gerenuk, Bouquetin de Nubie, PCR.

Pages 97-100

 

INFECTION  A TRYPANOSOMA EVANSI CHEZ DES OURS A COLLIER (Selenarctos thibetanus)

G. MUHAMMAD, D.V.M., M.Sc. (Hons.), Ph.D. M. SAQIB, D.V.M., M.Sc. (Hons), M. S. SAJID, D.V.M., M.Sc. (Hons), et A. NAUREEN, D.V.M., M.Sc. (Hons).

 

Résumé: L’ours à collier (Selenarctos thibetanus) est une espèce en danger. Dans les pays d’Asie du Sud, les ours à collier captifs, apprivoisés sont généralent utilizes par des montreurs d’ours itinérants pour divertir les habitants des zones rurales et urbaines. En captivité, cette espèce souffre de divers troubles phsychophysiologiques et maladies contagieuses, courantes chez d’autres espèces domestiques. La présente étude décrit quatre cas d’infection à Trypanosoma evansi chez des ours à collier de spectacles, originaires des régions Faisalabad et Jhang du Pakistan. Le tableau clinique était caractérisé par une hyperthermie, une tachycardie, une tachypnée, une apathie, des muqueuses pales et une ataxie (n = 3). L’examen microscopiques des frottis sanguins révèle une nombre modéré (n = 2) ou élevé (n = 2) de Trypanosoma evansi. Les quatre ours ont été traités deux fois à trois jours d’intervalle avec de la suramine sodique, utilisant presque deux fois la dose recommandée pour des espèces animales domestiques (10 mg/kg). Les ours traités ne présentaient plus de parasite sur les frottis sanguins aux jours 5, 7 et 10 après traitement. Aucun effet indésirable n’a été reporté et ces quatre cas ont récupéré dans les 3 à 7 jours après la seconde moitié du traitement. Un ours mouru 8 jours après le second traitement (jour 11). C’est le premier cas rapporté de T. evansi chez des ours.

Mots clés: Ours à collier, Naganol, Pakistan, Selenarctos thibetanus, suramine sodique, Trypanosoma evansi 
 

Pages 101-107 

DEUX CAS DE MYCOBACTERIOSES ATYPIQUES CAUSEES PAR MYCOBACTERIUM SZULGAI ASSOCIEE A LA MORTALITE D’ELEPHANTS D’AFRIQUE CAPTIFS (LOXODONTA AFRICANA)  

Claude Lacasse, D.V.M., Karen Terio, D.V.M, Ph.D., Dipl. A.C.V.P, Michael. J. Kinsel, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., Lisa L. Farina, D.V.M., Dipl. A.C.V.P, Dominic A. Travis, D.V.M., M.S., Rena Greenwald, M.D., Konstantin P. Lyashchenko, Ph.D., Michele Miller, D.V.M., Ph.D., et Kathryn C. Gamble, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé:  Mycobacterium szulgai a été associée à la mortalité de deux éléphants d’Afrique captifs (Loxodonta africana) au Parc zoologique Lincoln.  Le premier éléphant présentait une boiterie aigue et marquée du membre postérieur gauche.  Malgrès des traitements extensifs, L’animal tomba et mourur 13 mois après les premiers signes cliniques.  L’autopsie a révélé une ostéomyelite avec perte de la tête fémorale et de l’acétabulum et des granulomes pulmonaires avec M. szulgai intralésionnel. Le second éléphant s’écroula lors du transport vers un autre centre, sans aucun signe clinique prémonitoire.  Cet animal fut euthanasié en raison d’une immobilisation prolongée.  Une pneumonie granulomateuse avec M. szulgai intralésionnel a été trouvée à l’autopsie.  Deux nouveaux essais immunitaires réalisés sur des banques d’échantillons de sérum ont détecté une réponse anticorps aux antigènes mycobactérienschez les deux éléphants infectés. Il ne fut pas possible de déterminer quand l’infection a été établie et comment les éléphants ont été infectés. En passant en revue l’épidémiologie de ces organismes chez les humains, bien que la transmission entre éléphant semble improbable du fait que la transmission de cetorganisme d’humain à humain n’a jamais été rapportée et un tiers des éléphants de la herde d’était pas affecté. En plus de M. bovis et M. tuberculosis, les organismes mycobactériens atypiques doivent être considérés comme potentiellement pathogènes chez les éléphants.. 

Mots clés: Eléphant d’Afrique, Loxodonta africana, mycobactériose atypique, Mycobacterium szulgai, ostéoarthrite, pneumonie. 
 

Pages 108-113 

AMYLOIDOSE CHEZ DEUX MESOPLODON DE STEJNEGER (MESOPLODON STEJNEGERI) ECHOUE SUR LES CÔTES DE LA MER DU JAPON 

Yuko Tajima, D.V.M., Ph.D., Akinori Shimada, D.V.M., Ph.D., Tadasu K. Yamada, Ph.D., et Daniel F. Cowan, M.D., C.M. 

Résumé:  L’amyloïdose est une pathologie caractérisée par un dépôt extracellulaire de protéines fibrillaires autologues, qui peut entraîner la compression des tissus adjacents. Cette affection est bien connue chez un grand nombre d’animaux, aussi bien des mammifères, des oiseaux et des reptiles. Il n’y a cependant, à ce jour, qu’une seule mention d’amyloïdose chez les cétacés. En 1999 et 2000, l’amymoïdose a été reconnue chez deux des 12 Mésoplodon de Stejneger (Mesoplodon stejnegeri) trouvés échoués sur les côtes de la mer du Japon (individu n° 1: 498cm, male; individu n° 2: 520cm, femelle). Dans cette étude de population, la prévalence de l’amyloïdose était d’environ 17%. Ces deux animaux semblaient matures d’après leurs caractéristiques physiques et sexuelles (longueur du corps, caractères externes, aspects des gonades et caractéristiques du squelette). L’examen macroscopique montrait un foie était notablement hypertrophié, friable et  pale (jaune brun). Une grande quantité de substance amyloïde fut trouvée dans les espaces de Disse, ainsi qu’une atrophie marquée des hépatocytes. De nombreux granulomes, incluant plusieurs nématodes (Crassicauda sp.), furent découverts avec des dépôts amyloïdes dans les reins. De la substance amyloïde fut également décelée dans le cœur, la rate, les surrénales et le pancréas. Dans les deux cas, la substance amyloïde a été identifiée sur la base de son aspect typique en coloration hématoxyline-éosine et au rouge Congo. La microscopie électronique montre un etrelacs typique de fine fibrilles de 11 nm de diamètre. Il s’agit de la première mention d’amyloïdose sur des Mésoplodon de Stejneger (Mesoplodon stejnegeri), échoués sur les côtes de la mer du Japon. 

Mots-clés : amyloïdose, baleine-à-bec, Mesoplodon stejnegeri, échouage, substance amyloïde, cétacé. 
 

Pages 114-120 

Néphrolithiase à urates chez un éléphant de mer du Nord (Mirounga angustirostris) et une otarie de Californie (Zalophus californianus). 

Sophie Dennison BVM&S MRCVS, Frances Gulland VetMB PhD MRCVS, Martin Haulena DVM MSc, Helio De Morais DVM PhD Dip. ACVIM, and Kathleen Colegrove DVM Dip. ACVP.    

Résumé:  Les néphrolithiases sont rarement décrits chez les mammifères marins. En 2004 et 2005, deux cas ont été diagnostiqués lors d’examens nécropsiques de routine, l’un sur un éléphant de mer boréal (Mirounga angustirostris) et l’autre sur une otarie de Californie (Zalophus californianus). Les néphrolithes ont été trouvés dans les deux reins, leur taille variant de 1 à 10 mm de diamètre chez l’éléphant de mer du Nord, et de 1 à 15 mm de diamètre chez l’otarie de Californie. L’autopsie et l’histopathologie ont mis en évidence des néphrolithes associés à une dilatation des bassinets et une pyélonéphrite chez les animaux. Chez l’otarie de Californie, une hydronéphrose y était associée. Les néphrolithes étaient composés d’acide urique, d’urate d’ammonium chez l’éléphant de mer boréal, d’urate d’ammonium chez l’otarie de Californie. La cause sous-jacente à la formation de ces néphrolites n’a pas été déterminée. Cependant, des changements métaboliques non connus dus à des différences morphologiques ou physiologiques peuvent avoir joué un rôle. C’est la première description de néphrolithes à urates chez une otarie de Californie et un éléphant de mer boréal. 

Mots-clésotarie de Californie, Mirounga angustirostris, éléphant de mer du Nord, néphrolithiase, néphrolithe à urates, Zalophus californianus. 
 

Pages 121-124 

Rhabdomyosarcome d’origine embryonnaire chez un jeune tapir de Baird (Tapirus bairdii). 

Christopher J. Bonar, V.M.D., Albert H. Lewandowski, D.V.M., and Anthony J. Skowronek, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P. 

Résumé : Un jeune tapir de Baird (Tapirus bairdii) avec des commémoratifs de crises épileptiformes a développé des signes d’atteinte respiratoire. Le diagnostic clinique initial était celui d’une pneumonie traitée alors par une antibiothérapie. Aucune amélioration n’a été notée après 14 jours de traitement et un écoulement nasal unilatéral sanguinolent a débuté. Un examen endoscopique et une radiographie ont permis de mettre en évidence une masse dans le nasopharynx déformant le palais mou. Le tapir est mort 32 jours après les premiers signes cliniques. Un examen histopathologique de la masse a décrit une tumeur mésenchymenteuse composée de cellules fusiformes avec des noyaux allongés, formant des faisceaux denses en cellules. Les cellules tumorales fusiformes montrent des striations évidentes. L’immunohistochimie révèle des cellules positives à la desmine, à la myoglobine, et négatives à l’actine des muscles lisses, tout ceci confirmant le diagnostic de rhabdomyosarcome. Le rhabdomyosarcome embryonnaire est la tumeur du nasopharynx la plus courante chez l’homme ; elle est peu décrite chez les chiens, les chevaux et les porcs. Les tumeurs doivent faire partie du diagnostic différentiel lors d’écoulement nasal unilatéral et de stridor à l’inspiration, y compris chez l’animal jeune.  

Mots-clés : tapir de Baird, rhabdomyosarcome, nasopharynx, tumeur, Tapirus bairdii. 
 

Pages 125-126 

Mesure des hormones thyroïdiennes (thyroxine T4, triiodothyroxine-T3) chez les félins non domestiques captifs. 

Débora Cattaruzzi Rodini, M.S., D.V.M., Erika Cristiane Gutierrez Felippe, BIO., and Cláudio Alvarenga Oliveira, D.V.M., M.S., Ph.D. 

Résumé : Le but de cette recherche est l’obtention des valeurs de base pour l’évaluation de la fonction thyroïdienne chez les félins non domestiques. Les concentrations sériques des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) ont été mesurées par la technique de « radioimmunoassay » (RIA) chez 145 félidés non domestiques représentant neuf espèces : le jaguar (Panthera onca), n=49 ; le puma (Puma oncolor), n=10 ; l’ocelot (Leopardus pardalis), n=22 ; l’oncille (Leopardus tigrinus), n=12 ;  le chat de Geoffroy (Oncifelis geoffroyi), n=4 ; le jaguarundi, aussi appelé chat-loutre (Herpailurus yaguarondi), n=8 ; le margay ou chat-tigre (Leopardus wiedii), n=7 ; le lion (Panthera leo), n=26 ; et le tigre (Panthera tigris), n=7. Pour chaque espèce, la moyenne (+ /- l’écart-type) de T3 et T4 ont été respectivement : pour le jaguar de 0.56+/-0.03 ng/ml et 9.7+/-0.8 ng/ml; pour le puma, 0.67+/-0.04 ng/ml et 11.2+/-1.2 ng/ml ; pour l’ocelot, 0.48+/-0.03 ng/ml et 13.8+/-1.5 ng/ml ; pour l’oncille, 0.43+/-0.03 ng/ml et 10.0+/-1.6 ng/ml ; pour le chat de Geoffroy, 0.44+/-0.04 ng/ml et 8.0+/-0.16 ng/ml ; pour le jaguarundi, 0.7+/-0.03 ng/ml et 5.0+/-1.0 ng/ml ; pour le margay, 0.48+/-0.04 ng/ml et 12.2+/-2.3 ng/ml ; pour le lion, 0.43+/-0.02 ng/ml et 5.7+/-2.6 ng/ml ; et pour le tigre, 0.66+/-0.03 ng/ml et 12.6+/-0.9 ng/ml. Parmi ces espèces, les concentrations en T3 et T4 ne sont pas significativement différentes entre mâles et femelles (p>0.05). 

Mots-clés : radioimmunoassay en phase solide, hormones thyroïdiennes, félins non-domestiques.  
 

Pages 127-130 

DIAGNOSTIC ET GESTION CLINIQUE DE MULTIPLES CHROMATOPHORES CHEZ UNE COULEUVRE AGILE A VENTRE JAUNE DE L’EST (COLUBER CONSTRICTOR FLAVIVENTRIS) 

Wm. Kirk Suedmeyer, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Jeffrey N. Bryan, D.V.M., M.S., Dipl. ACVIM (Oncology), Gayle Johnson, D.V.M., Ph.D, Dipl. A.C.V.P, et April Freeman, D.V.M.

     

Résumé:  Une couleuvre agile à ventre jaune de l’est capturée à l’état sauvage (Coluber constrictor flaviventris) présentait trios masses sous-cutanées surélevées, circonscrites et facilement mobilisables sur la musculature épaxiale dorsale droite des vertèbres thoraciques et cervicales. L’examen microscopique et la coloration spéciale des masses réséquées ont permis de diagnostiquer un chromatophore. Aucune métastase n’était apparente sur la radiograpgie du corps et la tomographie. Des biopsies des anciens sites affectés ont été réalisées 13 semaines plus tard et ont mis en évidence une peau et un tissu sous-cutanés normaux. Le serpent récupéra sans évènement notoire et continuait à bien se porter 18 mois plus tard. La résection chirurgicale des chromatophores reste le traitement de choix chez les serpents. Les masses sous-cutanées chez les serpents devraient être examinees avec attention.

Mots clés:  Chromatophores, tomographie, Couleuvre agile à ventre jaune de l’est (Coluber constrictor flaviventris)

 
 

Pages 131-134 

INFECTION LETALE A OZOLAIMUS MEGATYPHLON CHEZ UN IGUANE VERT (IGUANA IGUANA RHINOLOPHA) 

Panayiotis Loukopoulos, D.V.M., Dip.V.St., Ph.D., Anastasia Komnenou, D.V.M., Dr.Med.Vet., Elias Papadopoulos D.V.M., M.Sc., Dr.Med.Vet., Dipl. E.V.P.C., Vassilios Psychas, D.V.M., Dr.Med.Vet. 

Résumé:  Une femelle iguane vert (Iguana iguana rhinolopa) importee, de 2,5 ans et gardée en Grèce a été présentée pour anorexie et pica depuis un mois. A l’examen clinique, elle était cachectique et avait une distension abdominale sévère et une ostéodystrophie fibreuse. Malgrès le traitement, elle mouru un mois plus tard. A l’autopsie, une accumulation massive de nematodes filamenteux fut observée dans le gros intestine, identifies comme Ozolaimus megatyphlon, un memebre des Oxyuridés, de la famille des Pharyngodonidae, et des prasites intestinaiux non pathogens usuels des parasites intestinaux des iguanes. Selon les auteurs, sa presence n’a jamais été rapportée auparavant en Europe, bien qu’une infection pathogène ait été décrite au Japon. L’animal était probablement infecté avant l’importation. Alors que la mort a été attribuée à la charge parasitaire, le faiblre régime alimentaire et l’hygiène du terrarium et l’absence de vermifugation ont contribuer à la déterioration des l’animal. La reconnaissance de cette condition, qui a été récemment présentée ou peut ^tre sous-diagnostiquée, peut aider à améliorer les standards médicaux et de marché concernant cette espèce en pratique. 

Mots-clés: Iguane, espèces importées, nématode, nouvel animal de compagnie, Ozolaimus megatyphlon, maladies parasitaires.  
 

Pages 135-139 

EXTRUSION D’UN DISQUE INTERVETEBRAL ET DECOMPRESSION SPINALE CHEZ UN BINTURONG (ARCTICTIS BINTURONG) 

Maria Spriggs, D.V.M., Jason Arble, D.V.M., et Gwen Myers, D.V.M. 

Résumé:  Un binturong Arctictis binturong âgé de 10 ans, développa un accès aigu de paralysie des membres postérieurs. L’examen neurologique a révéléune paraplégie sensori-motrice. Une myélographie et la tomographie mirent en évidence une compression extrusive ventro-latérale de la moelle spinale centrée sur l’espace intervertébral L3-4. Une décompression spinale a été réalisée par hémilaminectomie et résection du noyau pulpeux dégénéré, confirmé par examen histopathologique. Le binturong récupéra quelques fonctions motrices au jour 8 post-opératoire bien qu’elle succomba à une pancréatite 19 jours postopératoire.

 

Mots-clés :  Arctictis binturong, binturong, hémilaminectomie, maladie du disque intervertébral disc, décompression spinale. 
 

Pages 139-142

PREUVE DE LA MALADIE DE CARRE ET SUGGESTION D’UNE MYOCARDITE A PARVOVIRUS PRECEDENTE CHEZ UN BLAIREAU (MELES MELES)

 

Hugo Burtscher, D.V.M., Dipl. E.C.V.P., et Angelika Url, D.V.M.  

Résumé : Un male blaireau (Meles meles) d’approximativement 1,5 ans, sauvage, d’Autriche de l’est présentait des lésions macroscopiques et microscopiques compatibles avec une infection par la maladie de carré, incluant une méningo-encéphalite non suppurative, une pneumonie interstitielle avec accumulation de macrophages alvéolaires qui contenaient des corps inclus intranucléaires, des exanthèmes vésiculeux de l’abdomen ventral et une atrophie des tissus lymphoïdes. Des antigènes de la maladie de Carré ont été mis en évidence dans divers organes par immunohistologie. En outre, des plages étendues de fibroses étaient présentes dans le myocarde, riche en collagène et pauvre en cellules. Comme de telles modifications sont comparables aux séquelles d’une forme cardiaque aigüe d’une infection à parvovirus chez les chiens, il a été envisage que ce blaireau puiisse avoir eu une myocardite étant petit, mais les antigènes ou l’ADN correspondants n’étaient pas détectable à cause de la rémission de la maladie.   

Mots-clés:  Blaireau, virus de la Maladie de Carré, himunohistologie, Meles meles, myocardite, parvovirus. 
 

Pages 143-145 

HYPOTHYROIDISME CHEZ UN BUFFLE NAIN (SYNCERUS CAFFER NANUS) 

Matthew C. Allender, D.V.M., M.S., Michael Briggs, D.V.M., M.S., et Clifford F. Shipley, D.V.M. 

Résumé : Une femelle adulte buffle naine (Syncerus caffer nanus) d’âge inconnu présentait des signes de croissance excessive du sabot chroniques, d’anoestrus persistent, d’obésité, de poils ternes et de niveau d’activité diminué. La numération formule sanguine et la biochimie présentaient des valeurs normales. Des concentrations en triiodothyronine totale et thyroxine totale diminuées ont été notées par comparaison aux valeur de troupeaux domestiques normaux et d’un buffle nain sain. Un traitement oral à la levothyroxine a augmenté les concentrations sanguine en triiodothyronine totale et thyroxine totale, et en conséquence améliora les signes cliniques comme la perte de poids, la repousse de poil et la reprise d’un cycle de reproduction. 

Mots-clés : Buffle nain, hypothyroidisme, Syncerus caffer, thyroxine, TT3. 
 

Pages 146-149

CONSTRICTION CHRONIQUE DU BOUT DE LA LANGUE CHEZ UN gRAND TAMANOIR (Myrmecophaga tridactyla) CAPTIF

Hanspeter W. Steinmetz, Dr. med. vet., M.Sc., Marcus Clauss, Dr. med. vet., Dipl. E.C.V.C.N., Karsten Feige, Prof. Dr. med vet., Tanja Thio, Dr. med. vet., Ewald Isenbügel, Prof. Dr. med. vet., et Jean-Michel Hatt, Prof. Dr. med. vet., M.Sc.

 
 
 

Résumé :  Un grand tamanoir mâle (Myrmecophage tridactyla) a été traité deux fois pour des constrictions de bout de langue. Les signes cliniques étaient anorexie partielle, selles molles, saignements de la bouche, et une gêne linguale intermittente. Lors du premier examen, des fibres de bois resserrant la partie distale de la langue ont été détectées par endoscopie et ont été enlevées. Lors du deuxième examen, des placards de fibres de collagènes ont été identifiés et réséquées. Les éléments du régime étaient responsables des deux cas : les fibres en bois ovales étaient présentes en tourbe, qui a été incluse car un supplément pour améliorer la consistance des selles, et les fibres de collagènes provenait des fascias des muscles de la viande maigre, servie comme source de protéines dans le régime. Les mesures préventives ont inclus le tamisage de la tourbe pour éliminer de longues fibres et le meulage de la viande, avant la présentation de régime. Un régime homogène, utilisant la cellulose plutôt que la tourbe et les aliments pour chats secs plutôt que la viande, évitera la constriction du bout de langue comme décrit dans ces cas. 

Mots clés: Constriction, régime, grand tamanoir, Myrmecophaga tridactyla, mangue, tourniquet syndrome. 
 

Pages 150-153 

DYSGERMINOMES OVARIENNES CHEZ DEUX grenouilleS de montagne de Montserrat (LEPTODACTYLUS FALLAX) 

Scott D. Fitzgerald, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Ann E. Duncan, D.V.M., Chris Tabaka, D.V.M., Michael M. Garner, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., April Dieter, L.V.T., and Matti Kiupel, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P. 

Résumé: Ce cas décrit l’aspect macroscopique, histologique et les caractéristiques immunohistochimique des dysgerminomes ovariennes chez deux grenouilles de montagne de Montserrat (Leptodactylus fallax) provenant de la même institution zoologique. Une grenouille avait été trouvée morte alors que l’autre présentait un syndrome pathologique incluant un abdomen distendu et une léthargie. A l’autopsie, des masses volumineuses, pales, remplaçaient les ovaires chez les deux animaux. Sur une, de nombreux petits nodules répartis dans toute la cavité coelomiques étaient observées. Histologiquement, les masses étaient composées de travées cellulaires constituées de discrètes cellules germinatives, compatible avec le diagnostic d’un dysgerminome. Les cellules neoplastiques étaient colorées positivement en immunohistochimie pour Oct4, marqueur détectant les cellules souches dont les cellules germinatives chez une variété d’espèces incluant l’Homme. Les tumeurs ovariennes sont peu rencontrées chez les Reptiles et les Amphibiens et ce cas représente la première observation d’un  dysgerminome chez une espèce Amphibien. 

Mots clés : Dysgerminome, Leptodactylus fallax, grenouilles de montagne de Montserrat, neoplasie, ovaire.

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