Print Page | Contact Us | Report Abuse | Sign In | Join Today
jzwm_frenchabstract_v38n4_2007

Journal of Zoo and Wildlife Medicine 

 

Volume 38, Issue 4

Résumé 

Pages 509-517 

BILAN SUR QUELQUES SYNDROMES RENCONTRES CHEZ LE RHINOCEROS NOIR (DICEROS BICORNIS) 

Patricia M. Dennis, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., Julie A. Funk, D.V.M., Ph.D., Paivi J. Rajala-Schultz, D.V.M., Ph.D., Evan S. Blumer, V.M.D., R. Eric Miller, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Thomas E. Wittum, Ph.D., and William J. A. Saville, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.I.M. 

Résumé: En captivité, les rhinocéros noirs  (Diceros bicornis) sont touchés par de nombreux syndromes qui n’apparaissent pas dans les populations sauvages. L’anémie hémolytique, les pathologies hépatiques, et les dermopathies ulcératives menant à une augmentation de la mortalité et de la morbidité font partie des ces syndromes. Il n’est pas encore établi si ces syndromes sont d’étiologies différentes ou s’il s’agit de manifestations cliniques variées d’une seul et même étiologie. Cet article offre une rétrospective des syndromes rencontrés chez les rhinocéros noirs en captivité et propose des pistes de recherches possibles. 

Mots Clés : Rhinocéros noir, Diceros bicornis, anémie hémolytique, hépatopathie, dermatopathie ulcérative. 
 

Pages 518-525 

SUPPRESSION DE lA PROLIFERATION LYMPHOCYTAIRE In VITRO PAR LES CORTICOSTEROIDES CHEZ 4 ESPECES DE RHINOCEROS EN CAPTIVITE 

Terri L. Roth, M.S., Ph.D., and Carrie K. Vance, M.S., Ph.D. 

Résumé:  Les Rhinocéros noirs (Diceros bicornis) en captivité sont étonnamment sensibles à plusieurs maladies qui ne sont pas habituellement observées chez les trois autres espèces de rhinocéros maintenues en captivité. On peut se poser la question du rôle des corticostéroïdes (produits de façon endogène ou administrés) dans le développement de ces maladies parfois fatales. Dans cette étude, on a étudié les effets suppresseurs de deux corticostéroïdes (la dexaméthasone et l’hydrocortisone) sur la prolifération in vitro de lymphocytes chez 4 espèces de rhinocéros, incluant le rhinocéros de Sumatra (Dicerorhinus sumatrensis, n = 3), le rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis, n = 4), le rhinocéros noir (n = 10)et le rhinocéros blanc (Ceratotherium simum, n = 5).  Trois prélèvements sanguins collectés pour chaque rhinocéros à intervalle de 1 mois à un an ont servis de doubles pour l’étude. La dexaméthasone comme l’hydrocortisone ont diminués(P < 0.05) la prolifération lymphocytaire stimulée par des mitogènes spécifiques lignée B (lipopolysaccharides et pokeweed) et spécifiques lignée T (phytohemagluttinin et concanavaline A). L’effet inhibiteur des corticostéroïdes  (P < 0.05) dépend des mitogènes utilisés pour la stimulation. Généralement, la dexaméthasone présente un pouvoir suppressif supérieur  (P < 0.05) à celui de l’hydrocortisone sur la prolifération cellulaire. Cependant, la prolifération des cellules de rhinocéros noir n’a jamais été totalement supprimée, quel que soit le mitogène employé, et même dans les cultures à haute concentration de stéroïdes (10–3 M). L’effet des deux corticoïdes testés varie légèrement entre les espèces et les sous espèces de rhinocéros testées, mais il n’y a aucun preuve que les lymphocytes de rhinocéros noirs de l’Est ou du Sud soient plus sensibles à l’effet inhibiteur des corticoïdes que ceux des autres espèces. 

Mots Clés: Rhinocéros Noir, Rhinocéros blanc, Rhinocéros indien, Rhinocéros de Sumatra, immunologie, maladie, dexaméthasone, hydrocortisone. 

Pages 526-532 

PARAMETRES OPHTALMOLOGIQUES CHEZ LE DAGUET BRUN (MAZAMA GOUAZOUBIRA) 

Bianca C. Martins, D.V.M., M.S., Arianne P. Oriá, D.V.M., Ph.D., Ana L. G. Souza, D.V.M., M.S., Carla F. Campos, D.V.M., Ph.D., Denise E. Almeida, D.V.M., M.S., Roberta A. Duarte, M.S., Christiane P. Soares, Ph.D., José A. S. Zuanon, B.S.C., M.S., Carlos B. Neto, D.D.S., Ph.D., José M. B. Duarte, D.V.M., Ph.D., Rubén P. Schocken-Iturrino, D.V.M., Ph.D., and José L. Laus, D.V.M., Ph.D. 

Résumé: Des daguets bruns (Mazama gouazoubira) captifs ont subi une contention manuelle pour évaluer leur production de larmes par un test de Schirmer I, pour mesurer leur pression intraoculaire par tonométrie planaire, pour examiner leur épithélium conjonctival par prélèvements cytologiques et histologiques, et pour échantillonner leur flore bactérienne par culture.  Le résultat moyen du test de Schirmer  I était  de 8.9 ± 1.8 mm/min, et la pression intra oculaire moyenne était de 15.3 ± 3.1 mm Hg. L’épithélium conjonctival contenait des couches stratifiées pavimenteuses de cellules, et la microflore oculaire était principalement constituée de germes gram positif. 

Mots Clés: Daguet brun, microflore conjonctivale, oeil, pression intraoculaire, Mazama gouazoubira, production lacrymale 
 

Pages 533-539 

FACTEURS DE RISQUES ASSOCIES A UN SEX-RATIO NATAL DESEQUILIBRE CHEZ LES RHINOCEROS NOIRS (Diceros bicornis) EN CAPTIVITE aux etats-unis 

Patricia M. Dennis, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., Paivi J. Rajala-Schultz, D.V.M., Ph.D., Julie A. Funk, D.V.M., Ph.D., Evan S. Blumer, V.M.D., R. Eric Miller, D.V.M., Dipl A.C.Z.M., Thomas E. Wittum, Ph.D., and William J. A. Saville, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.I.M. 

Résumé : le déséquilibre du sex-ratio des veaux en faveur des mâles est considéré comme problématique pour la population captive de rhinocéros noirs (Diceros bicornis) en Amérique du Nord. Une étude rétrospective des cas a été réalisée, afin de déterminer s’il existe effectivement une prédisposition à la naissance de males plutôt que de femelles, et le cas échéant d’examiner les facteurs de risques associés à un éventuel déséquilibre du sex-ratio natal chez les rhinocéros noirs aux Etats-Unis. La population étudiée est constituée des femelles rhinocéros noirs en captivité aux Etats-Unis ayant donné naissance à au moins un jeune de sexe connu. Cette étude confirme le déséquilibre du sex-ratio de naissance en faveur de la naissance de jeunes mâles. Le ratio déséquilibré s’observe chez des veaux nés de mères nées sauvages, chez lesquelles une augmentation du temps de captivité, quelque soit l’âge, est associée à une augmentation de la probabilité de donner naissance à un mâle. Les femelles âgées de 12 à 19 ans ont une probabilité diminuée de donner naissance à un mâle. Les données suggèrent également une tendance plus importante à la production de jeunes mâles chez la sous-espèce du Sud (Diceros bicornis minor) par rapport à la sous-espèce de l’Est (Diceros bicornis michaeli). Aucune relation n’a été trouvée avec le sexe de veaux issus de mère nées en captivité. Cependant, cette absence de relation peut être due à une faible représentativité dans cette étude.  

Mots-clefs : rhinocéros noirs, Diceros bicornis, veau mâle, sex-ratio déséquilibré, femelles nées sauvages. 
 

Pages 540-547 

SYSTEMES DE FILTRATION D’AIR DANS LES VOLIERES ET LEUR RELATION AVEC LA CHARGE EN SPORES FONGIQUES DANS L’AIR  

Michael J. Dykstra, Ph.D. and Kenneth Reininger, B.S. 

Résumé : Les spores fongiques présentes dans l’air de volières froides, tempérées et tropicales ont été collectées au moyen d’un échantillonneur d’air Andersen N-6. La relation entre la charge en spores et le mode de présentation et de ventilation dans ces trois environnements a été étudiée. De plus, une étude longitudinale de 2 ans portant sur la charge en spores fongiques dans l’air de la R.J. Reynolds Forest Aviary  au Parc Zoologique de Caroline du Nord a permis la comparaison entre leur nouveau système de ventilation et l’ancien. Les filtres particulaires à air d’une grande efficacité installés dans les volières à température froide produisent l’air le plus sain, bien que la charge en spores fongiques ne soit que légèrement plus élevée avec les filtres plissés. Les volières tempérées et tropicales avec des filtres plissés ou des filtres à sacs associés à des ventilateurs à vitesse variable produisent un air contenant une charge en spores fongiques bien supérieure. Les installations tropicales et tempérées munies de filtres à sacs et de ventilateurs à vitesse constante produisent l’air le plus propre dans les environnements tropicaux et tempérés. Les informations sur les performances relatives entre les différents systèmes de filtration d’air et le rapport coût/bénéfice doivent être prises en compte par les responsables de zoo lors du design et des changements de systèmes de filtration des volières. 

Mots-clefs : Qualité de l’air, présentations d’oiseaux, spores fongiques. 
 

Pages 548-558 

MICROORGANISMES ASSOCIES A UNE EPIZOOTIE DE PNEUMONIES CHEZ DES MOUFLONS D’AMERIQUE (OVIS CANADENSIS CANADENSIS) 

Karen M. Rudolph, B.A., Ph.D., David L. Hunter, B.S., D.V.M., Richard B. Rimler, M.S., Ph.D., E. Frances Cassirer, M.S., Ph.D., William J. Foreyt, M.S., Ph.D., Walter J. DeLong, B.S., M.S., Glen C. Weiser, M.S., Ph.D., and Alton C. S. Ward, M.S., Ph.D. 

Résumé : une étude analytique d’une épizootie de pneumonies a débutée lorsque les premiers signes de maladie ont été remarqués dans une métapopulation de mouflons d’Amérique, localisée dans Hells Canyon, en bordure de l’Idaho, de l’Oregon et de l’état de Washington. 92 mouflons ont subi des tests pour la recherche d’agents étiologiques durant une période de 6mois. La population étudiée était constituée des mouflons appartenant à la sous-population dans laquelle la maladie a été remarquée en premier, et ces mouflons ont été transloqués dans un établissement afin de tenter d’enrayer la transmission de la maladie (groupe A1, n=72) ; les mouflons d’autres sous-populations (groupe A2) présentant des signes cliniques ont été capturés, subi les prélèvements pour les tests, reçu des antibiotiques, puis été relâchés (n=8), et ceux qui ont été trouvés morts ont été autopsiés (n=12). Des écouvillons oropharyngés et nasaux, et des prélèvements de poumons et de foie ont été réalisés sur les animaux décrits ci-dessus.  Des tissus ont été prélevés lors de l’autopsie de 60 mouflons du groupe A1 décédés après la translocation, et ont été mis en culture pour la recherche de bactéries et de virus. Des prélèvements de sang ont été réalisés pour la recherche d’anticorps dirigés vers les maladies respiratoires connues, et un examen histopathologique a été fait sur les tissus prélevés. La cause principale de mort chez les mouflons des groupes A1 et A2 était une bronchopneumonie fibrineuse d’évolution rapide. De multiples biovariants de Pasteurella ont été isolés sur les échantillons oropharyngés et nasaux des deux groupes, et Mycoplasma ovipneumonia a été isolé sur cinq écouvillons oropharyngés du groupe A1. Différentes souches (différentiables par analyse des enzymes de restriction) de Pasteurella multocida multocida et Pasteurella trehalosi ont été isolés sur des prélèvements de poumons, ainsi que le virus parainfluenza-3 (PI-3). Les sérologies réalisées sur les sérums correspondants ont montré des titres d’anticorps multipliés par quatre contre le virus PI-3 et le virus respiratoire syncytial bovin. En conclusion, cette épizootie résultait d’un ensemble de facteurs, parmi lesquels des agents pathogènes respiratoires multiples dont aucun n’a été identifié comme agent pathogène primaire, et probablement des facteurs de stress. 

Mots-clefs : mouflon d’Amérique, Ovis canadensis canadensis, Mycoplasma spp., parainfluenza-3 virus, Pasteurella multocida spp., virus respiratoire syncytial. 
 

Pages 559-566 

ENQUETE SEROLOGIQUE SUR DES POPULATIONS EX SITU DE GRANDS PANDAS (AILUROPODA MELANOLEUCA) ET DE PETITS PANDAS (AILURUS FULGENS) EN CHINE ET SES IMPLICATIONS SUR LA CONSERVATION DE CES ESPECES. 

I. Kati Loeffler, D.V.M., Ph.D., JoGayle Howard, D.V.M., Ph.D., Richard J. Montali, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., Lee-Ann Hayek, Ph.D., Edward Dubovi, Ph.D., Zhihe Zhang, M.S., Qigui Yan, D.V.M., Wanzhu Guo, M.S., and David E. Wildt, Ph.D. 

Résumé: Les stratégies de conservation pour le Panda géant (Ailuropoda melanoleuca) incluent le développement d’une population ex-situ durable. Cette étude s’intéresse à l’impact potentiel d’agents infectieux chez les panda géants ex-situ. Les titres sériques d’anticorps dirigés contre le virus de la maladie de Carré (CDV), le parvovirus canin (CPV), l’adénovirus canin (CAV), le coronavirus canin (CCV), l’herpès virus canin, le virus parainfluenza canin (CPIV), Toxoplasma gondii, Neospora caninum et Leptospira interrogans ont été mesurés sur 44 prélèvements réalisés chez 19 pandas géants entre 1998 et 2003 au Chengdu Research Base of Giant Panda Breeding à Sichuan, en Chine. Ces tests sérologiques ont également été réalisés sur des prélèvements fait en 2003 sur huit pandas roux (Ailurus fulgens) en captivité dans cette institution. Tous les individus ont été vaccinés avec un vaccin canin vivant modifié chinois contre le CDV, le CPV, le CAV, le CCV et le CPIV. Des titres positifs ont été trouvés uniquement contre le CDV, le CPV et Toxoplasma gondii. Les animaux étaient séronégatifs pour les six autres agents pathogènes étudiés. Ces résultats indiquent que la qualité de ce vaccin n’est peut-être pas fiable et qu’il ne doit pas être considéré comme protecteur et sans danger chez les pandas géants et les pandas roux. Des titrages positifs en anticorps dirigés contre T. gondii ont été retrouvés chez 7 des 19 pandas géants. La significativité clinique, subclinique et épidémiologique d’une infection par ces agents pathogènes via une exposition naturelle ou par le biais de vaccins modifiés vivants est encore inconnue. Des recherches futures dans ce domaine sont nécessaires à l’établissement de populations viables de pandas géants et d’autres espèces en voie de disparition. 

Mots-clefs : Chine, panda géant, maladie infectieuse, panda roux, sérologie.  
 

Pages 567-573 

CRYPTOCOCCOSE CHEZ DES POTOROOS DE GILBERT ET DES POTOROOS A LONG NEZ 

R. J. Vaughan, B.Sc., B.V.M.S., S. D. Vitali, B.V.M.S., Ph.D., P. A. Eden, B.V.Sc., M.Sc., K. L. Payne, B.V.Sc., M.Phil., K. S. Warren, B.V.M.S., Ph.D., D. Forshaw, B.V.M.S., M.R.C.V.P., J. A. Friend, B.Sc., Ph.D., A. M. Horwitz, B.Sc., B.V.M.S., C. Main, B.V.M.S., M.R.C.V.P., M. B. Krockenberger, B.V.Sc., Ph.D., and R. Malik, Ph.D., F.A.C.V.Sc. 

Résumé : Deux cas de cryptococcose fatale sont décrits, une infection à Cryptococcus neoformans chez un potoroo de Gilbert (Potorous gilbertii) et une infection à Cryptococcus gattii chez un potoroo à long nez (Potorous tridactylus). Les diagnostics ont été confirmés respectivement par culture et par immunohistochimie spécifique. Le test d’agglutination latex pour la cryptococcose (LCAT) était positif chez le potoroo à long nez, et négatif chez le potoroo de Gilbert, bien que ce dernier eût des signes de la maladie depuis quelques temps déjà. Dans les deux cas, les symptômes cliniques étaient une maladie neurologique progressive associée à une infection du système nerveux central. Une infection pulmonaire était également présente chez le potoroo à long nez. Un traitement spécifique à base d’antifongiques s’est révélé inefficace chez le potoroo à long nez.  

Mots-clefs : Potoroo, Cryptococcus neoformans, Cryptococcus gattii, itraconazole, marsupial. 
 

Pages 574-578 

BRIDES ILEOCOECOCOLIQUES CHEZ DEUX GUEPARDS (ACINONYX JUBATUS JUBATUS) EN CAPTIVITE 

Erika K. Travis, D.V.M., Mary Duncan, B.V.M.S., Dipl. A.C.V.P., Martha Weber, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Michael J. Adkesson, D.V.M., and Randall E. Junge, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé: Des brides intestinales ont été diagnostiquées chez deux guépards (Acinonyx jubatus jubatus) captifs. Les guépards présentaient une léthargie, une anorexie, de la diarrhée et une perte de poids. Sur le premier guépard, une constriction à la jonction iléocoecocolique a été découverte à l’autopsie. Le second avait une constriction à la jonction iléocoecocolique causant une obstruction, diagnostiquée lors d’une intervention chirurgicale. Après résection et anastomose, la guérison a été complète. L’étiologie de ces brides demeure inconnue. Les constrictions intestinales, en particulier à la jonction iléocoecocolique, doivent être considérées lors du diagnostic différentiel de symptômes gastrointestinaux non spécifiques chez les guépards.  

Mots-clefs : Acinonyx jubatus jubatus, guépard, jonction iléocoecocolique, intestin, constriction. 

Pages 579-582 

 

ATAXIE PROGRESSIVE CHEZ UNE LOUTRE D’AMERIQUE DU NORD (LONTRA CANADENSIS) ASSOCIEE A UNE FORMATION SPHEROIDE SUR LE TRONC CEREBRAL.

 

Elvira Schettler, Dr. Med. Vet., Kerstin Müller, Dr. Med. Vet., Guido Fritsch, D.V.M., Stefan Kaiser, Dr. Med. Vet., Leo Brunnberg, Dr. Med. Vet., Kai Frölich, Ph.D., Dr. Med. Vet., Dr. Rer. Nat., and Gudrun Wibbelt, Dr. Med. Vet.

 

Résumé: Une ataxie progressive, principalement postérieure, s’est développée chez une jeune femelle loutre du Canada captive parétique.  Une dégénérescence axonale sévère, bilatérale, symétrique dans le bulbe rachidien (noyau gracile et noyau cunéiforme) ainsi que de multiples formations sphéroïdes dans la protubérance annulaire ont été notées à l’examen microscopique. Il s’agit de la première description d’une ataxie liée à une dégénérescence axonale chez une loutre.  

Mots-clefs : Ataxie, dégénérescence axonale, système nerveux central, Lontra canadensis, loutre du Canada. 
 

 

Pages 583-584

 

EMPOISONNEMENT AU PENTOBARBITAL CHEZ DES TIGRES DE SUMATRA (PANTHERA TIGRIS SUMATRAE)

 

Kerstin Jurczynski, Vet., and Erhard Zittlau, Dr. 

Résumé : Trois tigres de Sumatra (Panthera tigris sumatrae) du Zoo d’Heidelberg en Allemagne ont présentés des signes neurologiques sévères. L’examen clinique et les tests complémentaires n’ont pas permis de poser un diagnostic définitif. Deux jours après le début de ces symptômes, les signes cliniques avaient disparu chez tous les animaux.  L’analyse de cet épisode a révélé que tous les animaux avaient mangé de la viande de cheval la veille de l’incident. Un examen toxicologique a été réalisé, et l’analyse du sérum de la jeune femelle affectée et de la viande de cheval a révélée une contamination avec du pentobarbital.  

Key words: Tigre de Sumatra, Panthera tigris sumatrae, viande, intoxication, pentobarbital. 
 

Pages 585-587 

UN FOYER DE PARALYSIE A TIQUES CHEZ DES MOUFLONS SAUVAGES (Ovis ammon musimon) 

Dean Konjevi?, D.V.M., Zdravko Janicki, Ph.D., D.V.M., Krešimir Severin, D.V.M., Michal Stanko, Ph.D., Dr. Biol., Tatjana Živi?njak, Ph.D., D.V.M., Alen Slavica, Ph.D., D.V.M., and Vilim Starešina, Ph.D., D.V.M. 

Résumé : Pendant le mois de Novembre 2006, deux mouflons (Ovis ammon musimon) vivants et un mort ont été présentés avec un historique de faiblesse, de tremblements et de paralysie. Après un examen clinique et histologique, et une recherche bactériologique, parasitologique et de la rage, un diagnostic préliminaire de paralysie à tiques a été posé. Une étude détaillée sur le terrain a permis d’identifier 13 mouflons affectés dans la zone de chasse ouverte « Sveti Juraj » à proximité de la ville de Senj (Croatie), ainsi que les carcasses de 35 mouflons. Les 13 mouflons ont été déplacés dans une bergerie calme et dans une semi-obscurité. Toutes les tiques visibles ont été retirées manuellement et les animaux ont reçu un traitement topique par une émulsion de 250ppm d’Amitraz (Taktic 12,5% EC). Les tiques collectées étaient des Ixodides ricinus, des Dermacentor marginatus, et des Haemaphysalis punctata. 24h après, tous les animaux traités étaient guéris. Cet article décrit un foyer naturel de paralysie à tiques chez des mouflons sauvages vivant dans un milieu karstique. 

Mots-clefs: population sauvage, mouflon, Ovis ammon musimon, paralysie à tiques, Croatie. 
 

Pages 588-590 

TRAITEMENT D’UNE INTOXICATION AU PLOMB ET DE STASE DU JABOT CHEZ UN CONDOR DES ANDES (GYMNOGYPS CALIFORNIANUS) 

Janna Wynne, D.V.M., and Cynthia Stringfield, D.V.M. 

Résumé: un condor de Californie (Gymnogyps californianus) sauvage a été présenté sévèrement déshydraté, incapable de se tenir debout, très faible et avec un jabot distendu. L’analyse toxicologique a mis en évidence une plombémie élevée à 291,4 µg/ml. Les radiographies n’ont pas montré d’exposition au plomb.  Le condor a été traité par des chélateurs et des soins palliatifs intensifs. Après 10 jours, la majorité des signes cliniques avaient disparu, et la plombémie était revenue dans la norme. Cependant, la dénutrition et la stase sévère et persistante du jabot étaient toujours présentes. Un tube à oesophagostomie, puis plus tard un tube à demeure dans le jabot ont été mis et maintenus en place durant 1 mois. Le condor a reçu une alimentation par perfusion continue. Après le retrait du tube d’alimentation, de petites quantités de nourriture molle ont été données oralement. Après 10 semaines de traitement, le jabot a repris un fonctionnement normal. 

Mots-clefs : Condor de Californie, Gymnogyps californianus, intoxication au plomb, stase du jabot, gavage par perfusion continue, alimentation. 

Pages 591-593 

CARACTERISATION SEROLOGIQUE ET MOLECULAIRE DES AGENTS PATHOGENES TRANSMIS PAR DES TIQUES AUX LIONS (PANTHERA LEO) DU FASAN SAFARI PARK, ITALIE 

Alessandra Torina, Victoria Naranjo, Maria Grazia Pennisi, Tatiana Patania, Fabrizio Vitale, Pietro Laricchiuta, Angelina Alongi, Salvatore Scimeca, Katherine M. Kocan, and José de la Fuente 

Résumé : Les lions (Panthera leo) sont une espèce en voie de disparition, menacée par le braconnage, la destruction de l’habitat et les maladies infectieuses. Nous connaissons peu de choses sur les agents pathogènes transmissibles aux lions par les tiques, et qui peuvent contribuer au déclin de la population. Le but de cette étude est la caractérisation des infections à Rickettsia sp., Anaplasma phagocytophilum, et Coxiella burnetii sur 10 lions du Fasano Safari Park en Italie, par sérologie, polymerase chain reaction et séquençage.

Bien que les animaux n’aient pas présentés de signes cliniques de maladies transmises par les tiques, les infections par C. burnetii, par le groupe des fièvres à Rickettsia sp., et par A. phagocytophilum ont été mises en évidence respectivement chez 50%, 20% et 10% des lions. L’un des lions a été testé positif pour ces trois agents pathogènes. Cette étude rapporte pour la première fois une preuve moléculaire de l’infection à C. burnetii, Rickettsia sp. et A. phagocytophilum chez le lion, et prouve que ces félins peuvent être infectés par et hôtes de bactéries transmises par des tiques.  

Mots-clefs : Anaplasma, Coxiella, lion, Rickettsia, tique. 
 

Pages 594-596 

PULICOSE A ECHIDNOPHAGA GALLINACEA CHEZ UN GOURA DE VICTORIA (GOURA VICTORIA) 

Zoltan S. Gyimesi, D.V.M., Elizabeth R. Hayden, B.S., R.V.T., and Ellis C. Greiner, Ph.D. 

Résumé : Une infestation par des puces a été diagnostiquée durant un examen de quarantaine chez une femelle goura de Victoria (Goura victoria) de 12 ans, acquise chez un aviculteur privé. Les puces étaient fixées autour de la tête et de la gorge, et ont été identifiées comme des puces de poules (Echidnophaga gallinacea). Malgré la répartition mondiale et le nombre d’espèces animales sensibles à une infestation par ces puces, il y a peu de cas rapportés de pulicoses et de leurs traitements parmi les oiseaux de zoo et les oiseaux exotiques de compagnie. Bien que ce parasite soit potentiellement cause de morbidité et de mortalité, aucune perte de plumes, dermatite localisée ou anémie n’ont été constatées en réponse à cet ectoparasitisme. Pour traiter l’infestation, le retrait manuel des puces a été réalisé, associé à un traitement local par poudrage avec du malathion et à un traitement de l’environnement. Des contrôles réguliers par la suite n’ont pas permis de déceler de puces ni sur cet animal, ni sur les autres oiseaux présents dans le bâtiment. Ce cas illustre l’importance des procédures de quarantaine pour les oiseaux nouvellement arrivés, qui font partie intégrante de la gestion responsable d’une large collection d’oiseaux appartenant à de multiples espèces. 

Mots-clefs: Goura de Victoria, Goura victoria, pulicose, puce, Echidnophaga gallinacea. 
 

Pages 597-600 

ESSAI DE THERAPIE PHOTODYNAMIQUE SUR UN EPITHELIOMA SPINO-CELLULAIRE DU PATAGIUM CHEZ UNE PERRUCHE A COLLIER (psittacula krameri) 

Wm. Kirk Suedmeyer, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Carolyn Henry, D.V.M., Dipl. A.C.V.I.M., Dudley McCaw, D.V.M., Dipl. A.C.V.I.M., and Magalie Boucher, D.V.M., M.Sc., Dipl. A.C.V.P. 

Résumé : Une femelle Perruche à collier, âgée de 5 ans, présentait une masse ulcérée dans la région post-patagiale médiale de l’aile droite.  Des biopsies ont mis en évidence un épithélioma spino-cellulaire à cellules bien différenciées. La thérapie photodynamique a provoqué la nécrose des cellules tumorales et une réduction initiale de la masse de la tumeur, mais la rémission complète n’a pas été obtenue.  Sur la base de ce cas et d’autres cas décrits sur des oiseaux, il semble que les protocoles de thérapie photodynamique utilisés pour le traitement d’épithélioma spino-cellulaires chez les oiseaux, et extrapolés à partir des protocoles utilisés chez les chiens, les chats et les humains, ne donnent pas de résultats satisfaisants. Il est présagé que les spécificités des oiseaux quant à la pénétration des rayons lumineux, la pharmacocinétique des agents photosensibilisants et la cicatrisation des plaies, nécessitent une adaptation des protocoles de thérapie photodynamique pour que ce type de traitement puisse être utilisé en oncologie aviaire.

Mots-clefs : Epithélioma spino-cellulaire, perruche à collier, thérapie photodynamique. 
 

Pages 601-603 

GESTION MEDICALE ET CHIRURGICALE D UNE TUMEUR UTERINE FUSOCELLULAIRE CHEZ UN HERISSON A VENTRE BLANC (ATELERIX ALBIVENTRIS) 

Lisa B. Done, D.V.M., M.P.V.M., Sharon L. Deem, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., and Christine V. Fiorello, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M.  

Résumé : Une femelle hérisson à ventre blanc (Ateleris albiventris) âgée de 5 ans présentait une hématurie. Lors d’une bactériologie de la vulve, des Enteroccocus sp (4+) et des gamma-Streptococcus sp sensibles à l’association sulfamides-trimétoprim et à l’enrofloxacine ont été cultivés. L’échographie abdominale a révélé la présence d’une structure tubulaire non-identifiable au niveau du tractus génital. Une laparotomie explorative et une ovariohystérectomie ont été réalisées. L’examen histopathologique de l’utérus a montré une tumeur utérine fusocellulaire, un polype endométrial, une adénomyose utérine et un probable infarctus aigü resultant en une nécrose de la paroi utérine. L’hématurie n’a pas ré-apparu, et la femelle hérisson a survécu 19mois, aux termes desquels elle est décédée  d’un épithélioma spinocellulaire oral. A ce jour, il s’agit du premier cas rapporté d’une tumeur utérine fusocellulaire chez un hérisson à ventre blanc. 

Mots-clefs : Ateleris albiventris, hérisson, hématurie, ovariohysterectomie, néoplasie, tumeur fusocellulaire, utérus.

Location

581705 White Oak Road
Yulee, FL 32097 USA

Contact Us

Local: (904) 225-3275
Fax: (904) 225-3289
Email:Admin@AAZV.org