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Journal of Zoo and Wildlife Medicine 

Volume 39, Issue 1

Abstracts 
 
 

Pages 1-5 

distribution d’enzymes tissulaires dans trois espèces de pinnipèdes  

Deborah A. Fauquier, D.V.M., M.P.V.M., Jonna A. K. Mazet, D.V.M., Ph.D., Frances M. D. Gulland, M.R.C.V.S., Ph.D., Terry R. Spraker, Ph.D., Dipl. A.C.V.P., et Mary M. Christopher, Ph.D., Dipl. A.C.V.P. 

Résumé: En médecine des animaux domestiques, les modifications des niveaux sériques d’enzymes sont utilisés en routine comme outils diagnostics pour détecter les affections hépatiques. Les maladies hépatiques sont rapportées chez les pinnipèdes mais les données concernant la distribution tissulaire des enzymes sériques sont peu disponibles chez les mammifères marins. Les objectifs de cette étude étaient de déterminer la distribution tissulaire de sept enzymes sériques de trois espèces de pinnipèdes. Les enzymes évaluées étaient l’alanine aminotransférase (ALT), l’aspartate aminotransférase (AST), la sorbitol déshydrogénase (SDH), la lactate déshydrogénase (LDH), la créatine kinase (CK), l’alcaline phosphatase (ALP), et la gamma-glutamyl transférase (GGT) dans des tissus d’otaries de Californie (Zalophus californianus) (n = 5), de phoques veaux marins (Phoca vitulina) (n = 5), et d’éléphants de mer du nord (Mirounga angustirostris) (n = 5) qui s’échouèrent puis décédèrent dans un centre de réhabilitation. Les échantillons de foie, muscle squelettique, muscle cardiaque, rein, glande surrénale, rate, pancréas, poumons, nœud lymphatique et intestins furent évalués en duplicata. Les patterns de distribution d’enzymes tissulaires étaient similaires dans toutes les espèces, avec un niveau de SDH le plus élevé dans le foie et le rein, un niveau  de CK le plus élevé dans le muscle cardiaque et squelettique, un niveau d’ALP le plus élevé dans la surrénale et un niveau de GGT le plus élevé dans le rein. Les activités de l’aspartate aminotransférase et de la LDH étaient moins spécifiques, avec des niveaux élevés dans de multiples tissus. L’activité tissulaire de l’ALT était la plus élevée dans le foie parmi toutes les espèces, mais était également élevée dans le muscle cardiaque (otaries de Californie), le muscle squelettique (phoques veaux marins), et le rein (éléphants de mer). Ces résultats suggèrent que l’analyse concomitante de SDH, ALT et CK pourrait fournir une spécificité et une sensibilité élevée pour la détection de lésions hépatiques et permettre une distinction entre lésions hépatiques et musculaires squelettiques chez les pinnipèdes.

      Mots clés: Alanine aminotransférase, créatine kinase, enzymes hépatiques, pathologie hépatique, pinnipèdes, sorbitol déshydrogénase. 
 

Pages 6-12 

GAZ DU SANG ET PARAMETRES ACIDO-BASIQUES CHEZ LES ORYX D’ARABIE (ORYX LEUCORYX) NON TRANQUILLISES AUX EMIRATS ARABES UNIS 

Conor Kilgallon, M.V.B., M.Sc., Tom Bailey, B.V.Sc., Dip. E.C.A.M.S., Barbara Arca-Ruibal, Lic. en Vet., M.Sc., Martha Misheff, D.V.M., et Declan O’Donovan, B.Sc., M.Sc. 

Résumé: Les gaz du sang artériel et veineux et les valeurs acido-basiques furent déterminées pour un troupeau (n = 19; 14 males, 5 femelles) d’oryx d’Arabie (Oryx leucoryx) vivant en semi liberté aux Emirats Arabes Unis. Les animaux furent confinés à la faveur d’un circuit modifié qui incorporait une cage de contention disponible dans le commerce. Des différences statistiquement significatives furent trouvées entre les valeurs artérielles et veineuses pour PO2 (P < 0.001), PCO2 (P = 0.0141), SO2 (P < 0.001), pH (P = 0.0494), et le glucose (P < 0.0001). Les résultats sont similaires à ceux rapportés pour la même espèce dans des conditions d’anesthésie sur le terrain, et à celles rapportées pour d’autres espèces de bovidés sauvages, à la fois tranquillisés et non tranquillisés, établies dans des conditions de travail similaire. Additionnellement, la méthode des plots de  Bland et Altman suggère des niveaux adéquats de corrélation entre le pH artériel et veineux mais pas entre la PCO2 artérielle et veineuse.

      Mots clés: Acide–base, gaz du sang, i-STAT, non tranquillisés, oryx d’Arabie. 
 

Pages 13-20 

piegeage et manipulation de loutres nord americaines (Lontra canadensis) dans un marais sous gestion humaine 

Natalia M. Belfiore, M.S., Ph.D.  

Résumé: Les loutres de rivière nord américaines (Lontra canadensis) ont été piégées dans un marais en Caroline du Nord entre Juillet et Novembre 1998. Cinq types de pièges avec plusieurs configurations ont été utilisés dans cette étude. Les loutres ont été captures avec succès et surtout un minimum de blessures et un taux relativement élevé de piégeage (une capture pour 48 nuits de piégeage), ceci avec des pièges à mâchoire avec double ressort No. 1.5 et No. 1.75, et des pièges à lacet double No.11 avec chaînes courtes sur des aménagements terreux ou sableux où les chaînes peuvent être enterrées. Seules 3 des 14 captures ont été accompagnées de blessures plus graves, exacerbées par des complications liées aux pièges attachés à de longues chaînes. Les loutres ont été capturées à n’importe quelle heure de la journée, bien leur activité diminue entre 9.00 et 19.00. Les loutres ont été anesthésiées pour les manipulations. Les résultats du monitoring et les complications liées à l’anesthésie ont été notés pour les 14 captures. La kétamine (15 mg/kg) et le midazolam (0.5 mg/kg) ont fourni une large marge de sécurité, une induction rapide avec des faibles volumes à injecter, une anesthésie de bonne qualité, un temps de manipulation d’environ 30 minutes, et peu de complications. Les taux sanguins de globules blancs notés lors de cette étude semblent relativement hauts quand comparés à ceux d’autres études. Cette tendance peut être liée au fait que les prises de sang ont été effectuées seulement quelques heures après le piégeage alors que, dans les autres études, elles étaient faites plusieurs jours voire plusieurs semaines après avoir été mises en captivité.

      Mots clés: anesthésie, piégeage à la patte, kétamine, Lontra canadensis, midazolam, loutre de rivière. 
 

Pages 21-27

HEMATOLOGIE, BIOCHIMIE SANGUINE ET BACTERIOLOGIE CHEZ LE LEZARD PERLE MEXICAIN LIBRE (HELODERMA HORRIDUM) 

David Espinosa-Avilés, M.V.Z., M.Sc., Víctor Manuel Salomón-Soto, Biol. M.C., and Socorro Morales-Martínez, Q.F.B. 

Résumé: Des échantillons sanguins ont été faits sur 16 lézards perlés mexicains, adultes et sauvages, afin d’effectuer numération-formule et biochimie sanguines. Des écouvillons des cavités orales et cloacales ont été réalisés en plus et soumis pour examen bactériologique. C’est la première fois que l’on rapporte ces données obtenues sur des animaux sauvages. Ces informations serviront de références pour de futures études d’évaluation sanitaire en conservation, en élevage ou dans des programmes de recherche.

      Mots clés: lézard perlé mexicain, Heloderma horridum, valeurs sanguines, hématologie, bactériologie. 
 

Pages 28-36 

SEROSURVEILLANCE DES PATHOGENES DE CHIENS DOMESTIQUES VIVANT A LA FRONTIERE DU PARC NATIONAL NOËL KEMPFF EN BOLIVIE. 

Ellen Bronson, Med. Vet., Louise H. Emmons, Ph.D., Suzan Murray, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Edward J. Dubovi, Ph.D., and Sharon L. Deem, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M. 

Résumé: La menace de transmission de maladies entre animaux domestiques et sauvages est devenue une réelle préoccupation au sein de la communauté des scientifiques travaillant en faune sauvage depuis quelques années. Les chiens domestiques présentent un risque significatif en tant que réservoirs de maladies infectieuses, particulièrement les canidés sauvages. Une partie d’une étude écologique sur les loups à crinière et d’autres canidés vivant dans le Parc National Bolivien Noël Kempff Mercado dans le nord-est de la Bolivie a concerné 40 chiens domestiques de 2 villages et de 2 petites colonies bordant le parc national qui ont été échantillonnés pour évaluer leur exposition à des maladies canines. Des valeurs élevées ont permis de montrer une exposition au virus de la maladie de Carré et au parvovirus canin, virus connus pour entraîner de la mortalité chez les loups à crinière et d’autres carnivores. Des valeurs modérées à élevées ont montré une exposition au virus rabique, à Ehrlichia canis, et à Toxoplasma gondii, ainsi qu’à Dirofilaria immitis. Cette étude établit la preuve de l’exposition à plusieurs maladies infectieuses chez les chiens domestiques vivant à la frontière du parc. Le contact entre carnivores sauvages et chiens a été documenté dans les villages échantillonnés, ce qui montre bien que les chiens font courir un risque considérable aux carnivores sauvages vivant dans et près du parc. Des mesures plus poussées devraient être prises pour diminuer ce risque dans cette région. 

      Mots clés: Bolivie, chien domestique, interface animaux sauvages-domestiques, loup à crinière, Parc National Noël Kempff Mercado, séroprevalence. 
 

Pages 37-55 

lesions macroscopiques et histologiques des traumatismes par objet tranchant et contondant CHEZ LES BALEINES noires NORD ATLANTIQUES (Eubalaena glacialis) TUEES PAR DES BATEAUX. 

Regina Campbell-Malone, B.S., Ph.D., Susan G. Barco, B.S., M.S., Pierre-Yves Daoust, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Amy R. Knowlton, B.A., M.M.A., William A. McLellan, B.A., David S. Rotstein, D.V.M., M.P.V.M., Dipl. A.C.V.P., and Michael J. Moore, Vet. M.B., Ph.D. 

Résumé:  Les collisions entre baleines et bateaux se sont révélées être la seule et unique cause de mortalité chez 21 (52.5%) des 40 baleines franches Nord Atlantiques (Eubalaena glacialis) autopsiées entre 1970 et Décembre 2006. Les blessures observées chez les baleines heurtées par des bateaux rentrent dans deux catégories distinctes: 1) traumatisme par objet tranchant, qui est souvent le résultat d’un contact avec l’hélice, et 2) traumatisme par objet contondant, qui lui est probablement le résultat d’un contact avec la coque du bateau. Cette étude analyse quatre cas de traumatismes résultant de collisions entre baleine et bateau, qui constituent une trame permettant une meilleure compréhension des différents traumatismes inhérents à ces collisions. Dans le cas no. 1, le contact avec une hélice a entraîné trois lacérations profondes. L’animal a survécu au traumatisme initial mais est mort quand les plaies se sont réouvertes et surinfectées 14 ans plus tard. Dans le cas no. 2, il a été établi un lien entre une lacération des grosses artères du pédoncule, des lésions histologiques d’un traumatisme périmortem au niveau d’un fracture osseuse et un traumatisme par collision entre baleine et bateau. Le cas no. 3 avait une lacération au niveau de la cavité orale et une fracture du rostre, ces deux zones montrant au niveau histologique la preuve d’un traumatisme par objet contondant. Enfin, dans le cas no. 4, une fracture mandibulaire antemortem, deux fractures du crâne, et une hémorragie étendue pouvaient être reliés à un traumatisme sévère par objet contondant. La preuve pour chaque cas, incluant le temps écoulé entre le traumatisme et l’heure de la mort, l’identification des deux principaux types de traumatisme, sont présentés. Avant cette étude, aucune analyse comparée détaillée de la pathologie des traumatismes n’avait été réalisée. Cette étude montre l’importance d’examens macroscopiques et histologiques précis mettant en évidence la signification et le timing des traumatismes. Ce travail représente un nouveau paradigme pour le diagnostic différentiel des traumatismes mortels par objet tranchant et contondant chez les baleines franches heurtées par des bateaux et la compréhension de l’impact de la mortalité anthropogénique sur cette espèce en danger.

      Mots clés: Eubalaena glacialis, fracture, hélice, baleine franche, collision avec un bateau, traumatisme. 
 

Pages 56-60 

SURVEILLANCE DES SALMONELLES DANS UN TROUPEAU DE RHINOCEROS NOIRS (Diceros bicornis) CAPTIFS ASYMPTOMATIQUES CULTURE ET PCR SUR LES FECES. 

Michele Miller, D.V.M., Ph.D., Beth Schille, A.A., and Crystal Pancake, A.H.T. 

Résumé: Des fèces ont été collectées sur des rhinocéros noirs (Diceros bicornis minor) vivant au Disney’s Animal Kingdom pour déterminer la fréquence du portage des Salmonella spp. chez des animaux asymptomatiques en utilisant pour leur détection une culture par enrichissement et une PCR sur culture par bouillon. Trois échantillons par animal ont été prélevés la première semaine de chaque mois entre Février 2001 et Décembre 2003. Pendant cette période d’étude, six animaux d’un troupeau ont participé, dont deux jeunes en croissance. Un total de 550 cultures, comprenant des duplicatas de chaque échantillon pour des envois à deux laboratoires différents, et 464 tests PCR ont été effectués. Quand les résultats de culture et de PCR ont été comparés au sein du même laboratoire, une prévalence identique a été trouvée (2.4% de cultures positives en comparaison avec 2.6% des tests PCR). Cependant, même si les tests étaient effectués sur des échantillons dupliqués, chacun de ceux qui étaient positifs par culture ne l’étaient pas forcément par PCR et inversement. Ces résultats suggèrent que l’utilisation de plusieurs méthodes de diagnostic et un plus grand nombre d’échantillons peuvent accroître la probabilité de détecter un porteur asymptomatique de Salmonella. Bien que tous les rhinocéros partageaient le même environnement pendant toute la période d’étude, seuls 4 des six animaux se sont révélés porteurs même si au moins 37 échantillons ont été pris sur chaque animal négatif. Bien que cette étude ait été faite sur un faible nombre de rhinocéros, elle suggère que le portage asymptomatique soit probablement plus fréquent chez les rhinocéros noirs captifs que cela est cru. La prévalence semble être identique à celle qui est rapportée chez les ongulés domestiques.

      Mots clés: rhinocéros noirs, Diceros bicornis, polymerase chain reaction Salmonella, culture de Salmonella, état porteur, portage asymptomatique. 
 

Pages 61-68 

DYSPLASIE DE LA HANCHE CHEZ lES koalas cendres (Phascolarctos cinereus) du zoo de san diego. 

Geoffrey W. Pye, B.V.Sc., M.Sc., Dipl. A.C.Z.M., Chris Hamlin-Andrus, and Jennifer Moll

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Résumé: Une étude radiographique à la fois rétrospective et prospective a été faite sur 55 cas de dysplasie de la hanche modérée à sévère, avec différents degrés de manqué de profondeur de l’acétabulum, d’aplatissement, voire de perte de la tête fémorale, d’élargissement voire de perte du col fémoral et d’anomalies de la diaphyse fémorale chez des koalas cendrés (Phascolarctos cinereus) au zoo de San Diego (San Diego, California, USA). Pour l’étude rétrospective, des anciennes radiographies ont été examinées quand elles étaient disponibles. Pour l’étude prospective, trois vues standards (ventrodorsale avec patte étendue, ventrodorsale avec patte repliée comme une grenouille, et latérale avec patte étendue) ont été utilisées. Un système de notation a été développé pour 4 zones (acétabulum, tête fémorale, col fémoral, et fémur) avec des notes entre 0 et 5 (0 = non affecté à 5 = sévèrement affecté) pour chaque zone, créant ainsi un total sur 40. Les notes ont permis la classification suivante: 0–2 = hanches normales; 3–6 = dysplasie légère; 10–19 = dysplasie modérée; et 20–40 = dysplasie sévère. Trente koalas ont une dysplasie sévère, 25 modérée, et 38 koalas dysplasie légère ou hanches normales. Les koalas atteints montrent ou non des anomalies de posture. Une maladie dégénerative des articulations peut se développer et les symptômes peuvent être améliorés avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens et des glucosamine/chondroitine sulfates. L’étiologie de la dysplasie de la hanche chez les koalas n’est pas encore connue.

      Mots clés: Koala, Phascolarctus cinereus, dysplasie de la hanche. 
 

Pages 69-75

USURE IRREGULIERE DES DENTS ET LONGEVITE DES RUMINANTS SAUVAGES CAPTIFS: ETUDE PILOTE A PARTIR DE RAPPORTS NECROPSIQUES.

Olga Martin Jurado, med.vet., Marcus Clauss, M.Sc., Dr.med.vet., Dipl. E.C.V.C.N., W. Jürgen Streich, Dr.rer. nat., and Jean-Michel Hatt, M.Sc., Prof. Dr.med.vet., Dipl. E.C.A.M.S.

Résumé: L’usure des dents est souvent considérée comme un facteur limitant de longévité chez la faune sauvage en liberté. Etant donné la fréquence d’une mauvaise dentition chez les animaux captifs dans la littérature, il semble que la santé dentaire soit aussi un facteur limitant en captivité. Par ailleurs, on peut penser que les animaux brachyodontes (brouteurs) sont plus sensibles en ce qui concerne les problèmes de santé dentaire que les animaux hypsodontes étant donné que certains brachyodontes ont une plus forte usure dentaire systématique. Une étude pilote à partir des rapports d’autopsie de ruminants sauvages captifs adultes (n = 294, 12 espèces) vivant dans un établissement a été effectuée pour tester ces hypothèses et calculer l’incidence de l’usure dentaire. Cette incidence était de 20%, avec un fort pourcentage de rapports qui ne faisaient pas du tout mention des dents. Contrairement aux hypothèses de cette étude, les animaux avec une usure dentaire irrégulière étaient plus âgés que ceux qui mourraient d’autres raisons, ce qui indique que parvenir au-dessus d’un âge moyen était un pré-requis au développement d’anomalies rapportées dans ce jeu de données. Une espèce hypsodonte (antilope cervicapre, Antilope cervicapra) était plus affectée, tandis que deux espèces de brachyodonte ne l’étaient pas. L’espèce atteinte a été nourrie régulièrement sur un sol sableux, tandis  que les brouteurs ont reçu leur nourriture dans des râteliers, ce qui indique que les pratiques d’élevage étaient les plus importantes pour la santé dentaire. Il y avait un fort pourcentage d’atrophie séreuse du tissu adipeux chez les animaux avec une usure dentaire irrégulière, ce qui montre l’intérêt clinique du problème. En moyenne, les individus adultes ces espèces atteignent 41% de l’âge maximum rapporté. Bien que ce nombre semble bas, le manque de données comparatives venant d’autres établissements ne permet pas de conclure sur l’adéquation des pratiques d’élevage utilisées.

   Mots clés: Usure dentaire, nutrition, élevage, longévité, atrophie séreuse du tissu adipeux, artiodactyles, ruminants, nourrissage. 
 

Pages 76-85

EVALUATION BIOMEDICALE DES LEMURIENS ROUGES (VARECIA RUBRA) VIVANT EN LIBERTE DANS LE PARC NATIONAL MASOALA, MADAGASCAR

Christopher J. Dutton, M.Sc., M.R.C.V.S., Dipl. A.C.Z.M., Randall E. Junge, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., and Edward E. Louis, D.V.M., Ph.D.

Résumé: Des bilans de santé complets ont été effectués sur 22 lémuriens rouges adultes (Varecia rubra), dont 9 mâles et 13 femelles, trouvés dans le Parc National Masoalla au nord-est de Madagascar.  Chaque animal a été anesthésié avec  tilétamine et zolazépam afin de faire un examen physique complet dont la mesure du poids et des signes vitaux; une prise de sang pour hématologie, taux de protéines totales plasmatiques, biochimie sanguine, vitamines liposolubles, minéraux, estimation du métabolisme du fer, sérologie pour la toxoplasmose, sérologies virales, et recherche d’hémoparasites; collecte de fèces pour culture bactérienne et recherche de parasites; et collect d’un nombre représentatif d’ectoparasites. La comparaison des valeurs sanguines avec celles de lémuriens captifs montre un nombre significatif de différences probablement liées à l’état physiologique (c-a-d stade de la reproduction, stress), à l’hydratation, et la nourriture. Il n’y avait pas de preuve d’une quelconque maladie infectieuse et aucun hémoparasite n’a été détecté. La flore intestinale semble ordinaire; cependant, les résultats peuvent avoir été faussés par des bactéries plus résistantes au froid. La charge parasitaire fécale était basse. Lemurostrongylus spp. a été identifiée chez deux des lémuriens, et un nombre modéré d’acariens du genre Laelapidae était présent sur environ un tiers des lémuriens. Cette étude démontre la quantité considérable de données qui peuvent être collectées sur des populations vivant en liberté, données précieuses pour le management des populations captives, en réduisant l’incidence des maladies liées à la captivité et dans la gestion des risques associés aux programmes de réintroduction.

    Mots clés:  Lémurien rouge, Varecia rubra, santé, maladie, nutrition.

  

    Pages 86-91 

MORTALITE JUVENILE CHEZ DES PETITS KOUDOUS (TRAGELAPHUS IMBERBIS) AU ZOO DE BALE ET SA RELATION AVEC LA NUTRITION ET L’ELEVAGE.  

Dorothea Besselmann, Dr.med.vet, Daniela Schaub, Dr.med.vet., Christian Wenker, Dr.med.vet., Jürg Völlm, Dr.med.vet., Nadia Robert, Dr.med.vet., Claude Schelling, P.D. Dr. med. vet., Hanspeter Steinmetz, M.Sc., Dr.med.vet., Marcus Clauss, M.Sc., Dr.med.vet., Dipl. E.C.V.C.N. 

Résumé: Depuis 1956, date à laquelle le zoo de Bâle (Suisse) a initié la reproduction en captivité des petits koudous (Tragelaphus imberbis), 43% des juvéniles mourraient avant l’âge de 6 mois. Dans cette étude, l’objectif était de rassembler les données pathologiques, nutritionnelles et l’arbre généalogique des animaux afin d’évaluer l’influence de l’élevage sur la mortalité juvénile chez ces animaux. La principale cause de décès était la maladie des muscles blancs diagnostiquée sur 14 cas, soit 26% des juvéniles morts. Bien que la taille de l’enclos soit restée identique et que l’accessibilité au public soit constamment élevée, la taille du troupeau et la mortalité juvénile ont augmenté entre 1956 et 2004. La nourriture consommée par la totalité du groupe en 2004 était déficiente en vitamine E et sélénium. La tendance de croissance linéaire du taux de mortalité depuis les années 60 était significative, et il y avait une corrélation significative entre la taille du troupeau et la mortalité juvénile. Au contraire, il n’y avait pas de corrélation entre la taille du troupeau et les cas de mortalité juvénile associés à la maladie des muscles blancs. D’autres facteurs examinés (sexe, croisements, saison) n’avait pas d’effet significatif ni sur la mortalité globale jusqu’à 6 mois d’âge, ni sur la mortalité associée à la maladie des muscles blancs.  Ces résultats caractérisent à la fois un problème nutritionnel et un souci d’élevage. Ils sont supportés par le manque d’une telle mortalité dans d’autres établissements dans lesquels la nourriture est supplémentée en vitamine E, le nombre d’animaux est maintenu bas, et les enclos possèdent plus de possibilités de cachettes pour les animaux.

      Mots clés: petit koudou, Tragelaphus imberbis, maladie des muscles blancs, vitamine E, nourriture, taille du troupeau, croisements. 
 

Pages 92-98 

INFECTION PULMONAIRE PARASITAIRE CHEZ TROIS TORTUES CAOUANNES, CARETTA CARETTA. 

Charles A. Manire, D.V.M., Michael J. Kinsel, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., Eric T. Anderson, D.V.M., Tonya M. Clauss, D.V.M., M.S., and Lynne Byrd, C.V.T. 

Résumé: Bien que les parasites pulmonaires soient connus pour infecter de nombreuses espèces de mammifères et que seulement quelques-uns sont connus pour infecter les serpents, les lézards et les oiseaux, aucun ne l’était jusqu’à présent chez les chéloniens. Cette étude documente les trois premiers cas de parasites pulmonaires chez des tortues caouannes, Caretta caretta. Il est peu probable que les parasites pulmonaires soient la cause primitive de maladie dans aucun des cas, et ils y contribuent  probablement seulement ou sont des trouvailles accessoires. Les lésions observées dans deux des cas qui sont morts incluaient une hyperplasie épithéliale trachéale et bronchique et une hyperplasie des cellules à mucus. Les lésions dues directement aux parasites eux-mêmes semblent limitées à l’appareil respiratoire supérieur (trachée et grosses bronches), mais les lésions dans les poumons mêmes sont dues aux débris produits par les vers. Bien qu’aucun de ces cas n’a été traité pour les vers avec succès, il semblerait que l’oxfendazole soit efficace, notamment sur la troisième tortue caouanne traitée et actuellement toujours en réhabilitation.

      Mots clés: tortue caouanne, parasite pulmonaire, Angiostoma carettae, tortue marine. 
 

Pages 99-102 
 

AVULSION CHEZ UN BUFFLE DE FORET (SYNCERUS CAFFER NANUS) AVEC UN PANSEMENT AU POLYMETHYLMETHACRYLATE. 

Patrick J. Morris, D.V.M., D.A.C.Z.M., Beth Bicknese, D.V.M., M.P.V.M., and Meg Sutherland-Smith, D.V.M., D.A.C.Z.M. 

Résumé: Une femelle buffle de forêt (Syncerus caffer nanus) âgée de 2 ans est présentée pour un traumatisme récent au niveau de la corne droite faisant suite à une lutte avec un congénère ayant entraîné fracture et avulsion de l’os frontal, des processus cornés, de la corne et de la peau adjacente. L’animal a été sédaté pour les soins et le débridement de la plaie, suivis par la mise en place d’un pansement à base de polyméthylméthacrylate (PMMA) imprégné avec un antibactérien. Le pansement été toujours intact 7 jours après l’accident, mais s’est déplacé et a du être replace au 11ème jour. Ce deuxième pansement est finalement tombé au 68ème jour post-accident, ce qui a permis de voir une cicatrice nette et circulaire. L’utilisation du PMMA a permis dans ce cas des soins optimaux. Dans la sixième année suivant l’accident, une nouvelle corne apparemment normale est réapparue, ce qui suggère que la peau et les structures du crâne associées peuvent conserver la possibilité de différentiation puisque l’appareil entier était avulsé dans ce cas.

      Mots clés: Avulsion de la corne, fistule nasale frontale, polyméthylméthacrylate, blessure, buffle de forêt. 

Pages 103-106 

CYSTADENOME LACRYMAL CHEZ UNE TORTUE BOITE ASIATIQUE (CUORA FLAVOMARGINATA). 

Jack Kottwitz, D.V.M., Ashley M. Zehnder, D.V.M., Nicole Wyre, D.V.M., Susette Aquino, D.V.M., Dipl. A.C.V.O. 

Résumé: Une tortue boite asiatique (Cuora flavomarginata)  mâle adulte a été amené au Service des Oiseaux et autres Animaux Exotiques de l’Animal Medical Center pour un gonflement périorbitaire de l’œil droit. Le gonflement n’a pas répondu au traitement par supplémentation nutritionnelle et administration par injection de vitamine A. Ce qui s’était présenté comme un gonflement périorbitaire s’est transformé en une néoformation ventrale au globe oculaire qui gênait la vision et était fréquemment blessée lors des mouvements des pattes antérieures de la tortue. Vingt-six mois après la première visite, la tortue était anesthésiée et la majeure partie de la masse était ôtée chirurgicalement. L’examen histologique a permis de diagnostiquer un cystadénome lacrymal.

      Mots clés: tortue boite asiatique, Cuora flavomarginata, cystadénome lacrymal, masse périorbitaire, hypovitaminose A, nictitante, conjunctivite. 
 

Pages 107-110 

ENDOMETRITE CHRONIQUE CHEZ UN ELEPHANT D’ASIE (Elephas maximus)

Heike Aupperle, D.V.M., Anne Reischauer, D.V.M, Franz Bach, D.V.M., Thomas Hildebrandt, D.V.M., Frank Göritz, D.V.M., Kathrin Jäger, D.V.M., Regina Scheller, D.V.M., Hans-Jörg Klaue, D.V.M., and H.-A. Schoon D.V.M., Ph.D.

Résumé: Une femelle éléphant d’Asie âgée de 48 ans avec des commémoratifs de pododermatite  a développée une hématurie récurrente qui a commencé en 2002. Une échographie transrectale et un examen endoscopique en 2004 ont permis d’identifier l’utérus comme étant la source de l’hématurie et ont exclu une cystite hémorragique. Un traitement à base d’implants de  desloréline, d’antibiotiques, de médicaments homéopathiques a permis une amélioration de l’état général de l’éléphant. En Juillet 2005, l’éléphant a été retrouvée morte.  L’autopsie a mis en evidence un utérus sévèrement dilaté par 250 litres d’un liquide purulent et l’histologie une endométrite ulcérative et suppurée, associée à la présence d’une quantité marquée de Streptococcus equi ssp. zooepidemicus et d’Escherichia coli identifiés sur culture aérobie. D’autres lésions ont été notées lors de l’autopsie : une pododermatite multifocale sévère,un léïomyome utérin, et de nombreux foyers calcifiés de cytostéatonécrose. La culture bactériologique de la lésion de pododermatite a révélé la présence de Streptococcus agalactiae, Streptococcus equi ssp. zooepidemicus, Staphylococcus sp., Corynebacterium sp., et d’Enterococcus sp.

     Mots clés: Endométrite, éléphant, Elephas maximus, Proboscidés, Streptococcus equi, abcès d’un ongle du pied. 
 

Pages 111-114

OSTEOCHONDRITE DISSEQUANTE CHEZ UNE JEUNE ANTILOPE ROUANE (HIPPOTRAGUS EQUINUS)

Sharmie Johnson, D.V.M., Bradley S. Houser, D.V.M., Howard Frederick, Ph.D., and Beryl Patterson, C.V.T.

Résumé: Une jeune antilope rouane (Hippotragus equinus) âgé de 4 mois a été amené pour une faiblesse récente et progressive du membre postérieur gauche, qui n’a pas répondu à un traitement aux anti-inflammatoires. L’antilope a été anesthésiée pour un examen clinique, radiographique et des examens de laboratoire. L’articulation du grasset gauche était peu mobile et apparaît très gonflée à l’examen clinique. La radiographie a révélé des cortex amincis du fémur distal gauche et du tibia proximal, de même que multiples zones de lyse au niveau des condyles. Une euthanasie a été réalisée en raison de la sévérité des lésions et du mauvais état général de l’animal. Une infestation parasitaire du tractus digestif faisait partie des conclusions de l’autopsie. Des érosions cartilagineuses, associées à du tissue conjonctif fibreux et un fluide synovial visqueux, ont été notées dans toutes les articulations. Les examens de laboratoire réalisés en périmortem ont mis en évidence une anémie et une hypoprotéinémie. Le fluide articulaire était de nature inflammatoire mais non infectieux, et une culture aérobie de l’articulation était négative. L’examen histologique a identifié une nécrose focale et transmurale du cartilage articulaire avec fissure. Une ostéochondrite disséquante a été diagnostiquée, ce qui a amorçé une évaluation de l’état nutritionnel et de la gestion du troupeau. C’est le premier cas documenté d’ostéochondrite disséquante chez une antilope rouane.

Mots clés: Antilope rouane, Hippotragus equinus, ostéochondrite disséquante, ossification endochondrale, chondrocytes, ostéoarthritis. 
 

Pages 115-117 

UTILSATION D’UNE PREPARATION A LIBERATION PROLONGEE DE CLOTRIMAZOLE POUR TRAITER UNE DERMATOPHYTOSE CHEZ UN SIAMANG (HYLOBATES SYNDACTYLUS) 

Nili Avni-Magen, D.V.M, Daniel Elad, D.V.M., Ph.D., Michael Friedman, Ph.D., Irith Gati, B.Sc., Elizabeth Kaufman, D.V.M., and Eran Lavy, M.Sc., D.V.M. 

Résumé: En Novembre 2004, un mâle adulte siamang (Hylobates syndactylus) appartenant au Tisch Family Zoological Gardens-Jerusalem Biblical Zoo (Israel) a été examiné pour des lésions cutanées sur différentes parties du corps. Les lésions étaient caractérisées par une alopécie et des croûtes avec hyperkératose. Un diagnostic de dermatophytose associée à Microsporum canis a été établi par culture fongique de raclages cutanés effectués aux marges des lésions. Un traitement à base de différents antifongiques topiques et systémiques (per os) comme la griséofulvine, l’itraconazole, et le lufénuron ont permis la résolution de la plupart des lésions et la diminution en taille de la lésion restante, qui restait positive en culture à M. canis. L’animal a été anesthésié et une préparation expérimentale à libération prolongée à base de clotrimazole a été appliquée directement sur la lésion. Au début, aucun changement n’a été noté, et deux mois plus tard, une formule un peu différente de la première a été appliquée sous anesthésie à nouveau. Un mois plus tard, la lésion a commence à diminuer en taille; 3 mois après le début du traitement, soit deux ans après l’apparition des signes cliniques, la lésion a totalement disparu. Minimiser le nombre de traitements est toujours un avantage quand on a affaire à des animaux exotiques ou de collections zoologiques.  

      Mots clés: Hylobates syndactylus, libération prolongée, clotrimazole, Microsporum canis, dermatophytose. 
 

Pages 118-120 

HemangiosarcomE CHEZ UNE OTARIE DE PATAGONIE (Otaria byronia) 

Mi-Hyeon You, D.V.M., Il-Hong Bae, D.V.M., Hyang Jee, D.V.M., Mi-Jin Yoo, D.V.M., Nam-Shik Shin, D.V.M., Ph.D., and Dae-Yong Kim, D.V.M., Ph.D. 

Résumé: Une otarie de Patagonie (Otaria byronia) male âgée de 10 ans est morte après plusieurs semaines de dépression, d’anorexie, de perte de poids et de détresse respiratoire progressive. A l’autopsie, trois masses confluentes, lobulées et rouges sombres ont été observées dans le mésentère. Des masses identiques ont été observes dans les poumons et les deux reins. Un hémangiosarcome a été diagnostiqué sur la base des lésions macroscopiques, des examens histopathologique et immunohistochimique. C’est le premier cas d’hémangiosarcome rapporté chez des pinnipèdes.  

      Mots clés: Hémangiosarcome, Otaria byronia, otarie, tumeur, immunohistochimie. 
 

Pages 121-123 

mesotheliomE PERICARDIQUE CHEZ UN TIGRE DU BengalE (Panthera tigris) 

Ellen B. Wiedner, V.M.D., Dipl. A.C.V.I.M., Ramiro Isaza, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M., William A. Lindsay, D.V.M., Dipl. A.C.V.S., Joshua Decker, D.V.M., Dipl. A.C.V.P., and John Roberts, D.V.M., Dipl. A.C.V.P. 

Résumé: Un tigre du Bengale (Panthera tigris) âgé de 17 ans a été présenté pour dyspnée et tachypnée. Des radiographies ont montré des épanchements péricardique et pleural sévères, mais pas de masse évidente. Pendant les tentatives de ponction du liquide d’épanchement sous anesthésie, le félin a fait une tamponnade cardiaque et en est mort. A l’autopsie, une masse nodulaire située à la base du coeur a été identifiée comme étant un mésothéliome péricardique. C’est le premier cas rapporté de cette tumeur chez un grand félin. 

Mots clés: Mésothéliome péricardique, tigre du Bengale, Panthera tigris, cardiomyopathie, néoplasie. 
 

Pages 124-127 

Superinfection EXPERIMENTALE chez un petit kanchil de java (Tragulus javanicus) INFECTE PERMANENT PAR LE VIRUS DE LA DIARRHEE VIRALE BOVINE. 

Antje Semrau, D.V.M., Gudrun Wibbelt, Dr. med. vet., Monika Hilbe, Dr. med. vet., Dipl. E.C.V.P., Dietmar Lieckfeldt, B.Sc., Robert Hermes, Dr. med. vet., Kerstin E. Müller, Prof. Dr. med. vet., Hans P. Heckert, Dr. med. vet., Mark J. Hoyer, D.V.M., and Kai Frölich, PD Dr. med. vet. 

Résumé: Un petit kanchil de Java (Tragulus javanicus), infecté permanent par le virus noncytopathogène de la maladie virale bovine (BVDV) de type 1f, a été superinfecté par un isolat cytopathogène du BVDV de type 1c, aux gènes partiellement communs avec la souche endogène. Pendant la période d’observation de 125 jours après la superinfection, l’animal n’a montré aucun signe clinique et/ou aucune modification des valeurs sanguines. Les anticorps neutralisants ont été détectés à 35 et 42 jours après l’infection. L’isolat à l’origine de la superinfection a été retrouvé dans les fèces, les prélèvements nasaux et la salive au bout de 29 jours et ensuite à plusieurs reprises. L’examen macroscopique ou histologique n’a pas mis en évidence de lésions d’une pseudo-maladie des muqueuses, malgré la détection de l’isolat cytopathogène dans une glande salivaire, le rumen, l’abomasum, un rein et un nœud lymphatique préscapulaire superficiel. Les résultats indiquent que la souche BVDV cytopathogène, utilisée pour la superinfection, a persisté dans l’animal virémique sans entrainer de maladie pendant la période d’observation.

Mots clés: virus de la diarrhée virale bovine, infection expérimentale, maladie des muqueuses, pestivirus, infection persistente, Tragulus javanicus.

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