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Journal of Zoo and Wildlife Medicine 

Volume 39, tome 3

Résumés 
 

Pages 293-297

Enquête sur la profession vétérinaire dans les zoos et aquariums nord-américains

Stephanie McCain, D.V.M. and Ed Ramsay, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M.

      Résumé:

Une enquête informatique a été soumise aux 158 Zoos affiliés à l’AZAA ( Association américaine des zoos et aquariums) et les 31 aquariums ou parcs marins des Etats-Unis et du Canada. L‘enquête comportaient des questions relatives à l’emploi et aux salaires des vétérinaires. Le personnel de 124 zoos et 15 aquariums ont répondu. Les parcs et les aquariums aux moyens financiers les plus hauts sont plus enclins à employer des vétérinaires à temps plein. Le nombre et le pourcentage de vétérinaires employés à temps pleins a augmenté sensiblement depuis la précédente enquête datée de 1988, avec 59,6% de zoos employant au moins un vétérinaire à temps plein. Dans le même laps de temps, le ratio homme-femme parmi les vétérinaires de zoo est passé d’une majorité d’hommes à une quasi équalité, . Les salaires des vétérinaires à temps plein dans les zoos et aquariums varient de 20 800 à 150 000 dollars. 

      Mots clés:  aquarium vétérinaire, démographie, emploi, salaire, zoo. 

Pages 298-304

Electrocardiographie chez le Zèbre de Grévy (EQUUS GREVYI)

Debbie A. Myers, D.V.M, Scott Citino, D.V.M, Dipl. A.C.Z.M., and Mark A. Mitchell, D.V.M, M.S., Ph.D.

     Résumé:  Les életrocardiogrammes (ECGs)sont des tests fondamentaux pour l’exploration du rythme cardiaque. Aucun n’a été décrit pour les différentes sous-espèces de zèbres et quelques ns seulement pour les autres Perissodactyles. Des ECG standards à 6 voies ont été enregistrés sur 23 zèbre de Grévy anesthésiés. La fréquence cardiaque, les intervalles RR, la durée de l’onde P, les rapports maximum/minimum RR, l’intervalle PR, la durée des QRS, l’intervalle QT, l déviation du segment ST, l’amplitude de l’onde P, celle des QRS et de l’onde ont été mesurés et calculés à partir de la voie II  des ECGs de ces zèbres de Grévy. Plusieurs variables ont été testées, incluant le genre, l’âge ( 0-24 mois, 24- 48 mois, 48- 180 mois et plus de 180 mois), le poids ( < 350 kg ou > 350 kg), le statut gestationnel et les différences anesthésiques ( dose standard et supplémentation) afin de savoir si elles influaient sur les valeurs des ECGs de ces animaux. Aucune différence significative n’a été révélée par les paramètres des ECGs pour les mâles et les femelles. Les intervalles RR et QT sont plus longs chez les zèbres âgés ; les cœurs sont plus rapides chez les jeunes. Les intervalles RR et PR, ainsi que la longueur des QRS, sont plus grands chez les zèbres les plus lourds ; la fréquence cardiaque est plus rapide chez les zèbres « légers ». Les intervalles RR sont significativement plus longs chez les femelles pleines.

Il n’y a pas de différences notables pour les paramètres des ECGs entre les zèbres anesthésiés avec une dose standard de la combinaison of étorphine – détomidine – acépromazine comparés à ceux ayant reçu des doses supplémentaires de ce mélange ou de kétamine. Tous les autres paramètres étudiés n’ont pas montrés de variations notables mis à part ceux évoqués plus haut. Le résultat de ces recherches suggère que les différences entre les paramètres des ECGs des zèbres interviennent selon l’âge, le poids et le statut gestationnel et ces facteurs doivent être pris en compte lors de l’analyse de leurs ECGs. 

      Mots clés:  ECG, électrocardiogramme, Equus grevyi, zèbre, ongulés. 

Pages 305-313

Sérologie de la maladie aléoutienne, électrophorèse des protéines et pathologie du Vison d’Europe (MUSTELA LUTREOLA) de la région Navarre espagnole.

David Sánchez-Migallón Guzmán,  Lic. en Vet., Ana Carvajal,  Lic. en Vet.,

Ph.D., E.C.V.P.H, Juan F. García-Marín, D.M.V., Ph.D., María C. Ferreras,

D.M.V., Ph.D., Valentín Pérez, D.M.V. Ph.D., Mark Mitchell, D.V.M., M.S., Ph.D., Fermín Urra, Ph.D., and Juan C. Ceña   

Résumé:  Le Vison d’Europe (Mustela lutreola) a souffert d’un déclin dramatique en Europe au cours du 20ème siècle et c’est l’un des carnivores les plus menacés au monde. La sous-population du Vison d’Europe de la Navarre en Espagne, estimé à approximativement 420 individus, représente les 2 tiers de la population totale espagnole. La maladie Aleoutienne ( ADV) est causée par un parvovirus avec un fort taux de variabilité qui peut infecter un large pannel de mustélidés. La pathogénie de ce virus chez les petits carnivores est fluctuante et peut être influencée aussi bien des facteurs liés à l’hôte lui-même (espèce, génotype du vison américain, et statut immunitaire) qu’à la souche virale. Une étude sur échantillons a été menée lors de la période de pré-reproduction de février-mars 2004 et 2005, et lors de la période post-reproductive de septembre-décembre 2004.  Les visons ont été trappés le long de 7 rivières représentatives de l’habitat du vin d’Europe en Navarre. Un comptage des anticorps contre l’ADV (CIEP) a été réalisé sur les échantillons sanguins de 84 visons d’Europe. Tous se sont révèles negatifs. Une électrophorèse des protéines à été menée sur 93 échantillons de plasma. 9 d’entre eux (9.6%) présentaient des taux de gammaglobulines dépassant les 20% de protéines totales dans le plasma. On a réalisé les autopsies complètes de 23 cadavres de vison européens collectés dans la région entre 2000 et 2005.  17 de ces visons (74%) présentaient les lésions traumatiques et hémorragiques compatibles des chocs avec des véhicules. Bien qu’aucune lésion histopathologique compatible avec une ADV n’ait été découverte, cette étude rapporte le premier cas d’une maladie de carré « naturelle »  (CVD) sur un vison d’Europe.. De plus, on a découvert une adiaspiromycose pulmonaire chez 3 visons d’Europe espagnols. 

      Mots-clés:  maladie aléoutienne, comptage électrophorèse, vison européen, Mustela lutreola,   electrophorèse des protéines, pathologie, séroprévalence, maladie de carré, adiaspiromycose 
 

Pages 314-319

Parametres electrocardiographique chez les lions captifs (Panthera leo) et les tigres (Panthera tigris) anesthésies par un melange ketamine-xylazine.

      Maria Helena M. A. Larsson, D.V.M., M.S., Ph.D., Fernanda M. Coelho, D.V.M., Valéria M. C. Oliveira, D.V.M., Fernanda L. Yamaki, D.V.M., M.S., Guilherme G. Pereira, D.V.M., M.S., Elaine C. Soares, D.V.M., M.S., Ph.D., José Daniel L. Fedullo, D.V.M., M.S., Roberto C. Pereira, D.V.M., M.S.,  Ito F. H., D.V.M, M.S., Ph.D 
 

     Résumé:  27 lions captifs (Panthera leo) and 13 tigres captifs (Panthera tigris) de la collection du zoo de  São Paulo ont été sélectionnés pour cette étude, tous en bonne santé. Ils ont été anesthésiés avec un mélange kétamine (10 mg/kg) - xylazine (1-2 mg/kg) afin de rélaiser des examens physiques de routine, hématologie, biochimie et electrocardiogramme. Le but principal de cette étude est de rassembler des données de référence relatives aux paramètres normaux des électrocardiogrammes des grands félidés. L’étude des ondes P-QRS décrits habituellement pour les carnivores domestiques ne révèle pas de différence notable et ce en tenant compte du poids et de la masse corporelle lus importante chez les grands félins. Pour les lions, la fréquence cardiaque varie de 42 à 76 battements par minute. Pour les tiges, elle varie entre 56 et 97 bpm. Chez les deux espèces, le rythme cardiaque moyen est normalement sinusal suivi par des épisodes d’arythmie sinusale; On a aussi observé des épisodes de wandering pacemaker. L’axe électrique normal s’étend entre + 60° et +120°.  Les complexes QRS sont majoritairement positifs sur les déviations DI, DII, DIII et AVF ; ils sont négatifs en AVR et AVL.  Cette étude est la première à mettre en évidence les constantes normales de l’électrocardiogramme des grands félins. Des investigations plus approfondies sont nécessaires afin de définir les critères permettant de considérer les constantes anormales pour ces espèces. Cette nouvelle étude devrait inclure d’autres agents anesthésiques et l’analyse d’électrocardiogrammes d’animaux malades ou ayant des perturbations électrolytiques.

Mots-clés: lions, tigres, Panthera leo, Panthera tigris, électrocardiographie. 

Pages 320-334

DISTAL LIMB RADIOGRAPHIE DU MEMBRE POSTERIEUR, OSSIFICATION, FERMETURE DE LA PLAQUE DE CROISSANCE CHEZ UN JEUNE ELEPHANT D’ASIE (ELEPHAS MAXIMUS)

Jessica Siegal-Willott, D.V.M., Ramiro Isaza, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.Z.M., Richard Johnson, Ph.D., and Margaret Blaik, D.V.M., Dipl. A.C.V.R. 

      Résumé:  11 jeunes éléphants d’Asie (Elephas maximus) ont été radiographiés afin de déterminer les périodes de fermeture des plaques de croissance et de l’ossification phalangienne des os du membre postérieur. On s’est particulièrement attaché aux 3 phalanges du troisième doigt ainsi qu’à la phalange 3 des doigts un, deux, quatre et cinq. Tous les éléphants étaient en bonne santé au moment de l’examen. Une évaluation rétrospective des radiographies de 6 des 11 jeunes éléphants a aussi été réalisée afin d’augmenter l’échantillon de données. L’étude rapporte les techniques utilisées pour obtenir les meilleures radiographies du membre postérieur d’un jeune éléphant, les caractéristiques d’ossification des phalanges, le temps nécessaire à la fermeture des plaques de croissance de la troisième phalange du doigt 3, et une méthode d’estimation de l’âge à partir des données radiographiques. Cette étude aidera les cliniciens à réaliser des radiographies d’éléphants ; à évaluer celles menées sur des jeunes; à reconnaître le normal du pathologique; Elle aidera aussi à estimer l’âge des jeunes éléphants à partir des critères d’ossification et de fermeture des plaques de croissance. Une utilisation systématique de ce protocole radiographique est recommandé afin de faciliter la reconnaissance d’une maladie de pied et d’être un élément de l’examen de routine annuel chez les éléphants d’Asie en captivité. 

Mots clés: éléphant d’Asie, Elephas maximus, pied, plaque de croissance, ossification, radiographie. 

Pages 335-341

SEROPREVALENCE DES RETROVIRUS DANS LA POPULATION CAPTIVE DES MACROPODIDAE NORD-AMERICAINE.

Timothy A. Georoff, V.M.D., Priscilla H. Joyner, B.V.M.S., M.R.C.V.S., John P. Hoover, M.S., D.V.M., Dipl. A.B.V.P., Dipl. A.C.V.I.M., Mark E. Payton, M.S., Ph.D., and Roman M. Pogranichniy, D.V.M., M.S., Ph.D.

     Résumé:  Les résultats d’échantillons sérologiques de macropodes captifs prélevés entre 1997 et 2005 ont été analysés afin de déterminer la séroprévalence à l’exposition aux retrovirus.  Les sérums de 269 individus (136 mâles, 133 femelles) représentant 10 espèces de macropodes issus de 31 collections captives nord-américaines, ont été testés à la recherche d’anticorps antiretroviraux par immunofluorescence indirect. On a analysé la prévalence des titres positifs en anticorps en comparant les mâles et les femelles, les espèces, les groupes d’âge. Les données relatives à des animaux apparentés ont été traitées par des analyses statistiques spécifiques. L’âge moyen des animaux au moment du prélèvement était de 36 mois (écart 2 – 201 mois).  Le pourcentage total de séropositivité était de 20.4%. Des anticorps rétroviraux ont été détecté chez 31 des 47 (66.0%) wallabies de l’île d’Eugène (Macropus eugenii), 9 des 24 (37.5%) pétrogales à pied jaune (Petrogale xanthopus), 4 des 11 (36.4%) wallabies bicolores (Wallabia bicolor), 10 des 80 (12.5%) wallabies de Bennett (Macropus rufogriseus), et 1 des 54 (1.9%) wallabies de Parma (Macropus parma).  Aucun des kangourous gris (n = 3) (Macropus fuliginosus), des kangourous géants(n = 19) (Macropus giganteus), des wallaroos communs (n = 6) (Macropus robustus), des kangourous roux (n = 11) (Macropus rufus), ou des kangourous arboricoles (n = 14) (Dendrolagus matschiei) ne s’est révélé positif pour les anticorps à rétrovirus.  Ces résultats démontrent que les cinqs espèces de macropodes captifs ont été exposés aux rétrovirus avec un fort pourcentage de séropositifs et une haute corrélation positive pour les wallabies de l’île d’Eugène. (Fisher’s Exact Test, alpha = 0.05). De plus, l’un de ces wallabies capturé dans la Natue s’est révèlé positif lors de sa quarantaine ce qui indique que le rétrovirus est présent dans la population sauvage.

      Mots clés:  Séroprévalence, macropode, rétrovirus, immunofluorescence, anticorps 

Pages 342-348

COMPARAISON DES PROFILS HORMONAUX ENTRE LES POPULATIONS SAUVAGEES ET CAPTIVES DE JEUNES PHOQUES VEAUx-MARINS (Phoca vitulina)

Julie P. Richmond, M.S., John Skinner, M.S., James Gilbert, Ph.D., Lisa M. Mazzaro, Ph.D., and Steven A. Zinn, Ph.D. 

      Résumé:  L’axe somatotrope, incluant l’hormone de croissance (GH), le facteur de croissance d’insuline-like (IGF)-I et les protéines liées à l’IGF (BP), est un pont entre la physiologie de la croissance, l’âge du développement et le statut nutritionnel chez les animaux domestiques.  Cependant il n’a jamais été étudié chez les veaux-marins en croissance.  Etant donné la difficulté d’un suivi longitudinal sur les populations sauvages de cette espèce, cette étude s’est intéressée au potentiel de suivi des jeunes phoques veaux-marins en centres de réhabilitation comme modèle pour le suvi des populations sauvages. Le but de cette recherche était de comparer les concentrations des composants de l’axe somatotrope entre les deux populations d’animaux sus-nommées.. L’hypothèse de départ était que les résultats des mesures relative à l’axe somatotrope seraient similaires entre les individus de même âge et de même statut nutritionnel ( à jeûn ou nourri). Pour vérifier cette hypothèse de jeunes veaux-marins harbor (n = 8) recueillis par The Marine Mammal Center (Sausalito CA) ou le Mystic Aquarium (Mystic CT) furent examinés et considérés comme en bonne santé mais abandonnés par leurs mères. Tous avaient moins de 2 semaines à leur arrivée en centres de réhabilitation. On a noté leur longueur à leur arrivée et au moment du relâcher. Chacun était pesé toutes les semaines et des prélèvements sanguins ont été faits à l’arrivée, à 4 semaines et à 8 semaines de réhabilitation.  Des prélèvements sanguins et des mesures morphométriques ont été effectués sur des veuax-marins sauvages (n = 8) du Golfe du Maine.  Les sérums ont été analysés à la recherche des concentration en GH, IGF-I et IGFBP.  Les concentrations de GH, IGF-I, et IGFBP-2 et -3 chez  les jeunes en soins sont similaires à celles retrouvées chez leurs homologues sauvages et ce en considérant une prise alimentaire semblable.  Ces données suggère que les individus en réhabilitation peuvent fournir un bon modèle pour suivre les effets de la prise alimentaire sur la croissance et le développement des jeunes phoques veaux-marins. Elle permet aussi de mieux connaître le métabolisme et l’endocrinologie des phoques.

          Mots clés: hormone de croissance, facteur I insuline-like, statut nutritionnel, Phoca vitulina, réhabilitation, axe somatotrope. 

Pages 349-357

ANALYSE D’URINES DES 3 ESPECES DE RHINOCEROS CAPTIF (RHINOCEROS UNICORNIS, DICERORHINUS SUMATRENSIS ET DICEROS BICORNIS)

Molly B Haffey, D.V.M., Randal D Pairan, Paul R Reinhart, and Monica A Stoops, M.Sc., Ph.D.

      Résumé:  Cette étude rapporte les valeurs des analyses d’urine pour 3 espèces de rhinocéros captifs (Rhinoceros unicornis, Dicerorhinus sumatrensis et Diceros bicornis) et évalue les différences spécifiques et individuelles. Des analyses d’urines répétées ont été menées sur 11 individus pour établir des normes de référence. Tandis qu’aucune différence individuelle ou spécifique n’a été mise en évidence pour le pH des urines, toutes les espèces présentent une densité différente.  L’urine des rhinocéros révèle de multiples propriétés physico-chimiques semblables à celle des chevaux mais la comparaison s’arrête là.  Le pH urinaire des rhinocéros est dans les normes établies pour les chevaux et d’autres grands herbivores. Cependant, toutes les espèces de rhinocéros ont montré une densité urinaire spécifique sous la limite basse normal des normes équine.  Ce résultat est confirmé par l’analyse d’un laboratoire extérieur démontrant alors la jutesse des analyses réalisées dans les zoos. Ce sont les premières données disponibles pour les normes de référence des paramètres urinaires du rhinocéros de sumatra, de l’indonésien et du rhinocéros noir. C’est un outil diagnostique très utile pour les vétérinaires au chevet des individus en captivité..

     Mots clés:  urine, pH, densité, Rhinoceros unicornis, Dicerorhinus sumatrensis, Diceros bicornis. 

Pages 358-361

VARIATION DES RESULTATS LORS DE TESTS D’INHIBITION A L’HEMAGGLUTINATION CONTRE DIFFERENTES SOUCHES DE PARAMYXOVIRUS CHEZ LE CROTALE massasauga DE L’EST, (Sistrurus catenatus catenatus ) SELON LES LABORATOIRES D’ANALYSE.

Matthew C. Allender, D.V.M., M.S., Mark A. Mitchell, D.V.M., M.S., Ph.D., Michael J. Dreslik, M.S., Ph.D., Christopher A. Phillips, M.S., Ph.D., and Val R. Beasley, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.B.V.T.

    Résumé:  Actuellement, le test d’inhibition à l’hémagglutination est la seule méthode sérologique  commercialement disponible pour repérer l’exposition au paramyxovirus ophidien chez les serpents (OPMV).  En 2006, 26 crotales massasaugas de l’Est (Sistrurus catenatus catenatus) ont été capturés pour un prélèvement sanguin afin de déterminer leur statut vis à vis de l’OPMV.  Les échantillons de chaque serpent ont été divisés en 3 parties et testés à l’aide du test commercialement disponible par inhibition à l’hémagglutination ( HI) contre 4 souches d’OPMV. Et ce dans trois laboratoires proposant ce service.  Tous les serpents ont été testés à la recherhce d’anticorps contre les souches python vert (GTP), crotale de San Lucan (SLR), et crotale de lîle Aruba (AIR).  De plus, Vingt-cinq serpents ont été testés contre la souche crotale diamondback (WDR).  Tous les échantillons contre les souches GTP and SLR sont revenus positifs (26/26), contre 56% (14/25) des tests WDR et aucun pour la recherche de la souche AIR (0/26).  Quelque soit le laboratoire, les résultats croisés sont les mêmes concernant les tests GTP et AIR. En revanche, il y a désaccord complet quant aux tests croisés SLR et AIR, aussi bien que pour GTP et AIR. Les tests statistiques Kappa pour les tests croisés GTP-WDR, SLR-WDR, GTP-AIR, SLR-AIR, et WDR-AIR indiquent que les variations entre laboratoires sont élevés.  De fait, ces résultats démontrent que les tests HI utilisés couramment ne peuvent être une méthode diagnostique fiable concernant le crotale massasauga.  De plus, l’inhibition à l’hémagglutination doit être réévaluée avec d’autres paramètres pour déterminer l’exposition à l’OPMV du crotale massasauga de l’est

      Key Words:  massasauga, inhibition hemagglutination, paramyxovirus, Sistrurus catenatus, serpent. 

Pages 362-369

TOXOPLASMOSE FATALE CHEZ LE CHAT DES SABLES (FELIS MARGARITA)

An Pas, D.V. M.  and J. P. Dubey, M.V.Sc., Ph.D.

Résumé:  Le Chat des sables (Felis margarita) est une petit félidé vivant aux Emirats Arabes Unis(UAE). Le programme de reproduction en captivité du Chat des sables au Breeding Centre for Endangered Arabian Wildlife (BCEAW) à Sharjah, UAE, a été sévèrement compromis jusqu’à récemment par un taux de mortinatalité élevé. Deux couples de chats de sables ont donné naissance respectivement à une et deux portées ( avec un total de 8 chatons) entre 1999 et 2008. 7 des 8 chatons sont morts entre leur troisième et leur vingt et unième semaine de vie. La Toxoplasmose a été confirmée comme cause des décès des deux portées.  Les adultes présentaient de haut taux d’anticorps contre Toxoplasma gondii avant la gestation, suggèrant que l’immunité maternelle ne protège pas les chatons contre l’infection. Cette immunité ne protège as non plus contre la transmission transplacentaire du parasite. Cette constatation est différente de ce que l’on observe chez les chats domestiques. Jusqu’à présent, ce rapport est le premier à confirmer le caractère fatal de la toxoplasmose et la prévalence de T. gondii chez le Chat des sables.

Mots clés:  Felis margarita, chat des sables, Toxoplasma gondii, toxoplasmose 

Pages 370-379

ENQUETE SUR LES AMIBIOSES ET LA DIFFERENTIATION D’UN VARIANT DE ENTAMOEBA HISTOLYTICA- (JSK2004) CHEZ LES PRIMATES NON-HUMAINS PAR PCR MULTIPLES.

Jun Suzuki, Seiki Kobayashi, Ph.D., Rie Murata, Hideo Tajima, D.V.M., Fumitaka Hashizaki, D.V.M., Yoshitoki Yanagawa, D.V.M., Ph.D., and Tsutomu Takeuchi, M.D., Ph.D. 

      Résumé: Une précédente étude sur un cercopithèque de Brazza du zoo de Tokyo a déjà évoqué l’existence d’un variant pathogène de Entamoeba histolytica-like (souche JSK2004) avec variations génétiques et une nouvelle souche d’isoenzyme. Dans cette étude, un test PCR capable de différencier la souche JSK2004 type E. histolytica-like (JSK04-Eh-V) des souches E. histolytica et E. dispar a été développé en utilisant 3 nouvelles amorces pour amplifier les fragments ADN spécifiques à partir de ARNr correspondant. 47 primates de 11 espèces du zoo furent testés pour connaître la prévalence en JSK04-Eh-V, laquelle a été détectée chez 6 individus de 4 espèces incluant le collobe d’Abyssinie; le cercopithèque  De Brazza (y compris l’individu repéré positif à JSK2004 par la précédente étude); le saki à face blanche et le singe araignée de Geoffroy . De plus, les prélèvements nécropsiques d’un colobe d’Abyssinie et d’un singe araigné de Geoffroy, décédés d’abcès hépatiques amibiens ont aussi été testés . Les échantillons ADN ont été analysés à la recherche de génotypes spécifiques fondés sur les gènes codant les séquences de nucléotides  de deux protéines codantes [chitinase et proteine serine-rich E. histolytica] Le locus non codant 1-2 de la protéine a été utilisé comme empreinte de la souche E. histolytica. Les résultats de ces études suggère que l’infection au nouveau variant E. histolytica-like dans ce zoo a été causé par la même souche JSK04-Eh-V. Un milieu de culture axénique (extrait de levure -iron-maltose-dihydroxyacetone-serum; YIMDHA-S) a été développé à partir de celui utilisé pour la culture axénique de E. dispar (extrait de levure-iron-gluconic acid-dihydroxyacetone-serum (YIGADHA-S)). Ce nouveau milieu a pu être utilisé pour la culture axénique de E. histolytica, JSK04-Eh-V, et de E. dispar sur un seul et même milieu. 

      Mots clés: variant Entamoeba histolytica-like, PCR multiple, primates non humains, zoo 

Pages 380-385

DEVELOPPEMENT D’UN PROGRAMME DE GESTION DANS LES PARCS A PRESENTATION MIXTE D’ESPECES SUITE A L’EPIDEMIE DE FIEVRE CATHARRALE 

A. Jim Cooley, D.V.M, Dipl. A.C.V.P., Naomi S. Taus, D.V.M., Ph.D., Hong Li, D.V.M., Ph.D.

     Résumé:  entre 2001 et début 2002, un safari parc de Caroline du Nord présentant des espèces en enclos mixtes a connu un épisode sévère de morbidité et de mortalité chez les cerfs du Pere David (Elaphurus davidianus), les cerfs axis (Axis axis), les antilopes cevicapres (Antelope cervicapra), les cerfs de Virginie (Odocoileus virginianus), et les wapitis des Rocheuses (Cervus elaphus).  Les signes cliniques varient d’une forme suraigüe allant d’un état dépréssif à un jetage hémorragique finissant par la mort en moins de 4 jours chez les cerfs du Pere David ; A l’inverse pour les cerfs axis, c’est une forme moins aigüe évoluant sur deux à trois semaines. Chez les cerfs axis atteints, des taux élevés en anticorps contre la FCO ont été détectés par la méthode Elisa. De l’ADN correspondant à l’herpès virus ovin souche 2 a été détecté sur les leucocytes du sang périphérique des cerfs axis atteints. Aucune autre souche de fièvre catharrale n’a été découvert. L’examen rétrospectif sur des échantillons tissulaires congelés de cerfs du Père David et des cervicapres a aussi confirmé la présence d’ADN de l’herpès ovin (OvHV-2).  Les efforts pour maîtriser cette nouvelle épidémie se sont concentrés au départ sur la prévention de nouveaux décès chez des animaux cliniquement sensibles. Pour ce faire, les espèces réservoir de FCO ont été transferés ailleurs en particulier les espèces ovines.  Cela concerne majoritairement dans ce parc, les mouflons (Ovis musimon).  Tous les ovins furent sortis du parc entre juin 2002 et octobre 2002 date du dernier décés causé par la FCO.  Etant donné l’importance des mouflns comme espèce attractive pour ce parc, le directeur a souhaité leur réintroduction dans la collection. Une sélection d’agneaux testés sains pour le OvHV-2 a été entreprise en suivant le programme similaire mis en place chez les moutons domestiques (Ovis ovis).  Ces individus FCO négatifs ont été réintroduits en janvier 2004. A la date de décembre 2007, aucun cas de FCO ne s’est fait jour depuis l’isolement des mouflons positifs et la réintroduction d’agneaux sains. Cet article décrit le succès d’un management réussi contre la FCO au sein d’une collection importante présentant des espèces en enclos mixte.

Mots clés:  Cervidae, maladie infectieuse, fièvre catharrale ovine, mouflon, herpèsvirus 2 ovin, parc de la vie sauvage. 

Pages 386-391

Tuberculose disséminée à Mycobacterium africanum chez le damman des rochers (Procavia capensis)

Andrea Gudan, D.V.M., Branka Artukovi?, D.V.M., Ph.D., Željko Cvetni?, D.V.M., Ph.D., Silvio Špi?i?, D.V.M., Ana Beck, D.V.M., Marko Hohšteter, D.V.M., Tomo Nagli?, D.V.M., Ph.D., Ingeborg Bata, D.V.M., Željko Grabarevi?, D.V.M., Ph.D.

          Résumé: Un cas de tuberculose à Mycobacterium africanum a été diagnostiquée chez une femelle Damman des rochers (Procavia capensis). L'examen nécropsique a révèlé des lésions disséminées de tuberculose. Les mêmes lésions ont été découvertes un an plutard sr un mâle damman. Les deux animaux avaient été importés des Emirats Arabes Unis et étaient détenus par le zoo de Belgrade en Croatie. L'origine de l'infection demeure inconnue. La bactérie isolée sur les poumons de la femelle a été identifiée par PCR comme appartenant au complexe Mycobacterium tuberculosis et un test Geno Type ® MTBC a confirmé son appartenance à la souche Mycobacterium africanum I.

Mots clés:  Damman, Mycobacterium africanum, tuberculose 

Pages 392-397

NEOPLASIE SPONTANEE CHEZ 4 GRANDS HERISSONS TENREC CAPTIFS (SETIFER SETOSUS)

Mina K. Khoii, D.V.M., Elizabeth W. Howerth, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Roy B. Burns, D.V.M., K. Paige Carmichael, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., and Zoltan S. Gyimesi, D.V.M.

Résumé:  Peu d’informations existent qant aux maladies et à la pathologie des espèces de la famille des Tenrecidae, celle –ci comprenant notamment le Grand Hérisson tenrec (Setifer setosus), insectivore de Madagascar. Cet article rapporte les autopsies et les résultats histopathologiques relatifs à des néoplasies survenues chez 4 de ces animaux détenus en captivité. Bien que cette étude ne comprenne que 4 individus, les néoplasies semblent être assez communes et une importante cause de morbidité et de mortalité chez cette espèce de hérisson. Ces néoplasies regroupent un carcinome folliculaire de la thyroïde, deux carcinomes des cellules transitionnelles de la vessie, des polypes de l’endomètre utérin ainsi qu’un lymphome multicentrique à cellules B. Compte tenu de la faible taille de notre échantillon, l’étiologie exacte de ces néoplasies n’a pu être démontrée. Cependant, l’influence de facteurs génétiques, d’un agent viral, d’un traitement insecticide de l’alimentation ou encore des facteurs environnementaux pourraient contribuer à l’émergence de ces cancers dans cette espèce. C’est la première fois que l’on rapporte des cas de néoplasies chez les grands hérissons tenrecs.

Mots clés: grand hérisson tenrec, insectivore, grand hérisson de Madagascar, néoplasie, pathologie, Setifer setosus 

Pages 398-405

INFERTILITE IDIOPATHIQUE CHEZ DEUX MALES GERENUK CAPTIFS (LITOCRANIUS WALLERI WALLERI)

Carin M. VanderKlok, D.V.M., Linda M. Penfold, Ph.D., Jessica Siegal-Willott, D.V.M., and Scott B. Citino, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M.

      Résumét:  Deux mâles adultes gerenuks(Litocranius walleri walleri) ont été depistés comme infertiles avec des caractères cliniques différents. Le premier présentait une hypoplasie unilatérale testiculaire. 8 mois après cette découverte, il a développé une atrophie dégénérative sur le testicule restant.  Le second animal avait reçu auparavant un traitement à base d’Acetate de Melengesterol (MGA) ajuté à sa nourriture pendant un an et ce dans le cadre d’une étude sur le contrôle de l’agressivité.  Les testicules de cet individu apparaissaient normaux visuellement et à la palpation. Cependant des prélèvements répétés de sa semence ont démontré un taux important de spermatozoïdes immobiles. Tous présentent la même malformation morphologique: une queue écourtée. La quantité de spermatozoïdes est en revanche normale pour cette espèce. Les concentrations en cortisol de ces deux gérénuks se tiennent dans les valeurs usuelles pour un mâle gérénuk.  L’analyse des concentrations sériques en minéraux révèle des taux considérés comme bas chez le bétail domestique. Le premier mâle présente un taux abaissé en testosterone tandis qu’il est dans les normes pour le deuxième gérénuk. On a alors rechercher une éventuelle cause endocrinologique comme des concentrations en hormone thyroidienne anormales ou une anomale de la glande surrénale. Les deux animaux concernés par cette étude avaient la même mère, pourtant une cause génétique n’est généralement pas retenue dans les cas d’infertilité.  Des investigations plus poussées concernant le MGA ainsi que les besoins en zinc alimentaire du gérénuk doivent être entreprises afin de déterminer leur influence sur la spermatogénèse et le développement testiculaire.

      Mots clés:  gerenuk, Litocranius walleri walleri, infertilité, melengesterol acetate, atrophie testiculaire, dégénérescence testiculaire.

      

Pages 406-411

ChytridiomycosE dans une collection de grenouille d’aquarium : diagnostic, traitement et maitrise

María J. Forzán, M.V.Z., Dipl. A.C.V.P. , Helen Gunn, B.Sc., and Peter Scott, M.Sc., B.V.Sc.

         Résumé:  L’introduction d’un nouveau groupe de Dendrobates dans une collection stable d’amphibiens a été suivie d’un épisode sévère de mortalité et ce aussi bien chez les grenouilles résidentes que les nouvelles arrivées. Une Chytridiomycose due à Batrachochytrium dendrobatidis, a été diagnostiquée grâce aux analyses histologiques de deux grenouilles mortes.  A la suite de cela, tous les amphibiens ont été placés dans une salle de quarantaine dédiée avec des protocoles de manipulation stricts. Ils ont tous été traités avec de l’itraconazole.  Bien que es grenouilles soient des amphibiens terrestres, elles ont été traitées par bain de 5 minutes dans une solution saline à 0,6% d’itraconazole (Sporanox™ Janssen-Cilag 10mg/ml) dilué à 0.01% . Et ce 11 jours de suite.  Les Axolotls (Ambystoma mexicanum) et les Gymnophiones (Potymotyphlus kaupii) qui sont totalement aquatiques, ont reçu de l’itraconazole directement dans leur bac à une concentration de 0.01% pendant 30 minutes tous les 5 jours 4 fois de suite.  L’itraconazole était chassé du bac au bout des 30 minutes grâce à un système actif de filtre à charbon.  Ce traitement et les mesures de quarantaine sont venus à bout de la maladie.  Dans les 18 mois suivant les quelques cas de mortalité observés chez les amphibiens n’ont pas révélé la présence histologique champignons chytrides.   La collection est considérée aujourd’hui comme saine vis-à-vis de la chytridiomycose.

     Mots clés:  Amphibien, caecilians, chytridiomycose, Angleterre, grenouille, traitement 

Pages 412-420

PANNICULITE DISSEMINEE CHEZ UN GRAND DAUPHIN TURSIOPS (TURSIOPS TRUNCATUS)SUITE A UNE INFECTION A MYCOBACTERIUM CHELONAE

Arno Wünschmann, Dr. med. vet., Dipl. A.C.V.P., Anibal Armien, Dr. med. vet., Dipl. A.C.V.P., N. Beth Harris, M.S., Ph.D., Barbara A. Brown-Elliott, M.S., M.T. (A.S.C.P.), Richard J. Wallace Jr., M.D., James Rasmussen, D.V.M. , Michelle Willette, D.V.M., and Tiffany Wolf, D.V.M.

     Résumé:  Une panniculite mycobactérienne a été diagnostiquée chez une femelle tursiops suite à des biopsies cutanées. L’autopsie a révélé un grand nombre de pyogranulomes dans le tissu grand du blubber ainsi qu’une pneumonie multifocale nécro-suppurative et une lymphadénite. De plus, cet animal présentait une scoliose sévère qui avait été repérée dès son premier mois de vie. Elle avait été traitée avec de faible dose de dexaméthasone pendant environ 19 mois dans le but de limiter la douleur liée à une spondyloarthrite. Elle a aussi reçu de l’altrogenest, un progestatif, pendant 8 ans en tant que contraceptif. Les bacilles anti-acides ont été retrouvés dans le derme mais ni dans les poumons ni dans les nœuds lymphatiques. Mycobacterium chelonae a déjà été isolée sur des échantillons de peau flottante et les ganglions lymphatiques périphériques et pulmonaires. Cette infection mycobactérienne doit faire partie du diagnostic différentiel chez les grands dauphins tursiops lors d’inflammation cutanée généralisée et en particulier si des traitements à base de stéroides ou de progestérone ont été prescrits au long court. Les deux ayant alors un effet immunosuppresseur.

Mots clés:  Grand dauphin, Tursiops truncatus, Mycobacterium chelonae, panniculite pyogranulomateuse. 

Pages 421-427

DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT CHIRUGICAL D’UNE MALFORMATION CHIARI I -LIKE CHEZ UN LION D’AFRIQUE (PANTHERA LEO)

Stephanie McCain, D.V.M., Marcy Souza, D.V.M., Ed Ramsay, D.V.M, Dipl. A.C.Z.M., Juergen Schumacher, Dr. med. vet., Dipl. A.C.Z.M., Silke Hecht, Dr.med.vet., Dipl. A.C.V.R., Dipl. E.C.V.D.I. ,and William Thomas, D.V.M., M.S., Dipl. A.C.V.I.M. (Neurology).

     Résumét:  Un mâle lion d’Afrique (Panthera leo) entier de 13 mois a présenté un épisode clinique durant 3 mois avec les symptômes suivants : léthargie,flexion ventrale de la nuque, modification de la voix et ataxie. La numération- formule et le bilan biochmique restaient dans les normes à l’exception d’une hypokaliémie (2.7 mEq/L) et une hypochlorémie(108 mEq/L).  Une supplémentation orale en gluconate de potassium n’a pas apporté d’amélioration. De fait, un scanner du cerveau et du crâne a été réalisé sans modification pathologique. Cependant une IRM a mis en évidence un épaississement de l’os occipital un accroissement de la fosse crâniale caudale avec compression et hernie cérébelleuse ainsi qu’une syringohydromyelie cervicale qui évoque une malformation Chiari I-like. On a réalisé une décompression du foramen magnum afin de soulager le cervelet.  L’animal s’est rétabli avec une diminution notable des signes cliniques.  L’hypovitaminosis A a déjà été évoquée comme facteur étiologique sous jacent à cette malformation chez des lions souffrant des mêmes signes cliniques . Dans le cas de ce lion, la concentration en vitamine A du sérum et du foie étaient effectivement basses(100 ng/ml and 25.31 μg/g, respectively) comparées à celles des carnivores domestiques ce qui suggère bien une hypovitaminose A comme cause sous jacente à la malformation Chiari I-like malformation de cet animal.

     Mots clés:  craniectomie, chiari-like, hypovitaminose A, lion, Panthera leo. 

Pages 428-437

PROVENTRICULITE MYCOSIQUE CHEZ DES PERDRIX GRISES (PERDIX PERDIX) DANS DEUX ELEVAGES.

Désirée S. Jansson, D.V.M., Caroline Bröjer, D.V.M., M.Sc., Roland Mattsson, Ricardo Feinstein, D.V.M., Ph.D., Torsten Mörner, D.V.M., Ph.D., and Carl Hård af Segerstad, D.V.M., Ph.D.

     Résumé:  On a diagnostiqué une proventriculite et une maladie respiratoire chronique dans deux groupes de perdrix grises (Perdix perdix) et ce dans deux élevages suédois sans relation. Les oiseaux atteints étaient en mauvaise condition, présentaient des signes respiratoires et un taux de mortalité dans chaque élevage de respectivement 50 et 98%. Les lésions de proventriculite ressemblaient beaucoup à des organismes indiscernables au microscope d’une levure ascomycète Macrorhabdus (M.) ornithogaster (anciennement dénommée ‘megabacterium’). A l’autopsie, les proventricules étaient oedématisés et hyperémiques et un mucus visqueux adhérait à la muqueuse. On a diagnostiqué courament des hémorragies dans les ventricules et un oiseau présentait une rupture du proventricule et une péritonite. Microscopiquement, on retrouve des proventriculites lymphoplasmocytaires moyennes à sévère voir chroniques. On observe aussi des microabcès, des métaplasies épithéliales nécrotiques necrosis, des membranes de koilin rompues, des ulcères, et des hémorragies. L’examen au microscope électronique à transmission de ces microoragnismes a révèlé la structure suivante : un noyau fixé à la membrane cellulaire, des vacuoles, des ribosomes, des microtubules parallèles, et une paroi cellulaire à deux couches mais pas de mitochondrie. L’examen au microscope électronique de l’épithélium du proventricule démontre de grandes quantités d’organismes avec des compressions occasionnelles selon une disposition parralèle. La plupart de ces oiseaux souffraient aussi de surinfections bactériennes respiratoires et de candidoses gastrointestinales. Le schéma clinique et les lésions macro et microscopiques du ventricule rappelle ceux rencontrés chez les passereaux et psittacidés domestiques atteints par une infection à M. ornithogaster-like. Il existe une différence avec les cas précédements publiés concernant des affections naturelles et expérimentales menées sur des poulets chez lesquels les signes cliniques et les lésions étaient considérablement moins sévères. Les découvertes rapportées par cet article suggère que les proventriculites auparavant attribuées à M. ornithogaster, peuvent n’être qu’une sévère mais éventuelle affection opportuniste, bien que peu courantes en tant que pathologie chez les perdrix grises d’élevage.

      Mots clés: élevage, perdrix grise, Macrorhabdus ornithogaster, megabacterium, Perdix perdix, proventriculite 

Pages 438-444

PERFUSION INTRAVEINEUSE REGIONALE COMME TRAITEMENT DES INFECTIONS DU MEMBRE POSTERIEUR: ETUDE DE DEUX CAS.

Christine V. Fiorello, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.Z.M., Janet Beagley, D.V.M., M.S., and Scott B. Citino, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M.

    Résumé:  la perfusion intraveineuse regionale est une technique courante pour traiter les affections des extrémités chez l’Homme et les chevaux. Cela présente l’avantage de faire parvenir de hautes concentrations d’antibiotique dans les tissus infectés. Cette technique a été utilisée pour traiter des infections mixtes et profondes évoluant dans es os et les articulations chez un wallaby bicolore et un petit koudou. Dans les deux cas, les infections étaient sévères et considérées comme possiblement létales. Une amputation étant jugée impossible, un traitement antibiotique systémique entrepris s’est révèlé inefficace et le deux animaux en souffrance montraient des signes d’infections systémiques. Chez le wallaby, des traitements quotidiens à l’ imipenem pendant 5 jours ont conduit à un retour à une fonction normale du membre en un mois.  Chez le petit koudou, 4 traitements combinants ampicilline/sulbactam suivi d’enrofloxacine ont été administrés tous les deux jours suivis de deux traitements ampicilline/sulbactam seuls. Deux semaines plus tard.  La résolution de ces cas est survenue en moins de deux mois.  Le seul effet secondaire rapporté sera une phlébite chez le koudou qui a été traité avec un traitement conservatoire. La guérison a été rapide dans les deux cas et ce après deux traitements intraveineux régionaux. Cet article démontre l’efficacité et la flexibilité de la perfusion intraveineuse régionale pour le traitement d’infections sévères des doigts des espèces sauvages.

    Mots clés: infections anaérobique, infections des doigts, perfusion intraveineuse régionale, koudou, ostéomyélite, wallaby 

Pages 445-449

Infection concommitante A Ranavirus, Batrachochytrium dendrobatidis, et Aeromonas dans une colonie captive d’anoures

Debra L. Miller, D.V.M., Ph.D., Sreekumari Rajeev, B.V.Sc., Ph.D., Dipl. A.C.V.M., Milagros Brookins, D.V.M., Jeff Cook, LisaWhittington, B.S., H.T., and Charles A. Baldwin, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.M.

      Résumé:  4 espèces d’anoures captifs (Dendrobates auratus, Phyllobates terribilis, Pyxicephalus adspersus, and Rhacophorus dennysi) avec une histoire clinique faisant état de léthargie et d’anorexie ont été retrouvées mortes et ont subies des autopsies. Des lésions macroscopiques révèlaient des taches irrégulières de peau en mue et de rares ulcérations dermiques.  Les découvertes histologiques comprenaient une prolifération épidermique notamment prononcée au niveau des doigts ainsi que des organismes chytrides intracytoplasmiques. Des bactéries ont été fréquement retrouvées sur les lésions épidermiques. Les corps d’inclusion cytoplasmique ont aussi été trouvés dans les hépatocytes. Les résultats de PCR en temps réel de terrain sont ressortis positifs  à al fois pour Ranavirus et Batrachochytrium dendrobatidis (Bd). La culture bactérienne des organes internes mit en évidence des Aeromonas hydrophila.  C’est le premier cas rapporté d’infections concommitente chez les anoures pour lRanavirus and Bd, et A. hydrophila

   Mots clés :  Aeromonas hydrophila, Anoures, Batrachochytrium dendrobatidis, infection concommitente, Ranavirus 

Pages 450-454

DECOUVERTE MOLECULAIRE D’HISTOPLASMOSE CHEZ DEUX PANTHERES DES NEIGES CAPTIVES (Uncia uncia)

DAVID ESPINOSA-AVILÉS, MARIA LUCIA TAYLOR, MARIA DEL ROCIO REYES-MONTES, and ARMANDO PÉREZ-TORREZ

      Résumé: Cet article rapporte deux cas d’histoplamoses disséminées chez deux panthères de neiges(Uncia uncia). L’Histoplasmose a été diagnostiqué grâce aux découvertes histopathologiques, immunochimiques, à la microscopie électronique à transmission et aux tests moléculaires.  

Pages 455-459

SUB-OCCIPITALE CRANIECTOMIE SUB-OCCIPITALE CHEZ UN LION (Panthera leo) PRESENTANT UNE MALFORMATION DE L’OS OCCIPITAL ET UNE HYPOVITAMINOSIS A

Merav H Shamir, D.V.M., Dipl E.C.V.N., Yael Shilo, D.V.M., Alon Friedman, M.D., Ph.D., Orit Chai, D.V.M., Ram Reifen, M.D., M.Sc., and Limor Miara, D.V.M .

      Résumé:  des dysfonctions neurologiques alliés à des malformations du crâne et des vertèbres cervicales ont été décrites précédemment dans la population des lions captifs à travers le monde. Elles ont souvent été mises en relation avec une carence en vitamine A. Le diagnostic de cette malformation osseuses et de ses effets sur le tissu nerveux se limitait jusqu’à récemment à l’examen post-mortem avec notamment l’épaississement des os de la voûte du crâne, l’hernie cérébelleuse, la compression du foramen magnum et l’élargissement des ventricules latéraux. Chez quelques individus présentant des signes neurologiques modérés, une amélioration clinique a été notée suite à une supplémentation en vitamine A dans l’alimentation. Cependant, le diagnostic définitif n’était possible qu’à la mort des animaux. Cet article documente les aspects du diagnostic ante-mortem de la maladie grâce à l’imagerie médicale et les biopsies hépatiques. Tandis que les traitements conservatoires ne conduisent qu’à un échec thérapeutique, la craniectomie de l’os occipitale épaissie a prouvé son efficacité pour traiter les lions les plus sévèrement touchés.

      Mots clés: craniectomie, hypovitaminose A, lion, Panthera leo, ataxie.   

Pages 460-463

HEMATOLOGIE DE LA TORTUE PASCAGOULA (GRAPTEMYS GIBBONSI) ET DE LA TORTUE BOITE DU SUD-EST ASIATIQUE (CUORA AMBOINENSIS)

David Perpiñán, L.V., M.S., Sonia M. Hernandez-Divers, D.V.M., Dipl. A.C.Z.M., Kenneth S. Latimer, D.V.M., Ph.D., Dipl. A.C.V.P., Thomas Akre, Ph.D., Chris Hagen, Kurt A. Buhlmann, and Stephen J. Hernandez-Divers, B.Vet.Med., Dipl. A.C.Z.M.

    Résumé:  Les populations de tortues diminuent dramatiquement avec la réduction de leur habitat naturel et le braconnage pour la revente sur les marchés de viande et d’animaux de compagnie. Cette étude essaie de déterminer les valeurs hématologiques de deux espèces de tortues afin d’établir le profit sanitaire des populations captives et sauvages. Des échantillons sanguins ont été collectés sur 12 individus appartenant à l’espèce Pascagoula (Graptemys gibbonsi) et sur 7 individus de l’espèce (Cuora amboinensis). Ces deux populations sont issues des collections du River Ecology Laboratory (South Carolina, USA). Les données hématologiques incluent l’hématocrite, le total cellulaire, le décompte des érythrocytes, des leucocytes et la numération différentielle et proportionnelle de ces leucocytes. On a découvert une hématocrite basse et une basophilie élevée pour les deux espèces. Les basophiles étaient majoritaires chez les globules blancs des Pascagoulas (moyenne = 0.80 × 109/L), tandis que chez la tortue, les hétérophiles dominent (moyenne = 2.06 × 109/L).

     Mots clés: Cuora amboinensis, Graptemys gibbonsi, hematologie, Pascagoula map turtle, reptile, tortue boîte d’asie du sud-est. 

Pages 464-467

RUPTURE URETRALE COMPLIQUEE ET URETHROSTOMIE SCROTALE CHEZ UN BONGO (Tragelaphus eurycerus isaaci)

Laura Fresno D.V.M., Ph.D., Jesús Fernández-Morán D.V.M., Ph.D., Hugo Fernández-Bellon D.V.M., Anna Andaluz D.V.M., Ph.D., Félix García-Arnas D.V.M., Ph.D.

      Résumé:  un mâle bongo âgé de 4 ans et pesant 300 kg a presenté un écoulement intermittent sur la peau de l’abdomen dans la zone pénienne qui a été ensuite diagnostiqué comme une rupture urétrale possible. Un premier traitement incluant une antibiothérapie large spectre et un parage chirurgical large a été tenté sans succès. Une résection totale du prépuce et une amputation partielle du pénis avec castration a ensuite été pratiquée et a permis la reprise d’une miction normale. Enfin, une fois la lésion abdominale cicatrisée, une urètrostomie scrotale permanente a été réalisée. La cicatrisation complète par seconde intention s’est efectuée en deux mois après la chirurgie. Bien que l’issu de ce cas soit favorable, l’étendue et la sévérité des dommages tissulaires aurait due conduire à une urètrostomie définitive en première intention compte tenu du diagnostic de rupture urétrale. Cela aurait permis d’éviter la détérioration de l’état général et le recours à une chirugie extensive.

     Mots clés: Bongo, necrose fascia, amputation pénienne, urétrostomie scrotale , Tragelaphus eurycerus isaaci, rupture urétrale. 

Pages 468-471

HEMILAMINECTOMIE LOMBAIRE CONTINUE SUR UNE MALADIE DISCLAE INTERVERTEBALE CHEZ UN TIGRE DE L’AMOUR (PANTHERA TIGRIS ALTAICA)

Thomas Flegel, M.S., Dr. med vet, Dipl. A.C.V.I.M. (Neurology), Dipl. E.C.V.N., Peter Böttcher, Dr. med. vet., Dipl. E.C.V.S., Michaele Alef, Dr. med vet., habil., Dipl. E.C.V.A., Ingmar Kiefer, Dr. med. vet., Eberhard Ludewig, Dr. med. vet., Dipl. E.C.V.D.I., Jens Thielebein, Vera Grevel, Dr. med. vet., habil. Dipl. E.C.V.S.

        Résumé:  un tigre de Sibérie de 13 ans (Panthera tigris altaica) a présenté un épisode de paraplégie aiguë. L’imagerie de la colonne vertébrale comprenant des radiographies, une myélographie et un scanner, le tout sous anesthésie générale, a révélé une compression médullaire latéralisée entre les espaces intervertébraux  L4-L5. Et ce causé par l’extrusion du disque intervertébral. Cela s’accompagnait d’une hémorragie épidurale étendue entre L3 et L6. De fait, on a pratiqué une hémilaminectomie complète de L3 à L6 ce qui a permis de lever la compression médullaire. Le tigre était ambulatoire 10 jours après la chirurgie. Ce cas démontre l’intérêt de cette technique de décompression médullaire malgré les risques d’instabilité spinale aux implications cliniques sévères après ce type de chirurgie extensive. 

      Mots clés: hémilaminectomie continue, maladie du disque intervertébral, tigre de Sibérie, Panthera tigris altaica 

Pages 472-475

CHIMIOTHERAPIE ET RADIOTHERAPIE DANS LE TRAITEMENT D’UN YMPHOME CUTANE CHEZ UN COUSCOUS TERRESTRE(PHALANGER GYMNOTIS)

Andrea L. Goodnight, D.V.M., C. Guillermo Couto, D.V.M., Dipl. A.C.V.I.M., Eric Green, D.V.M., Dipl. A.C.V.R., Michael Barrie, D.V.M., and Gwen Myers, D.V.M.

     Résumé:  Une femelle couscous terrestre (Phalanger gymnotis )de 15 ans a présenté une lésion ulcérée isolée atone sur le thorax. Une analyse histopathologique et une immunohistobiochimie ont confirmé le diagnostic de lymphome cutané à cellules T aux marges d’excision. Une chimiothérapie orale avec de la lomustine a permis une rémission clinique durant 255 jours et ce sans toxicité notable. Une récidive tumorale a ensuite été traitée par radiothérapie permettant une nouvelle rémission de120 jours. A la suite de cela, la tumeur a métastasé loin du site initial et cela a conduit à l’euthanasie de l’animal. Une légère perte d’appétit au début de l’évolution pathologique était le seul symptôme rapporté et a perduré tout au long du traitement. La chimiothérapie orale et la radiothérapie adjuvante furent de bonnes options thérapeutiques dans le cas de ce couscous terrestre et doit être envisagé lors de néoplasie chez des espèces exotiques ou sauvages.

     Mots clés: lomustine, lymphome cutané, couscous terrestre,Phalanger gymnotis, radiothérapie 

Pages 476-479

LAPAROTOMIE MULTIPLE COMME TRAITMENT D’UNE PERITONITE SEPTIQUE CHEZ UN ORANG UTAN DE BORNEO (PONGO PYGMAEUS PYGMAEUS)

Patrick J. Pollock, B.V.M.S., Cert. E.S.(Soft Tissue), Dipl. E.C.V.S., M.R.C.V.S., Ronan Doyle, M.V.B., Cert S.A.S., Dipl. E.C.V.S., M.R.C.V.S., Emma Tobin, M.V.B., M.V.M., Dipl. E.C.V.D.I., Kate Davison, B.VSc., Cert. V.A., M.R.C.V.S., and John. Bainbridge, M.V.B., Cert. S.A.D.

Résumé: Une femelle orang utan (Pongo pygmaeus pygmaeus) de Bornéo de 9 ans a présenté un épisode clinique de 48 heures avec les symptômes suivants : dépression, léthargie, anorexie et diarrhée mucoïde. Les examens clinique, radiographique et échographique ont révèlé la présence d’anses intestinales distendues, d’adhérence intestinale et de gaz dans l’abdomen. Lors d’une laparotomie exploratoire, on a trouvé une péritonite fibropurulente diffuse consécutive à la rupture d’un abcès du bassin. Et ce avec des adhérences abdominales multiples. L’abdomen The abdomen a été rincé was minutieusement , les débris nécrotiques et la coque de l’abcès ont été retirés et les adhérences rompues.  L’orang utan a été maintenu sous sédation pendant 48 heures afin de permettre des soins intensifs. Six mois plus tard, les mêmes symptômes cliniques sont réapparus et l’échographie a diagnostiqué un nouvel abcès pelvien. On a répété la même procédure an y ajoutant une hystérectomie. Cet article est le premier à évoquer un management sur le long terme d’une procédure chirurgicale suite à une péritonite septique consécutive à une abcédation abdominale chez un grand singe.

       Mots clés: orang utan de Bornéo, laparotomie, peritonite, Pongo pygmaeus pygmaeus. 

Pages 480-487

EVALUATION DE L’ASSOCIATION BUTORPHANOL, AZAPERONE, ET MEDETOMIDINE EN INTRAMUSCULAIRE AINSI QUE L’APPORT D’OXYGENE NASAL COMME METHODE D’IMMOBILISATION CHIMIQUE CHEZ LE CERF DE VIRGINIE ( ODOCOILEUS VIRGINIANUS)

Patrice M. Mich, D.V.M, Dipl A.B.V.P., Lisa L. Wolfe, M.S., D.V.M, Tracey M. Sirochman, B.S., Michael A. Sirochman, B.S., Tracy R. Davis, B.S., William R. Lance, D.V.M, Ph.D., Dipl A.C.Z.M., Michael W. Miller, D.V.M, Ph.D.

   Résumé:  L’immobilisation chimique de la faune sauvage utilise souvent des opioïdes et des cyclo-hexamines. Ces substances posent problème quant à leur stockage, leur conditionnement et leur protocole d’enregistrement.  Un protocole de sédation alternatif associant la combinaison butorphanol, azapérone et médétomidine ( BAM)(0.43 mg/kg butorphanol, 0.36 mg/kg azapérone, 0.14 mg/kg médétomidine) est testé.  Le risque principal lors de la sédation de la faune sauvage est l’hypoxémie et ce quelque soit la molécule employée. C’est d’autant plus vrai avec les alpha 2 agonistes comme la médétomidine à cause de leur effet vasoconstrictif.  Dans le cadre de cette étude, la combinaison BAM a été évaluée comme méthode d’immobilisation chimique chez le cerf de Virginie. De plus, on a mesuré des paramètres physiologiques tels que la saturation en oxygène par oxymétrie et la mesure des gaz du sang et ce avec ou sans insufflation nasale d’oxygène sous 3L /mn. Le mélange BAM a conduit à un niveau de sédation en décubitus latéral avec en moyenne un temps d’induction de 9.8 +/- 3.6 minutes. Tous les cerfs se sont réveillés doucement en 5 à 20 minutes à la suite de l’antagonisation avec un mélange naltrexone, atipamazole, et tolazoline (NAT) administré par voie intramusculaire.  Cliniquement, on a observé une baisse de la PaO2 et la SpO2 chez les animaux ne recevant pas de supplémentation en oxygène. Dans le même temps, ceux supplémentés ont vu ces mêmes paramètres significativement.  L’oxymétrie pulsée mesurée sous ce protocole ne s’st pas révélè être une indicateur fiable pour suivre la saturation en oxygène.  Dans cette étude, on aurait pu s’attendre à ce que les facteurs comme l’altitude, le décubitus, l’hypoventilation, les effets spécifiques du butorphanol et de la médétomidine ainsi que les modifications pulmonaires induit par l’ alpha 2 agoniste–induced pulmonary aient contribué à l’installation d’une hypoxémie.  Pourtant, tous les cerfs de Virginie capturés avec ce protocole BAM/NAT ont été parfaitement anesthésiés et réveillés. Comme  l’hypoxémie significative causée par le mélange BAM n’est pas correctement suivie par l‘oxymétrie pulsatile, il est recommandé d’effectuer supplémentation en oxygène.

     Mots clés:   azapérone, butorphanol, médétomidine, Odocoileus virginianus, oxygénation, cerf de Virginie 

Pages 488-492

INFECTION AU NEMATODE MERMITHIDE AU SEIN D’UNE COLONIE DE  CRIQUETS A AILES BLEUES (TROPIDACRIS COLLARIS).

Lydia M. Attard, B.Sc., Ramon A. Carreno, Ph.D., Jean A. Paré, D.V.M., D.V.Sc., Dipl. A.C.Z.M., Andrew S. Peregrine, B.V.M.S., Ph.D., D.V.M., Dipl. E.V.P.C., Christopher J. Dutton, B.Sc., B.V.Sc, M.Sc., Dipl. A.C.Z.M., and Thomas R. Mason, B.Sc.

     Résumé:  Une hécatombe s’est produite dans une colonie de criquets à ailes bleues (Tropidacris collaris) du zoo de Toronto. Un quart de la colonie est mort dans l’année à la suite d’une infection vermiforme initiallement attribuée à des nématomorphes. Mais finalement ce sont des vers nématodes appartenant à la famille des Mermithidae, genre Mermis. La mortalité n’a pas été stoppé et la population de criquet a chuté de moitié au cours des années suivantes. Le larves de Mermithides se développent dans l’hémocoele des nsectes jusqu’à ce qu’ils parviennent à sortir de l’exosquelette. Des preuves circonstaciées suggèrent que les parasites ont été introduits par des feuillages de framboisiers contaminés par des œufs de mermithides.

     Mots clés: Mermis, Mermithidae, nématodes, criquet, Tropidacris collaris. 

Pages 493-495

ANALYSE DES KITS ELISA ENTAMOEBA HISTOLYTICA POUR LA DETECTION DE ENTAMOEBA INVADENS CEZ LES REPTILES

Laurie A. Brewer, D.V.M., Ph. D.,  Mary C. Denver, D.V.M., Meredith Whitney, M.S., Daniel J. Eichinger, Ph.D.

    Résumé:  Entamoeba invadens est un agent pathogène pour de nombreuses espèces de reptiles et a causé de sévères pertes dans les zoos et d’autres établissements à travers le monde. L’infection peut être difficile à diagnostiquer et à différentier des autres Entamoeba touchant les reptiles. Le but de cette étude était d’établir si les kits développés pour Entamoeba histolytica pathogène pour l’homme pouvaient être utilisés pour détecter E. invadens chez les reptiles du zoo du  Maryland. Le test Elisa Entamoeba histolytica antigène II (Techlab®, Blacksburg, VA, 24060, USA) et le test ProSpecT® Entamoeba histolytica (Remel Inc., Lenexa, KS, 66215, USA) ne réagissent pas avec des cultures E. invadens tests ou des échantillons fécaux issus de plusieurs reptiles. Ce qui démontre la nécessité de développer un test sensible et spécifique pour E. invadens.  

     Mots clés:  amebiase, ELISA, Entamoeba invadens, Entamoeba histolytica, reptiles

Location

581705 White Oak Road
Yulee, FL 32097 USA

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