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Journal of Zoo and Wildlife Medicine 

Volume 38, Numéro 2

Résumés 
 

Pages 169-176 

MORTALITE DE FURETS PIEDS-NOIRS (MUSTELA NIGRIPES) CAPTIFS AU PARC NATIONAL ZOOLOGIQUE DU SMITHSONIAN, 1989-2004 

Ellen Bronson, med. vet., Mitchell Bush, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Tabitha Viner, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., Suzan Murray, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Samantha M. Wisely, Ph.D., et Sharon L. Deem, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé:  La mortalité de furets pieds-noirs (Mustela nigripes)  a été étudiée rétrospectivement, sur la base de données des pathologies de 107 animaux captifs au parc national zoologique du Smithsonian de 1989 à 2004. La majorité des décès néonataux étaient dus au cannibalisme (n = 42; 64.6 %) et au trauma maternel (n = 11; 16.9 %); ces deux causes de mortalité ont diminué durant la période d’étude. Avant 2001, le taux de mortalité juvénile est le plus souvent dû aux maladies gastro-intestinales (N = 11; 52,4%), comportant la coccidiose, la salmonellose, et l'infection par Clostridium. En 2001, l'amélioration des conditions d'élevage, de l'hygiène et des soins médicaux a induit une diminution de la mortalité juvénile associée aux maladies gastro-intestinales. Les deux principales causes de décès chez les adultes étaient les affections rénales ou néoplasiques. La cause de la forte prévalence des affections rénales des quatre dernières années de l'étude est inconnue ; elle n’est pas liée à l'âge ou à la consanguinité. Une meilleure hygiène et un suivi des signes de maladies gastro-intestinales et rénales contribueront au succès du maintien en captivité de cette espèce. 

Mots clés:  Furet pied-noirs, coccidiose, mortalité, Mustela nigripes, neoplasie, affection rénale. 
 

Pages 177-191 

UNE ETUDE RETROSPECTIVE DE PATHOLOGIES CHEZ LES DAUPHINS DE L’AMAZONE ET DE L’ORENOQUE (INIA GEOFFRENSIS) EN CAPTIVITE 

Christopher J. Bonar, V.M.D, Ernesto O. Boede, D.V.M., Manuel García Hartmann, D.V.M, Joanne Lowenstein-Whaley, D.V.M., Esmeralda Mujica - Jorquera, Scott D. Parish, James V. Parish, Michael M. Garner, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., et Cynthia K. Stadler, D.V.M.  

Résumé:  Les dauphins d'eau douce sont particulièrement vulnérables à l’impact des activités humaines. Pour leur conservation, les tentatives de délocalisation ou de reproduction ex situ peuvent devenir importantes dans l'avenir afin d'éviter leur extinction. Une meilleure connaissance et l’expérience médicale sur la gestion du dauphin d’eau douce en captivité peuvent aider ces efforts de conservation. Les dossiers médicaux, les rapports d’autopsie et d’histopathologie de 123 dauphins de l’Amazone (Inia geoffrensis) en captivité ont été examinés. Parmi ces 123 animaux, 105 ont été autopsiés, dont 70 ont fait l’objet d'une analyse d’histopathologie. Dix-huit animaux n'ont pas été autopsiés. Parmi les animaux nés à l’état sauvages, la mortalité était plus élevée dans les deux premiers mois immédiatement après la capture et le transport, représentant 32 décès sur 123. Des lésions de pneumonie et cutanées (ulcères cutanés et sous-cutanés, abcès) étaient le plus souvent constatés, dans 44/105 (42%) et 38/105 (36%) des diagnostics, respectivement. Au moins 10 des 44 cas de pneumonie diagnostiquée comprenaient une composante parasitaire. De la cachexie, de cause variée a été trouvée chez 21 animaux. Quinze animaux montraient des signes histologiques de pathologie rénale significative, première cause de décès pour 13 cas. Des affections hépatiques ont été trouvées dans 18 cas, et une septicémie bactérienne a été confirmée par l'histologie pour 16 cas. Sur la base de ces constatations, on peut conclure que les clés du succès de l'entretien de cette espèce sont: 1) la prophylaxie et le traitement antibiotique et anthelminthique immédiatement après la capture, 2) le maintien d'animaux dans des enceintes plus grandes que par le passé, en groupes de compatibilité, et dans des installations permettant la séparation des animaux agressifs; 3) le maintien de la qualité de l'eau microbiologiquement hygiénique, à tout moment, et 4) un programme volontariste de médecine préventive immédiatement après la capture, pendant la quarantaine, et lors de la période de maintien en captivité. 

Mots clés: dauphin de la riviere Amazone, Inia geoffrensis, captivité, pathologie, mortalité. 
 

Pages 192-200 

EVALUATION RADIOGRAPHIQUE DE LA TAILLE DU COEUR CHEZ DES ESPECES DE ROUSSETTES (PTEROPUS RODRICENSUS, p. HYPOMELANUS, AND p. VAMPYRUS). 

Antonia Gardner, B.S., D.V.M., Margret S. Thompson, D.V.M., Dipl. A.C.V.R., Deidre Fontenot, D.V.M, Nicole Gibson, Ph.D., and Darryl J. Heard, B.V.M.S., Ph.D, Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé: La cardiomyopathie dilatée est une pathologie relativement commune chez les roussettes captives (Pteropus spp.). Le but de cette étude était d'établir des mesures quantitatives de référence qui pourraient être utilisées pour l’aide au diagnostic de pathologies cardiaques chez ces animaux. Des radiographies thoraciques latérales et ventrodorsales de roussettes apparemment saines (n = 66) des trois espèces (Roussette de Rodrigue, P. rodricensis n = 18; roussette des îles, P. hypomelanus ", n = 16, et roussette de Malaisie, P. vampyrus n = 32) ont été évalués objectivement pour décrire l'apparence cardiaque. Les dimensions cardiaques absolues et relatives ont également été mesurées. Les mêmes méthodes ont été utilisées pour évaluer les radiographies de roussettes (N = 9) atteintes de le cardiomyopathie dilatée ou aiguë. Les ratios suivants permettaient de classer la taille de silhouettes cardiaques normales. Dans la projection ventrodorsale, les mesures de la largeur du cœur sur la largeur thoracique et la largeur du cœur sur la longueur de la clavicule ont été préférées. Dans la projection latérale, la largeur du coeur par rapport à la hauteur du thorax fut le mode de mesure retenu. Sur les radiographies de chauve-souris atteintes de cardiomyopathie dilatée et aiguë connue, la longueur du cœur apicobasilaire par rapport à la hauteur du thorax et la largeur du cœur par rapport à la largeur thoracique ont été les plus sensibles des ratios pour diagnostiquer des cardiomégalies. 

Mots clés: Mesure cardiaque, cardiomyopathie, megachiroptères, Pteropus spp., radiologie. 
 

Pages 201-216 

EVALUATION BIOMEDICALE DE MAKIS (Lemur catta) SAUVAGES DANS TROIS HABITATS DE LA RESERVE SPECIALE DE Beza MahAfaly, Madagascar 

David S. Miller, M.S., D.V.M., Michelle L. Sauther, M.A., Ph.D., Mandala Hunter-Ishikawa, M.S., Krista Fish, M.A., Heather Culbertson, D.V.M., Frank P. Cuozzo, M.A., Ph.D., Terry W. Campbell, D.V.M., Ph.D., Gordon A. Andrews, Ph.D., D.V.M., Ph.D., Dipl. ACVP, Patricia Sue Chavey, Ph.D., B.S., M.T. (ASCP), Raymond Nachreiner, D.V.M., Ph.D., Wilson Rumbeiha, B.V.M., Ph.D., Dipl. A.B.T., Dipl. A.B.V.T., Maria Stacewicz-Sapuntzakis, Ph.D, et Michael R. Lappin, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.I.M. 

Résumé: Des examens physiques complets et des échantillons biomédicaux ont été réalisés sur 70 makis sauvages (Lemur catta) dans trois habitats différents de la Réserve Spéciale de Bèze Mahfaly (RSBM), dans le sud de Madagascar, afin d'évaluer l'influence de l'homme et de l’habitat sur la santé des lémuriens. Les lémuriens ont été anesthésiés par fléchage avec de la kétamine et du diazépam, pour des études parallèles biomédicales, morphométriques et comportementales. Des sous-groupes d’animaux ont eu des analyses sanguines pour une hématologie, une biochimie, une analyse des oligoéléments et des vitamines lipophiles (vitamines A, D et E), des mesures du métabolisme du fer, et des tests de polymerase chain reaction (PCR) pour Toxoplasma gondii, Hemoplasma spec., Bartonella Spec., Ehrlichia sp., Anaplasma phagocytophilum, et Neorickettsia risticii. Les résultats ont été comparés en fonction du sexe et des habitats du site d’étude: Préservé (galerie de forêt intacte), Dégradés (habité par des humains et modifié), et Marginal (forêt sèches didieracea avec pâturage et coupes d'arbres). La vitamine D, les triglycérides, le cholestérol, et les mesures du métabolisme du fer pour les lémuriens de RSBM furent supérieurs à ceux signalés précédemment, pour une population de lémuriens sauvages( Réserve Naturelle Stricte de Tsimanampetsotsa, Madagascar), qui ont moins accès à des aliments d'origine humaine. Les makis de RSBM provenant d’un habitat sec (Marginal) avaient des valeurs plus élevées en sodium (P = 0,051), chlorure (P = 0,045), osmolalité (P = 0,010), et amylase (P = 0,05), suggérant que ces lémuriens étaient moins hydratés. Les valeurs de vitamine D des mâles furent plus élevées (P = 0,011) que celles des femelles à SRBM, peut-être en raison des différences de comportement lié à l’ensoleillement ou une sélection des aliments différente. La signification biologique est incertaine pour d’autres paramètres avec des différences statistiquement significatives. Tous les échantillons (N = 20) furent négatifs pour les agents pathogènes testés par PCR. La poursuite concertée des recherches biomédicale et écologique est nécessaire à SRBM pour confirmer ces résultats et déterminer leur lien avec les taux de mortalité et de fécondité de la population.  

Mots clés:  Makis, sauvages, Lemur catta, santé, habitat, sexe. 
 

Pages 217-221 

VARIATION BIOLOGIQUE A COURT-TERME DE VALEURS CHIMIQUES CHEZ DES VARAN DE DUMERIL (Varanus dumerili) 

Mads F. Bertelsen, D.V.M., D.V.Sc., Mads Kjelgaard-Hansen, D.V.M., Ph.D., Jennifer R. Howell, R.V.T., and Graham J. Crawshaw, B. Vet. Med., Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé:  Les valeurs biochimiques sur plasma sont couramment utilisés dans la gestion médicale des maladies des reptiles, et pour la surveillance de la santé des animaux cliniquement normaux. Les tests de laboratoire, incluant les valeurs cliniques biochimiques, sont soumis à des variations biologiques et d’analyses, dont l'ampleur met en évidence l’utilité d’une référence basée sur la population pour la détection de résultats anormaux chez l’individu. Des mesures répétées d’analyses de variance permettent à l'écart doit être brisé à l'intérieur en personne, entre individuel, et d'analyse de variation. Lorsque l'individu au sein de la variation est grand et les variations entre les individus est faible, un échantillon peut être correctement classés comme normale ou anormale fondée sur une population de référence intervalle. Inversement, si l'individu intracommunautaires variation est faible et les écarts entre les différents élevé, la population de référence sur des intervalles sont d'une valeur limitée comme les gammes pour un individu englober une partie seulement de la référence conventionnelle intervalle. - Entre lézard, dans le cadre de lézard, et d'analyse de la variance des composants ont été évalués par imbriqués analyse de la variance pour 16 couramment mesurée plasmatique paramètres biochimiques dans 8 adulte en bonne santé Duméril les moniteurs (Varanus dumerili). Albumine, le taux de cholestérol, le phosphore, le calcium, le sodium, et le total des niveaux de protéines démontré individualité suggérant que la comparaison d'une mesure unique à un classiques axés sur la population de référence peut être trop sensible pour détecter les altérations modeste mais significative de la valeur de l'animal. Seulement pour le potassium et AST ne l'indice de l'individualité suggèrent que l'utilisation de valeurs de référence peut être justifiée. L'acide urique, la globuline, le glucose et l'amylase est tombée dans une zone grise où population sur les plages doivent être utilisées avec prudence. La différence critique indique la différence entre les deux résultats d'analyse qui peuvent être attribuées à toute sécurité des variations naturelles. Dans la présente étude critique différence variait de 7% et 11% respectivement pour le chlorure de sodium et de 75% et 125% pour l'acide urique et AST.  
 
Mots clés: le moniteur de Duméril, Varanus dumerili, biochimie clinique, biologique variation différence critique, l'indice de l'individualité.
 

Pages 222-230 

ECHOGRAPHIE QUANTITATIVE, IMAGERIE PAR RESONNANCE MAGNETIQUE, ET ANALYSE D’IMAGES HISTOLOGIQUES D’ACCUMULATION DE FER DANS LE FOIE DE PIGEONS (COLUMBIA LIVIA) 

Jodi S. Matheson, DVM, Joanne Paul-Murphy, DVM, Dipl. ACZM, Robert T. O’Brien MS, DVM, Dipl. ACVR, and Howard Steinberg, DVM, Dipl. ACVP 

Résumé : La surcharge en fer a été induite par injection intraveineuse de fer dextran chez des pigeons adultes,Columbia livia , cliniquement sains, (n=8). Une hémosidérose a été induite chez tous les oiseaux traités. Deux pigeons de contrôle n’ont pas reçu d’injection de fer. Les pigeons n’ont pas montré de signes cliniques de surcharge en fer pendant 6 semaines d’étude. L’examen échographique du foie chez les pigeons recevant du fer dextran fut réalisé aux jours 0, 13, 28, et 42. Aucune image échographique n’a été réalisée chez les pigeons de contrôle. L’imagerie par résonance magnétique fut réalisée les jours 0, 13, 28, et 42 sur tous les pigeons de l’étude et des séquences d’image ont été recueillies dans trois formats différents : T1, T2, et séquence écho de gradients. Des biopsies chirurgicales du foie ont été réalisées sur des pigeons ayant reçu du fer dextran aux jours 2, 16 et 45 (à l’autopsie). Un unique échantillon de foie a été recueilli à l’autopsie des pigeons de contrôle. Les examens histologiques, l’analyse quantitative des images et l’analyse en fer des tissus par fine couche de chromatographie ont été réalisés sur chaque échantillon de foie et comparés aux images étudiées. Bien que l’hémosidérose a été confirmée à l’histologie sur chaque pigeon de l’expérience, aucune différence dans l’intensité des pixels des images échographiques n’a été vue à aucun moment de l’étude. L’intensité du signal, dans tous les formats IRM, a significativement diminué de manière linéaire alors que l’accumulation en fer augmentait.

    

Mots clés: Aviaire, hémochromatose, hémosidérose, fer, imagerie par résonance magnétique, échographie. 
 

Pages 231-239 

ETUDE DES NEOPLASIES CHEZ DES KANGOUROUS ROUX (MACROPUS RUFUS), 1992-2002, DANS UNE COLLECTION ZOOLOGIQUE

Wm. Kirk Suedmeyer, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and Gayle Johnson, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P. 

Résumé:  Une augmentation dans la proportion des cas de néoplasies observés dans une collection de kangourous roux (Macropus rufus) captifs, comparée aux recensement histologiques et la rareté des tumeurs chez les kangourous dans la littérature a incité le passage en revue des autopsies de tous les kangourous des 10 dernières années. L’autopsie individuelle, le dossier médical et l’inventaire de tous les kangourous du Zoo de Kansas City ont été revus pour la période du 1er janvier 1992 au 31 décembre 2002. Deux carcinomes des cellules squameuses de la cavité buccale, deux adénocarcinomes des glandes mammaires, un lymphosarcome multicentrique des cellules T et un lipome sous-muqueux pilorique ont été diagnostiqués chez 6 sur 28 kangourous décédés. Trois tumeurs ont été diagnostiquées ante mortem. Quatre tumeurs sur six ont été considérées comme malignes et toutes les quatre avaient métastasées. L’âge moyen de la mort était de 11 ans. Les six animaux ayant une tumeur étaient des femelles; cependant la population présentée était comprise uniquement de femelle. Seuls 11 cas de néoplasie chez les kangourous roux ont été décrits dans la littérature. Sur la base de ces cas et de la littérature, les tumeurs les plus souvent observées chez les kangourous roux sont les adénocarcinomes des glandes mammaires et les carcinomes des cellules squameuses de la cavité buccale. Les dénominateurs communs n’ont pas été identifiés pour ces cas, bien que des gingivites chroniques auraient pu être un facteur favorisant le développement de carcinomes des cellules squameuses de la cavité buccale. 

Mots clés: Macropus rufus, adénocarcinome des glandes mammaires, néoplasie, kangourou roux, carcinome des cellules squameuses. 
 

Pages 240-244 

REPONSE ANTICORPS DE CINQ ESPECES D’OISEAUX APRES VACCINATION AVEC UN VACCIN TUE CONTRE LE VIRUS WEST NILE  

Danelle M. Okeson, D.V.M., Shirley Yeo Llizo, V.M.D., Christine L. Miller, D.V.M., et Amy L. Glaser, D.V.M., Ph.D. 

Résumé : Le virus West Nile est associé à de nombreuses mortalities d’oiseaux aux Etats-Unis depuis 1999. Cinq espèces aviaires de trois parcs zoologiques ont été sélectionnées pour évaluer la réponse anticorps à la vaccination contre le virus West Nile : des manchots du cap (Spheniscus demersus); des manchots pygmées (Eudyptula minor); des flamants roses (Phoenicopterus ruber); des flamants du Chili (P. chilensis); et des poules de prairie d'Attwater (Tympanuchus cupido attwateri). Tous les oiseaux ont été vaccinés en intramusculaire au moins deux fois avec une vaccin complet inactivé commercialisé (Innovator™; Fort Dodge Animal Health, Fort Dodge, Iowa 50501, USA). Des différences significatives dans le titrage en anticorps au cours du temps ont été détectées pour les manchots du cap et les deux espèces de flamants.   

Mots clés Eudyptula minor, Phoenicopterus spp., Spheniscus demersus, Tympanuchus cupido attwateri, vaccin, virus West Nile. 
 

Pages 245-251 

REFERENCES BIOCHIMIQUES DE L’HEMOLYMPHE DES MYGALES DE LEBLON (THERAPHOSA BLONDI) ET DES MYGALES ROSES DU CHILI (GRAMMOSTOLA ROSEA) CAPTUREES A L’ETAT SAUVAGE 

Trevor T. Zachariah, D.V.M., Mark A. Mitchell, D.V.M., Ph.D., Clare M. Guichard, et Rimme S. Singh, B.A. 

Résumé:  Les araignées Theraphosidae sont devenues extrêmement populaires aux Etats-Unis pour un usage aussi bien public que privé. Cependant, leur physiologie est peu connue d’un point de vue médical. Cette étude présente la première tentative pour établir une référence de valeurs d’hémolymphe pour deux espèces communes de Theraphosidae, la mygale de Leblon (Theraphosa blondi) et la mygale rose du Chili (Grammostola rosea). Onze T. blondi et douze G. rosea, toutes capturées à l’âge sub-adulte ont été obtenues après importation et l’hémolymphe recueillie pour des analyses biochimiques. Après 8 semaines de captivité, l’hémolymphe a de nouveau été recueillie et analysée. Les analyses biochimiques incluaient les mesures d’aspartate aminotransférase, créatinine kinase, glucose, protéines totales, albumine, acide urique, urée, phosphore, calcium, potassium, et sodium. L’osmolalité de l’hémolymphe a été estimée pour chaque araignée selon deux formules différentes. Il y avait des différences significatives pour le poids vif, le sodium, le potassium et l’osmolalité entre les différents temps d’échantillonnage pour les deux espèces. Il y avait aussi des différences significatives pour la créatinine kinase, le calcium, les protéines totales et l’urée entre les périodes d’échantillonnage pour T. blondi. Les résultats de cette étude suggèrent qu’une série d’échantillonnage d’hémolymphe peut être utilisée pour évaluer l’état d’hydratation des araignées Théraphosidae. En outre, les différences dans les analyses d’hémolymphe entre les araignées suggèrent qu’il pourrait y avoir des différences entre les espèces, qui devraient être abordées dans des études futures. 

Mots clés:  Biochimie, Grammostola rosea, hémolymphe, araignée, Theraphosidae, Theraphosa blondi. 
 

Pages 252-257 

TENTATIVE DE TRAITEMENT DE TIGRES (panthera tigris) infecteS PAR Microsporum canis  

John M. Sykes IV, D.V.M., et Edward C. Ramsay, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M. 

   

Résumé:  Plusieurs cas de dermatophytose à Microsporum canis sont survenus chez des tigres (Panthera tigris) d’un sanctuaire pour félin en 2003. Afin de trouver une méthode efficace, pratique, sans danger et abordable de contrôler cette épizootie, on a procédé à un traitement d’essai. Des tigres non-alopéciques ont été étudiés comme porteurs sains. L’efficacité de trois traitement topiques et de l’environnement combinant 2% de polysulfide de calcium et un nettoyant à base de peroxyde ont été évalués sur des tigres non alopéciques, présentant une culture postive (n = 18) maintenus dans 4 enclos séparés. La solution de de polysulfide de calcium a été appliqué en topique sur l’ensemble de ces animaux. Pour contrôle, des tigres non-alopéciques mais de culture positive (n = 6) situés dans deux autres enclose n’ont pas été traités. Le traitement de l’environnement comprenait de la solution de polysulfide de calcium (n = 1), un agent nettoyant à base de peroxyde (n = 1) et aucun traitement (n = 2). Les solutions ont été appliquées sept fois, à deux semaines d’intervalles. All solutions were applied at 2 wk intervals for seven treatments. Le traitement à base de solution à 2% de polysulfide de calcium a été inefficace pour traiter la plupart des tigres. Le polysulfide de calcium a été efficace pour arréter la croissance fongique de l’environnement immédiatement post-traitement, alors que l’agent nettoyant à base de peroxyde n’a pas été efficace. Une seconde étude sur tous les tigres et leurs enclos a été menée 2 ans plus tard où 22 sur 24 tigres (92%) présentaient une guérison complète, définies par deux cultures de poils négatives. L’étude des résultats de cultures durant l’essai clinique et la seconde étude suggère que les dermatophytoses non alopéciques des tigres qui sont maintenus à l’extérieur ne nécessite pas de traitement individuel et environnemental agressif, du fait que l’infection peut se résorber avec le temps.

 

Mots clés: Dermatophytose, polysulfide de calcium, Microsporum canis, Oxyclean®, Panthera tigris, tigre.  
 

Pages 258-268 

PHARMACOCINETIQUE DE L’IBUPROFENE ADMINISTRE PAR VOIE ORALE CHEZ DES ELEPHANTS D’AFRIQUE ET D’ASIE (LOXODONTA AFRICANA ET ELEPHAS MAXIMUS) 

Ursula Bechert, D.V.M., Ph.D., et J. Mark Christensen, Ph.D. 

Résumé:

Les paramètres pharmacocinétiques de l’ibuprofène S(+) et R(-) ont été déterminés chez 20 éléphants après une administration de doses préliminaires de 4, 5 et 6 mg/kg d’ibuprofène racémique. Après l’administration de 4 mg/kg d’ibuprofène, les concentrations sériques en ibuprofène ont atteint un pic à 5 heures à 3.9 ± 2.07 μg/ml R(-) et 10.65 ± 5.64 μg/ml S(+) (moyenne ± SD) chez les éléphants d’Afrique (Loxodonta africana) et à 3.06 heures à 5.14 ± 1.39 μg/ml R(-) et 13.77 ± 3.75 μg/ml S(+) chez les éléphants d’Asie (Elephas maximus), respectivement. Les dosages à six mg/kg ont about it à un pic en concentration sérique à 5.91 ± 2.17 μg/ml R(-) et 14.82 ± 9.71 μg/ml S(+)chez les éléphants d’Afrique, et 5.72 ± 1.60 μg/ml R(-) et 18.32 ± 10.35 μg/ml S(+) chez les éléphants d’Asie. L’ibuprofène a été éliminé avec des caractéristiques cinétiques de premier ordre d’un modèle à compartiment unique avec une demie-vie de 2.2-2.4 heures R(-) et 4.49-5.1 heures S(+) chez les éléphants d’Afrique et 2.4-2.9 heures R(-) et 5.9-7.67 heures S(+) chez les éléphants d’Asie.  Les concentrations sériques en ibuprofène R(-) étaient indétectables à 24h alors que l’ibuprofène S(+) est descendu sous 5 μg/ml 24 heures post-administration chez tous les éléphants. Le volume de répartition a été estimé entre 322-356 ml/kg R(-) et 133-173 ml/kg S(+) chez les éléphants d’Asie et 360-431 ml/kg R(-) et 179-207 ml/kg S(+) chez les éléphants d’Afrique. Les concentrations sériques à l’état stable en ibuprofène allaient de 2.2-10.5 μg/ml R(-) et 5.5 à 32.0 μg/ml S(+) (moyenne: 5.17 ± 0.7 R(-) et 13.95 ± 0.9 S(+)  μg/ml chez les éléphants d’Afrique et 5.0 ± 1.09 μg/ml R(-) et 14.1 ± 2.8 μg/ml S(+) chez les éléphants d’Asie. L’ibuprofène racémique administré à 6 mg/kg/12 heures pour les elephants d’Asie et à 7 mg/kg/12 heures pour les éléphants d’Afrique résultent en des concentrations sériques thérapeutiques de cet agent anti-inflammatoire. 

Mots-clés:  éléphants d’Afrique, éléphants d’Asie, ibuprofène, pharmacocinétique. 
 

Pages 269-279 

BIOCHIMIE CLINIQUE DE LAMANTINS DE FLORIDE (TRICHECHUS MANATUS LATIROSTRIS) SAINS 

John W. Harvey, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Kendal E. Harr, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.V.P., David Murphy, D.V.M., Michael T. Walsh, D.V.M., Elizabeth J. Chittick, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M., Robert K. Bonde, Melanie G. Pate, Charles J. Deutsch, Ph.D., Holly H. Edwards, Ph.D.,  et Elsa M. Haubold, Ph.D. 

Résumé: Les lamantins de Floride (Trichechus manatus latirostris) sont des mammifères en danger vivant dans les eaux côtières de Floride et des états adjacents. Les analyses biochimiques sur sérum ou plasma sont des outils importants pour évaluer la santé des lamantins sauvages ou captifs. Le but de cette étude était de mesurer les éléments plasmatique ayant une valeur diagnostique chez des lamantins sains et de déterminer s’il y avait une variation en fonction de l’environnement (sauvage ou captif), la classe d’âge (petits, jeunes, subadultes, adultes), et le sexe. Aucune différence significative dans les valeurs plasmatiques du sodium, potassium, bilirubine, glucose, alanine aminotransférase, ou créatinine-kinase n’a été trouvé parmi ces classes d’animaux. Comparés aux lamantins sauvages, les lamantins captifs avaient des concentrations moyennes significativement plus basses en valeurs plasmatiques de chlorure, phosphate, magnésium, triglycérides, trou anionique, et lactate. Les lamantins captifs avaient des valeurs moyennes en CO2 total, calcium, urée, créatinine, phosphatase alcaline, γ-glutamyltransferase, protéines totales, albumine, et un ratio albumine/globuline significativement plus élevés que chez les lamantins sauvages. Les différences dans l’environnement de ces deux groupes, incluant le régime alimentaire, la température, la salinité et le stress pourraient expliquer certains de ces résultats. Les concentrations plus élevées en lactate plasmatique et trou anionique et les concentrations en CO2 total plus basses des lamantins sauvages sont probablement dues à un effort plus important lors de la capture, mais l’absence d’activité élevée en créatinine kinase plasmatique par rapport aux animaux captifs indique qu’il n’y a pas eu de lésion musculaire grave associée à la capture. Le phosphate plasmatique diminuait et les globulines totales augmentaient avec l’âge. Les concentrations plasmatiques en cholestérol en triglycérides étaient plus élevées chez les petits. L’aspartate aminotransférase plasmatique était plus élevée chez les jeunes que chez les adultes et subadultes, et le ratio albumine/globuline était plus élevé chez les subadultes que chez les adultes. Plasma total CO2 was higher and chloride was slightly lower in females than in males. 

Mots clés: Captif, biochimie clinique, sain, lamantin, plasma, protéines. 
 

Pages 280-284 

PREVENTION  DE L’OBSTRUCTION URETHRALE SUITE A LA COLLECTE DE SEMENCE CHEZ DEUX ESPECES DE LEMURIENS, VARECIA VARIEGATA VARIEGATA ET LEMUR CATTA 

Jenifer Chatfield, D.V.M., Linda Penfold, Ph.D., et Kortney O’Neill, D.V.M. 

Résumé: Les lémuriens sont un groupe diversifié de primates composé de cinq familles, toutes uniquement présentes à Madagascar et aux Comores. Parmi les 60 espèces connues, 17 sont en voie de disparition et 5 de celles ci sont dans une situation critique. Les effets de la consanguinité sur la santé et la viabilité des populations ont été bien décrits; quoique les effets négatifs de la consanguinité puissent être améliorés par l’introduction de matériel génétique nouveau. L’introduction de nouveaux individus dans une population peut être extrêmement difficile du fait de la nature hautement sociale des lémuriens. La récolte de semence chez les espèces de lémuriens est connue pour être un challenge puisqu’ils éjaculent sous la forme d’un coagulum. Au cours de l’accouplement normal, le coagulum forme un bouchon copulatoire chez la femelle. Néanmoins, ce coagulum peut présenter un risque vital quand retenu de manière anormale dans l’urètre suite à une électro éjaculation. Cette étude approfondis l’utilisation d’acide ascorbique dans la prévention du blocage urétral pendant la récolte de semence chez deux espèces de lémurs, démontre la réussite de la collecte de semence par électro éjaculation chez deux espèces de lémurs au cours de la période de reproduction, et débat du retrait des bouchons urétraux suite à la collecte de sperme. Du sperme fut prélevé avec succès chez tous les animaux. Des bouchons urétraux se sont formés lors de chaque collecte et furent retenus anormalement dans 2/11 collectes. Les deux bouchons furent retirés avec succès et immédiatement par retro pulsion à travers le cathéter urétral. Bien que les résultats de cette étude soient encourageants, des investigations additionnelles sont nécessaires afin de déterminer si cette procédure peut être réalisée sans risque sur le terrain.  

Mots clés: Lémur, Varecia variegata variegata, Lemur catta, collecte de semence, électro éjaculation. 
 
 

Pages 285-291 

DONNEES DE LABORATOIRE LORS D’INFECTION AIGUE A CYTAUXZOON FELIS INFECTION CHEZ LES COUGARS (PUMA CONCOLOR COUGUAR) EN FLORIDE 

John W. Harvey D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Mike R. Dunbar, M.S., D.V.M., Terry M. Norton, D.V.M, Dipl. A.C.Z.M., et Michael J. Yabsley, M.S., Ph.D. 

Résumé: Des piroplasmes intra érythrocytaires, morphologiquement compatibles avec Cytauxzoon felis, furent identifiés sur des frottis sanguins de plus d’un tiers des couguars (Puma concolor cougar) sauvages de Floride du sud, lors d’une étude qui n’a pas permis de démontrer les effets négatifs de l’infection à piroplasme sur les paramètres hématologiques. Néanmoins une étude récente utilisant une réaction polymérase en chaine (PCR) emboitée 18s rRNA n’a identifié que 9% de couguars sauvages de Floride du Sud infectés par C. felis, mais a montré que 83% de ces animaux étaient infectés par une petite Babesia sp sans nom. Dans l’étude présentée ici, les paramètres hématologiques et biochimiques furent déterminés lors de l’apparition initiale des piroplamses sur les frottis sanguins de trois couguars occidentaux maintenus en Floride du Nord. Un animal devint malade tandis que les deux autres ne manifestèrent aucun signe clinique. L’hématocrite diminua chez les trois couguars en concomitance avec la première reconnaissance de parasitémie. Une réponse régénérative à l’anémie (augmentation de la polychromasie, augmentation du volume cellulaire moyen, et augmentation de la largeur des globules rouges)  fut notée chez deux couguars examinés à deux reprises pendant les deux semaines qui ont suivi. Une thrombocytopénie et une probable leucopénie se produisit chez un de ces animaux. Les données biochimiques les plus cohérentes étaient une augmentation de la concentration de bilirubine sérique et une augmentation des activités de l’alanine aminotransferase et de l’aspartate aminotransferase lors de la reconnaissance initiale de la parasitémie. Les valeurs des protéines sériques de furent pas cohérentes pour ces couguars. L’utilisation de PCR pour l’identification de séquences génétiques 18S rARN dans le sang de ces trios animaux révéla une infection par C. felis, mais pas par Babesia sp. Cette étude démontre qu’une anémie hémolytique minime et probable atteinte hépatique se produit en parallèle de la découverte initiale de piroplasmes de C. felis sur des frottis sanguins.  

Mots clés: Couguar, biochimie clinique, Cytauxzoon, hématologie, piroplasme, puma, Babesia. 
 

Pages 292-299 

EPIDEMIE DE Calicivirose systemique CHEZ DES FELINS EXOTIQUES CAPTIFS  

Tara M. Harrison, D.V.M., M.P.V.M., James Sikarskie, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M., John Kruger, D.V.M., Ph.D., Annabel Wise, D.V.M., Ph.D., Thomas P. Mullaney, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Matti Kiupel, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., ET Roger K. Maes, D.V.M., Ph.D. 

Résumé: Un petit tigre Amur (Panthera tigris altaica) de cinq jours, élevé par sa mère, fut présenté pour ulcérations de la langue. Des lésions identiques évoluant jusqu’à desquamation de la langue apparurent chez trois autres membres de la même portée le jour suivant. Les lésions progressèrent chez tous les petits vers une desquamation de l’épithélium des coussinets du carpe, tarse, métacarpe et métatarse. Des ulcères oraux furent aussi notés chez des adultes lions africains (Panthera leo) et tigres Amur (Panthera tigris altaica), mais pas chez deux léopards des neiges adultes (Panthera uncia) maintenus dans le même bâtiment.  Tous les chats adultes avaient précédemment été vaccinés contre des affections félines communes, y compris le calicivirus félin (CVF).  La détection d’ARN de CVF dans les sécrétions orales par réaction polymérase en chaine par transcription reverse en temps réel (RRT-PCR) a confirmé l’infection par CVF chez les petits tigres et un lion. Un lion male et un petit tigre male décédèrent pendant cette épidémie. Une RRT-PCR confirma la présence de CVF dans de multiples tissus de ces deux animaux. Un chat sauvage capturé à l’extérieur du bâtiment des félins pendant l’épidémie fut testé positif à CVF par isolation virale et fut suspecté d’être la source de l’infection.  

Mots clés: lion africain, tigre Amur, félin captif, calicivirus félin, calicivirus systémique. 
 
 

Pages 300-308 

GRANULOMES EOSINOPHILIQUES ORAUX CHEZ DES TIGRES (PANTHERA TIGRIS) -REVUE DE 16 CAS 

John M. Sykes IV, D.V.M., Michael M. Garner, D.V.M., Dipl. A.C.V.P.,

Leah L. Greer, D.V.M., Nancy P. Lung, V.M.D., M.S., Rob L. Coke, D.V.M., Frank Ridgley, D.V.M., Mitch Bush, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Richard J. Montali, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Dipl. A.C.V.P., Ben Okimoto, D.V.M., Robert Schmidt, D.V.M., PhD., Dipl. A.C.V.P., Jack L. Allen, D.V.M., D.A.C.Z.M., Bruce A. Rideout, D.V.M., PhD, Patricia A. Pesavento, D.V.M., PhD., Dipl. A.C.V.P., and Edward C. Ramsay, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé : Des granulomes éosinophiliques oraux ont été diagnostiqués chez 16 tigres (Panthera tigris). Toutes les lésions étaient situées sur le palais dur ou mou, et consistaient typiquement en des ulcères circulaires plats ou légèrement en relief. Les aspects histologiques de ces lésions étaient en général similaires aux granulomes éosinophiliques oraux des chats ou des chiens domestiques. Dans 8 cas, aucun symptôme clinique n’était visible, et différents niveau d’inappétence, de ptyalisme et de dysphagie ont été noté sur 8 autres tigres. 6 cas n’ont pas été traités. Le traitement des 10 autres cas était centré sur une corticothérapie, avec des traitements complémentaires comme l’exérèse chirurgicale, la cryothérapie, une antibiothérapie et de la chlorphéniramine. Le traitement aux corticoïdes est apparu comme efficace dans certains cas, mais les lésions se sont aggravées après l’arrêt du traitement et aucun cas n’a été guéri. De plus, 3 cas ont développé des complications, potentiellement en relation avec cette corticothérapie. L’étiologie de ces lésions reste inconnue, mais un terrain allergique sous-jacent est probable. 

Mots-clefs : tigre, Panthera tigris, granulome éosinophilique, allergie 
 

Pages 309-316 

INFECTIONS FATALES A HEMOPROTOZOAIRES CHEZ DE MULTIPLES ESPECES AVIAIRES DANS UN PARC ZOOLOGIQUE 

Shannon T. Ferrell, D.V.M., Dipl. A.B.V.P. (Avian), Dipl. A.C.Z.M., Karen Snowden, D.V.M., Ph.D., Annajane B. Marlar, D.V.M., Dipl. A.C.V.O., Michael Garner, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., and Nancy P. Lung, V.M.D., M.S. 

Résumé : Sur une durée de 3 ans, deux flamants nains juvéniles (Phoeniconaias minor), deux geais verts (Cyanocorax yncas glaucescens) et deux cassiques du Montezuma (Psarocolius montezuma) sont mort de façon soudaine sans signes avant-coureurs, dans un parc du sud des Etats-Unis. A l’autopsi, les oiseaux étaient en excellent état général. Mis à part un geai verts, les cavités coelomiques étaient emplies d’un liquide séro-hémorragique sombre. Une splénomégalie et une hépatomégalie étaient présentes. Les foies étaient foncés à pourpre, avec de nombreuses ponctuations blanches à rouges, réparties aléatoirement, de 1 à 4mm de diamètre. La lésion histopathologique principale, excepté chez un geai vert, était la présence de volumineux kystes de protozoaires dans le parenchyme hépatique. Histologiquement, ces kystes n’ont été mis détectés que dans le foie, aucun n’a été mis en évidence dans les muscles squelettiques, la rate, ou d’autres tissus. Les échantillons de tissus congelés prélevés lors des autopsie ont subi une nested-PCR, afin d’amplifier le gène mitochondrial du cytochrome B. Les séquences géniques amplifiées ont été comparées aux références des séquences du gène du cytochrome B pour Plasmodium sp., Haemoproteus sp. et Leucocytozoon sp. (espèces infectant les oiseaux). Les protozoaires dans le parenchyme hépatique des cassiques et des flamants nains ont été identifiés comme des Haemoproteus sp.. Plasmodium sp. a été isolé sur les prélèvements des deux geais analysés. La nature suraiguë de ces infections exclut la possibilité d’un traitement médical efficace, rendant la prévention par exclusion le principal moyen de contrôler la transmission d’hémoprotozoaires. Il n’y a pas de cas rapportés dans la littérature documentant des infections fatales à hémoprotozoaires identifiés chez des cassiques, des geais verts ou des flamants nains. 

Mots-clefs : hémoprotozoaires, Plasmodium, Haemoproteus, flamants, cassique du Montezuma, geai vert. 
 

Pages 317-322 

DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT D’UN OEDEME PULMONAIRE SUPPOSE POST-OBSTRUCTION CHEZ UN PUMA DE FLORIDE 

Christine V. Fiorello, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., Mark W. Cunningham, D.V.M., M.S., Shauna L. Cantwell, D.V.M., M.VSc., Dipl. A.C.V.A., Julie K. Levy, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.I.M., Erin M. Neer, B.S., R.V.T., C.V.T., Kenneth Conley, D.V.M., and Paul M. Rist, D.V.M., Dipl. A.C.V.R. 

Résumé : Un mâle Puma de Floride (Puma concolor coryi) adulte sauvage a été immobilisé et évalué pour hématurie, suite à une capture de routine. Avant le réveil d’anesthésie, le puma a été équipé d’une collier émetteur. Après un début de réveil calme, le puma a commencé à se heurter violemment à la cage de transport, et a été anesthésié de nouveau. Une mousse rose était visible dans les narines, et des crépitements étaient audibles à l’auscultation thoracique, significatifs d’un œdème pulmonaire. Un œdème pulmonaire post-obstructif a été diagnostiqué, en se basant sur l’anamnèse, les signes cliniques, les radiographies et une analse des gaz du sang. L’animal a reçu des soins intensifs pendant plusieurs heures à l’aide de diurétiques, d’oxygène, et de ventilation manuelle. L’état de l’animal s’est rapidement amélioré avec ce traitement et a été relâché dans la nature 48h après l’intervention.. L’œdème pulmonaire post-obstructif, également nommé œdème pulmonaire par pression négative, peut être sous-diagnostiqué en médecine vétérinaire. Dans ce cas, le collier émetteur, associé avec un réveil d’anesthésie dans une petite cage de transport, a pu contribuer à une obstruction trachéale. Les vétérinaires et biologistes de la faune sauvage doivent être conscient des risques d’obstruction des voies respiratoires quand ils placent des colliers émetteurs, et les animaux doivent être contrôlés en continu jusqu’au réveil complet de l’anesthésie afin de s’assurer du bon fonctionnement des voies respiratoires. 

Mots-clefs : puma, œdème pulmonaire, Puma concolor, collier émetteur, obstruction trachéale. 
 

Pages 323-328 

LYMPHOME A CELLULES-T MENINGE PRIMAIRE CHEZ UN PHOQUE COMMUN (PHOCA VITULINA) 

Sophie Labrut, D.V.M., Monique Wyers, D.V.M., Dipl. E.C.V.P, Julien Miclard, D.V.M., and Marie-Anne Colle, D.V.M., Ph.D., Dipl. E.C.V.P. 

Résumé : Un phoque commun (Phoca vitulina), femelle de 15 ans, a été référé à l’Ecole Vétérinaire de Nantes, France, with un historique d’anorexie, crises convulsives et hémiplégie gauche. Une analyse du liquide céphalo-rachidien a montré un grand nombre de cellules lymphoides néoplasiques. Après injection d’un produit de contraste dans l’espace cérébro-spinal, des radiographies ont mis en évidence une asymétrie du ventricule latéral droit. A l’examen nécropsique, un œdème important du lobe frontal droit, s’étendant jusqu’aux noyaux basaux et au thalamus dans l’encéphale, a été observé. L’examen histologique de l’encéphale a identifié un lymphome leptoméningé. Un marquage immunohistochimique a démontré que la tumeur était due aux lymphocytes T. Aucune lésion significative macroscopique ni microscopique n’a été observée dans les autres organes examinés, y compris les organes lymphoïdes. Ceci est le premier cas rapporté de lymphome leptoméningé primaire chez un phoque commun. 

Mots-clefs : encéphale, phoque commun, lymphome, méningé, pinnipède, tumeur 
 
 

Pages 329-332 

OCCURRENCE DE CARCINOME HEPATOCELLULAIRE CHEZ UN MALE COBE LECHWE DU NIL ADULTE (KOBUS MEGACEROS)  

Floyd D. Wilson, B .S., D.V.M., Scott D. Fitzgerald, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Matti Kiupel, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Rodney L. Walker, B. S., D.V.M., Corey B. Williams, B. S., et Donna J. Todd, A. S.

 

Résumé : Un male cobe lechwe du Nil de 14 ans (Kobus megaceros) du zoo de Jackson (Mississippi, USA) présentait une perte de poids chronique associée à des taux élevés de phosphatase alcaline. Le jour de l’autopsie, environs quatre ans après l’apparition des premiers signes cliniques de perte de poids, l’animal s’est fracturé le fémur gauche et fut euthanasié. Le foie était hypertrophié et contenait une masse nodulaire de surface lisse qui occupait la majorité du lobe droit du foie. La masse avait l’apparence du foie, présentant une coloration brun-rouge mais avec une consistance molle. Un unique nodule rouge, d’approximativement 0,6 cm, rond, légèrement surélevé, était présent sur le poumon antérieur gauche. Au microscope, la masse hépatique et le nodule pulmonaire consistaient en des cordons de cellules irrégulières d’aspect hépatoïde, mais ne contenant aucun indice de développement de conduit biliaire ou de système porte. A notre connaissance, il s’agit du premier cas dans la littérature scientifique d’un cas survenant naturellement de carcinome hépatocellulaire chez un cobe lechwe du Nil ou chez toute autre espèce d’antilope.  

Mots-clés: Antilope, carcinoma hépatocellulaire, Kobus megaceros, neoplasie, cobe lechwe du Nil. 
 

Pages 333-336 

TrAITEMENT D’UN LYMPHOME MALIN CHEZ UN LION (Panthera leo) 

Tara M. Harrison, D.V.M., M.P.V.M., James Sikarskie, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M., Barbara Kitchell, D.V.M., Ph.D., Diana S. Rosenstein, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.V.R., Heather Flaherty, D.V.M., Scott D. Fitzgerald, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Dipl. A.C.P.V., Et Matti Kiupel, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P. 

Résumé : Un mâle lion (Panthera leo) de 14 ans, vasectomisé, présentait une légère perte de poids malgré un appétit correct. Une splénomégalie a été diagnostiquée à l’examen clinique. L’examen hématologique et la pathologie clinique ont révélé un lymphome malin avec une leucémie lymphoïde chronique. Une laparotomie exploratoire et une splénectomie ont été réalisées. L’examen histologique et l’immunohistochimie ont confirmé la présence de petites cellules T périphériques lymphoïdes (CTPL). Les traitements initiaux consistaient en l’administration de doxorubicine, de prednisone et par la suite l’adition de lomustine. Le lion resta en rémission clinique aux mois 2,6 et 12 post chimiothérapie. Le lion survécut 504 jours après le diagnostic initial. A l’autopsie, les seules lésions compatibles avec un lymphome, étaient localisées à des infiltrats épithéliotrophiques de petits lymphocytes T, observés au microscope, dans l’épithélium du nasopharynx et sous-jacents à la sous muqueuse.  

Mots-clés: Lion, chimiothérapie, félidé, lymphome, Panthera leo. 
 

Pages 337-340 

TRANSFERT PASSIF D’ANTICORPS MATERNELS DU VIRUS WEST NILE CHEZ DES POUSSINS FLAMANTS (PHOENICOPTERUS CHILENSIS ET PHOENICOPTERUS RUBER RUBER) 

Eric J. Baitchman, D.V.M., Michael F. Tlusty, Ph.D., et Hayley W. Murphy, D.V.M. 

Résumé : Le transfert passif d’anticorps maternels contre le virus West Nile (VWN) a été étudié dans une population captive de flamants du Chili (Phoenicopterus chilensis) et de flamants roses du Cuba (Phoenicopterus ruber ruber).  Le transfert du VWN des femelles aux poussins a été rapporté, mesuré par des Tests de neutralisation et de réduction des plages. Les titres des femelles étaient significativement corrélés à ceux des poussins. La demie-vie moyenne des anticorps VWN maternels était de 13,4 jours chez les poussins pour qui la demie-vie était mesurable.   

Mot-clés: flamant, anticorps maternels, Phoenicopterus chilensis, Phoenicopterus ruber ruber, virus West Nile. 
 

Pages 341-344 

GESTION D’UNE BLESSURE CHEZ UN JEUNE TIGRE (panthera tigris) uTILISANT UN PANSEMENT SOUS-VIDE (VAC®) 

Maud Lafortune, D.M.V., M.Sc., Dipl. A.C.Z.M., Gregory J. Fleming, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Jason L. Wheeler, D.V.M., Dipl. A.C.V.S., Thomas Göbel, Dr. Vet. Med., P.D., et David W. Mozingo, M.D., F.A.C.S. 

Résumé : Un tigre âgé de six semaines (Panthera tigris) a été vu pour des lacérations sévères de la peau dues à l’attaque d’un tigre mâle adulte. Un volet de peau épigastrique superficiel caudal a été placé chirurgicalement afin de couvrir une perte de substance qui n’aurait pas pu être fermée au niveau du postérieur; cependant, le volet de peau n’adhéra pas bien au tissu de granulation sur une période d’un mois. Le tissu de granulation devint mature et se détériora. Une technique de thérapie à presion sous-atmosphérique (pansement sous-vide, V.A.C. ® Therapy™, Kinetic Concepts Inc, San Antonio, Texas 78219, USA) a été utilisée et l’adhérence du volet survint après 4 semaines. Cette technique devrait être considérée lors de la gestion de blessures sévères ou chroniques chez des animaux manipulables. Il s’agit du premier cas clinique utilisant le pansement sous-vide chez des animaux non domestiques 

Mots-clés: Pansement sous vide, tigre, Panthera tigris, gestion des blessures. 
 

Pages 345-347 

FREQUENCE CARDIAQUE ET TEMPERATURE TYMPANIQUE DE REPOS CHEZ DES GORILLES DES PLAINES DE L’OUEST (GORILLA GORILLA GORILLA) SOUS CONDITIONNEMENT OPERANT. 

Corrine S. Brown, DVM, and Jennifer M. Finnegan, DVM 
 

Résumé: La fréquence cardiaque et la température corporelle de repos des gorilles des plaines de l’ouest (Gorilla gorilla gorilla) vigiles ne sont pas rapportées dans la littérature. Pour obtenir ces informations, deux gorilles mâles cliniquement sains ont été entrainés à se laisser ausculter et se laisser prendre la température par voie tympanique. La fréquence cardiaque moyenne est de 73.8 ± 8.96 bpm (n=176), cette dernière étant plus basse que la fréquence rapportée suite aux études réalisées sur des animaux anesthésiés. La température moyenne est de 35.5 ± 0.7°C (95.9 ± 1.23°F) (n = 209). Les températures tympaniques gauche (rtt) et droite (ltt) on été enregistrées séparément durant l’étude pour un des gorilles. Une faible mais significative différence est notée entre la moyenne des rtt de 35.8 ± 0.7°C (96.5 ± 1.2°F) (n = 137) et la moyenne des ltt de 35.7 ± 0.8°C (96.2 ± 1.3° F) (n = 121). 

Mots clefs : Cardiaque, Gorille, Fréquence cardiaque, Température tympanique. 
 

Pages 348-351 

MYCOPLASMOSE CHEZ DES IGUANES VERTS (IGUANA IGUANA) 

Daniel R. Brown, M.S., Ph.D., Lori D. Wendland, D.V.M., and David S. Rotstein, M.S., D.V.M., Dipl. A.C.V.P. 

Résumé : Mycoplasma iguanae était considéré comme l’agent étiologique de la maladie spinale des populations férales d’iguanes verts (Iguana iguana) en Floride.

Lors d’une étude d’infection expérimentale, M. iguanae a été inoculé à des iguanes juvéniles par voie intraveineuse ou par instillation dans les narines. Les prélèvements sanguins réalisés à intervalles réguliers suite à l’inoculation se sont tous avérés négatifs pour les mycoplasmes après culture. Les trouvailles anatomiques et histologiques à l’autopsie, douze semaines après inoculation n’ont rien de particulier.  Les mycoplasmes ont été cultivés en grand nombre en provenance de la partie postérieure des choanes et de la partie proximale de la trachée, d’iguanes inoculés ainsi que d’iguanes du groupe contrôle. La séquence génique  de l’ADNr 16S de ces isolats révèle qu’ils sont tous issus d’une souche jamais décrite encore, proposée comme nouvelle espèce sous le nom de Mycoplasma insonsM. iguanae n’a pas été retrouvé dans la conjonctive, les choanes, la trachée, les poumons, la cavité cœlomique, le sang, le cœur, le foie, la rate, les articulations, le cerveau et la moelle épinière des iguanes inoculés, et aucun d’entre eux n’a montré de séroconversion. Il est donc conclu que M. iguanae n’est probablement pas un agent de maladie aiguë chez l’iguane ; et que M. insons peut être considéré comme un agent anormal de la flore du tractus respiratoire des iguanes. 

Mots clefs : Maladie osseuse, iguane, Mycoplasma iguanae, Mycoplasma insons 
 
 

LEIOMYOSARCOME ASSOCIE A UNE PUCE ELECTRONIQUE CHEZ UNE ROUSSETTE D’EGYPTE (ROUSETTUS AEGYPTIACUS) 

Jessica Siegal-Willott, D.V.M., Darryl Heard, B.V.M.S., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., Naime Sliess, M.S., Diane Naydan, B. S., and John Roberts, D.V.M., Dipl. A.C.V.P. 

Résumé : Les puces électroniques sont couramment utilisées chez les animaux de compagnie, de recherche et de zoo pour une identification aisée, fiable, rentable et ceci avec peu  d’effets secondaires. Ce rapport décrit le développement d’un léiomyosarcome métastatique associé à la pose d’un transpondeur chez une roussette d’Egypte (Rousettus aegyptiacus). 

Mots clefs : Actine-α des muscles lisses, Roussette d’Egypte, Léiomyosarcome, Puce électronique, Néoplasme, Rousettus aegyptiacus. 
 
 

Pages 357-362 

INFECTIONS SIMUTLANEES PAR LE VIRUS DU WEST NILE ET PAR MYCOBACTERIUM AVIUM CHEZ UN CYGNE A COU NOIR (CYGNUS MELANOCORYPHUS) 

Deena Brenner, D.V.M., R. Scott Larsen, D.V.M, M.S., Dipl. A.C.Z.M., Raymund F. Wack, D.V.M, M.S., Dipl. A.C.Z.M, Dalen Agnew, D.V.M, Dipl. A.C.V.P, Denise Imai, D.V.M. 

Résumé: Un cygne à cou noir mâle adulte (Cygnus melanocoryphus) est examiné dans le cadre d'un examen de routine et d'une vaccination contre le virus du West Nile. Neuf jours plus tard le cygne est hospitalisé pour faiblesse, déshydratation, tremblements et leucocytose. Un rétablissement clinique est observé après deux semaines d’un traitement symptomatique. Malgré tout l'animal montre une période de faiblesse aigue et est retrouvé mort. L'histopathologie révèle la présence d'une sévère pneumonie granulomateuse et d'une aérosacculite avec  dissémination au niveau du foie, de la rate, de l'intestin et de la cavité cœlomique. Une infection par des mycobactéries est confirmée par identification après coloration acid-fast sur des coupes de tissus et par PCR. Une infection simultanée au virus du West Nile est également identifiée par immunohistochimie sur des coupes de cerveau. 

Mots clefs: Cygne à cou noir,  Cygnus melanocoryphus, Virus du West Nile, Mycobacterium avium, pneumonie granulomateuse. 
 
 

Pages 363-366 

REPONSE SEROLOGIQUE D'UN VACCIN VECTORIEL A CANARYPOX CONTRE LA MALADIE DE CARRE CHEZ LE GRAND PANDA (AILUROPODA MELANOLEUCA) 
 

Ellen Bronson, med. vet., Sharon L. Deem, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., Carlos Sanchez, D.V.M., M.Sc., Suzan Murray, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé: Le grand panda (Ailuropoda melanoleuca) est connu pour être sensible au virus de la maladie de Carré (CDV). La vaccination des grands pandas par des virus vivants atténués a été évitée du fait du grand nombre de cas de carnivores infectés par le CDV suite à la vaccination. Les anticorps sériques contre le CDV ont été titrés après injections sous-cutanées et intra musculaires d'un vaccin recombinant vectoriel à canarypoxvirus chez deux grand pandas adultes mâle et femelle sur une période de deux ans.  Le vaccin s'est avéré sur, et le titrage des anticorps anti-CDV considéré comme protecteur contre la maladie de Carré a été mesuré sur chacun des animaux. 

Mots clefsAiluropoda melanoleuca, Vaccin recombinant vectoriel à canarypoxvirus, virus de la maladie de Carré, Panda géant, Titrage, Vaccin.

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